Des choix que l’on fait ou comment se brouiller avec la moitié du monde #1

A partir du moment où on choisit d’avoir un enfant, on se retrouve devant une multitude de décisions à prendre, de mauvais ou de bons choix possibles. Décider de devenir mère est déjà un bon exemple. Si vous ne voulez pas d’enfants vous n’êtes qu’une égoïste qui ne pensez qu’à vous amuser. Où en serait l’humanité s’il n’y avait que des gens comme vous? Mais si vous voulez des enfants alors vous n’êtes qu’une égoïste car quelle cruauté de faire naître un petit humain dans le monde actuel! Bref, quoique vous fassiez vous faites erreur, alors autant faire ce que vous voulez!

Donc vous êtes enceinte. Est-ce que vous voulez connaître le sexe? Comment on va l’appeler (faut décider pour le -ou les- prénoms et le nom de famille)? Où voulez vous accoucher? La péridurale? Sein ou biberon? Rééducation périnéale par une sage femme ou un kiné? … Peu importe vos choix, vous aurez forcément tort pour la moitié des gens (je dis ‘moitié’ mais c’est pas mathématique). La bonne nouvelle, c’est que vous aurez raison pour l’autre moitié. C’est toujours cette histoire de verre plein ou vide. Et puis perfois on fait des choix et la vie (ou le bébé) en décide autrement. C’est plus ou moins facile à avaler, surtout si on avait opté pour un accouchement à l’hôpital avec péri et qu’on se retrouve les quatre fers en l’air dans la voiture parce que votre progéniture est pressé (rassurez vous, ça n’a pas été mon cas). Il reste que toutes ces décisions sont anxiogènes pour des futurs parents tant on a l’impression qu’elles sont immuables (un prénom c’est pour la vie). Ajoutez une pincée d’hormones de grossesse et vous aurez des parents complétement paniqués avant même que bébé n’ait pointé le bout de son orteil.

Je ne dis pas que c’est forcément facile quand on est célibataire. Je sais bien qu’on a aussi des choix cornéliens à faire. Cet été, est-ce que je vais danser toutes les nuits à Ibiza ou faire du cul nu au Cap D’Agde? Est-ce qu’on fait resto-ciné ou ciné-resto? Quand je me lève à midi le dimanche, est-ce que je prends un petit déjeuner ou un déjeuner? …. D’accord je caricature mais sachez que ce n’est que de la jalousie!

En tant que jeunes (futurs) parents on est souvent désemparés face à la multitude d’options. Mais au fond, comme il n’y a pas de bon et de mauvais choix (il y en a quand même des peu recommandables comme accoucher à domicile de quadruplés) autant faire ce qui nous correspond!

Tout ce blabla pour me plaindre un peu de la dure vie de parents. Et aussi pour vous dire que j’avais très envie de vous raconter la façon dont nous fonctionnons à la maison. Que c’est juste pour partager mais en aucun cas pour convaincre.

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* J’allaite. La question sein ou biberon est surement la plus polémique. Avant d’être mère je ne voulais pas donner le seins et m’imaginait biberonnante. Pour moi les seins étaient trop sexualisés et j’avais peur de la confusion. En vérité l’allaitement a été tellement physiquement douloureux au départ que cette peur était absurde. D’autre part je voulais que le papa puisse créer un lien avec l’enfant  surtout que pendant  neuf mois  c’est la maman qui le porte (et qu’il puisse bien sûr profiter des collations de nuit). Il s’avère que Papa Breizh s’en tape un peu de donner les biberons. Face aux regard énamouré de Bébé Putois qui suçotait le silicone, je l’ai vu parfois préférer la télé. Son lien avec son fils, il l’a tissé en faisant tout le reste. J’ai changé d’avis pendant la grossesse. Le discours moralisateur sur ‘le lait maternel est ce qu’il y a de meilleur pour votre enfant‘ avait fini par m’atteindre. Mais surtout, et ça c’est une meilleure raison, je crois qu’après neuf mois dans mon ventre, j’avais encore besoin d’un lien corporel avec mon tout petit. Si j’avais su … Clairement les débuts ont été horribles. D’ailleurs entre les douleurs de l’allaitement et les pleurs du soir  qui tous les deux sont ‘normaux‘ selon les spécialistes, je me demande comment l’espèce humaine a survécu. Au bout de trois semaines et demi on est passé au mixte. Je peux dire que le biberon a sauvé mon allaitement (et peut-être même moi et mon bébé car l’un de nous deux aurait fini par passer par la fenêtre). Depuis nous sommes repassés en allaitement quasiment exclusif. (Pas de lait artificiel la semaine dernière, 30 ml celle d’avant, 120ml la précédente, 20 ml encore avant…. vous vous en fichez surement mais moi ça m’encourage de le noter.) Si l’allaitement est un choix au départ il faut une sacré volonté pour tenir. Aujourd’hui encore je ne sais pas combien de temps ça va durer. Je pensais qu’avec la reprise du travail il y aurait sevrage et que j’aurais enfin un peu plus de liberté. Mais on a tellement galéré pour revenir à l’allaitement quasi exclusif que j’ai pas envie de m’arrêter. Papa Breizh n’a peut-être pas tort quand il dit que j’ai besoin de l’allaitement. Mais même si je n’arrive pas à lâcher ça reste une grosse source inquiétudes et de doutes. Est-ce que ma lactation va se maintenir avec la reprise du travail? Quatre semaines de reprise et je vois déjà les quantités tirées baisser. Petit Putois s’agite au sein les derniers jours du coup je me demande si j’ai suffisamment de lait ou s’il préfère le débit du biberon chez Nounou. Il y a quelques jours encore j’ai regardé sur le net si quatre tétées par jour  à quatre mois était une fréquence suffisante… bref, je suis une maman flippée (mais pas ça ce n’est pas un choix).

* Côté sommeil Bébé Putois dort tout seul dans sa chambre dans son lit à barreaux. Il a un matelas ergonomique Bibed conseillé par l’ostéo (normal c’est lui qui l’a conçu). A la maternité les sage femmes m’ont encouragée à dormir avec lui dans le lit. On a donc cododoté les premiers nuits, enfin plus ‘co’ que ‘dodoté’. De retour à la maison, Petit Putois dormait dans un joli couffin en osier posé entre nous deux dans le lit. Au bout de deux semaines et demi, il est allé dans sa chambre. Papa Breizh reste encore traumatisé par cette expérience de cododo. Les nuits étaient très difficiles et il mettait des heures à s’endormir. Une fois dans sa chambre, je continuais à le ramener dans notre lit pour les casse-croûtes nocturnes mais on dormait plus sereinement entre temps. Et puis tout de même, nous avions déménagé moins d’une semaine avant son arrivée afin qu’il est une chambre pour lui, il fallait bien qu’il en profite!

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Comme il s’avère que cet article est bien long, je m’arrête là pour la première partie et reviens très vite pour la suite ^^

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8 réflexions sur “Des choix que l’on fait ou comment se brouiller avec la moitié du monde #1

  1. Pour ce qui est de faire dormir bébé dans notre chambre … on a tenu un mois … de calvaire … bébé était tellement bruyant, que j’allais ds sa chambre l’allaiter pour laisser le papa récupérer XD

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    • Ah je comprends, un bébé ça fait du bruit. Ce qui est très mignon … sauf quand tu veux dormir.
      De toutes façons j’ai l’impression qu’avec bébé à côté tu n’es jamais dans un sommeil profond profond, tu es toujours dans un état de vigilance et du coup tu te microréveille tout le temps.

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      • C’est ça!
        Déjà même quand il est dans sa chambre, on a plus un sommeil tranquille avec un bébé, mais quand il est dans notre chambre, on sursaute au moindre gémissement/craquement/reniflage …

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