De la faille temporelle ou gagner du temps avec l’allaitement

L’autre matin matin, Bébé Putois se réveille et donc nous réveille (la générosité des bébés). Je me tourne vers le réveil et ouvre un œil : 6h34. Ça y est, il commence à prendre le rythme de maman qui travaille. Sauf que maman ne travaille qu’à mi-temps alors elle aurait apprécié quelques heures de sommeil en plus. Mais le travail à temps partiel est un concept qui dépasse les nourrissons, tout comme le concept de weekend d’ailleurs.

Ses petits cris sont légers, peut-être va-t-il se rendormir (ou se lever seul et aller nous acheter des croissants)? Je vais quand même le voir. Il est encore à moitié endormi. Je décide de privilégier la moitié éveillée et de ne pas repartir en douce dans mon lit chaud. Après tout c’est le rythme Nounou de se réveiller si tôt.

Je m’installe avec Bébé Putois tout contre moi et il tète goulument. Je savoure ces instants de symbiose mère-bébé en le couvant amoureusement de mon regard pendant un long moment … En vérité, je comate les yeux à moitié ouverts (ou à moitié fermés si on est du côté des pessimistes). Je me dit qu’il est bien crasseux car il est morveux en ce moment et ces yeux sont pleins de crottes. Y a aussi un truc bizarre sur le canapé. Je mets le doigt dessus. C’est du vomi de chat. Beurk! Mais sec, un peu moins beurk du coup (n’empêche que je traite mon doigt comme un pestiféré à partir de maintenant).

Bref, après ce bel instant de tendresse maternelle je me décide à allumer ma liseuse. Il faut quand même savoir qu’hier l’héroïne de mon livre a eu un accident de voiture, il serait temps de voir si elle y réchappe. S’il y a une chose que j’ai appréciée dans les tétées de nuits, c’est bien de pouvoir lire tranquillement.

Je regarde l’heure sur la liseuse. Je sais bien qu’il ne faut pas allaiter montre en main mais je ne peux pas m’en empêcher. J’ai besoin d’être sure qu’il tète au moins pendant les fameuses dix minutes où il est censé prendre ce qu’il lui faut. 5h19. Pardon? C’est plus trop l’horaire de maman travaille ça! Bon, vu que ma liseuse bugge parfois, je ne m’y fie pas trop. On verra bien tout à l’heure en retournant au lit (non sans avoir oublié de désinfecté au chalumeau le doigt pestiféré de vomi).

De retour dans la chambre, le verdict tombe : 5h46 ! Il n’y a qu’une explication possible : celle de la faille temporelle. A la critique disant que l’allaitement prend plus de temps que le biberon, les pro allaitement rétorquent que non car il n’est nul besoin de préparer les biberons, de les laver, d’attendre qu’ils sèchent sous une brise de printemps et de les stériliser. S’ils parlaient des failles temporelles ils feraient peut-être plus d’adeptes !

Calin&RisetteFailleTemporelle

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