De la recherche de la nounou parfaite : Acte 1 « Oui mais on voudrait mieux une crèche »

Vous trouverez que la première partie du titre reflète surement des exigences un peu présomptueuses (et carrément des fantasmes délirants quant à la seconde partie…). Mais sachez que Bébé Putois est un enfant parfait. Cela fait automatiquement de nous des parents parfaits. Il est donc légitime qu’en toute suite logique nous souhaitions le confier à une parfaite assistante maternelle. Ce postulat étant établi, nous pouvons continuer.

J’avais déjà évoqué brièvement dans Des choix que l’on fait notre périple pour trouver un mode de garde. Mais il faut bien que je m’entraine à me répéter pour plus tard. « On ne tire pas sur la queue du chat! …. On ne tire pas sur la queue du chat!….On ne tire pas…trop tard! » J’avais aussi dit que notre marathon de rencontres de nounous mériterait un billet à lui seul (y en aura même plusieurs vu ma bavarditude). De plus, les lectures récentes des articles chez Choupi-chat, Papa-chat, la vie et moi  et chez Un énième blog de maman m’ont motivée à me mettre derrière mon ordinateur.

Donc on voulait envoyer Putois en crèche. Pour des questions financières, parce qu’une crèche n’est jamais malade, parce qu’il y a plein de personnels différents et donc pas de risque que Bébé aime une autre plus que sa maman, pas de risque non plus d’avoir quelqu’un qui délaisse ou maltraite votre enfant une fois la porte fermée et enfin parce que dans une crèche, il y a plein d’enfants et que c’est chouette pour jouer. J’avais dans l’idée qu’obtenir une place en crèche était comme la quête du Saint Graal. Je comptais un peu sur la tendance qu’a la vie parfois de faire que tout s’arrange. Du coup je trainais. D’accord, c’était surtout de la flemme et du découragement par anticipation. Je n’avais aucune idée des démarches à faire mais dans ma tête il fallait :
1. Recenser toutes les crèches de la ville
2. Les appeler une à une pour quémander une petite place
3. S’entendre dire :  » 2015? Vous êtes complétement fous et complétement indignes d’être parents (on va de ce pas alerter les services sociaux). On a une place pour janvier 2050 (sur la liste d’attente complémentaire). »
Bref, je n’étais pas pressée de me lancer. Faut dire aussi qu’on avait prévu de déménager mais on ne savait pas encore dans quel quartier, ce qui ne facilite pas la recherche de crèche.

Vers le cinq ou sixième mois de grossesse, nous recevons une invitation de la ville pour assister à une réunion d’information concernant les futurs parents. Y étaient présents des représentants de la commune, de la CPAM, de la CAF et de la PMI. Et chacun de nous faire un petit topo sur le déchiffrage d’acronymes : RAM, PAJE, CLCA… En plus d’y avoir moult brochures, on y apprend que pour s’inscrire en crèche il suffit de faire un dossier dans un relais petite enfance (et hop voilà la brochure).
«  Quoi vous ne l’avez pas encore fait? S’offusque la dame du relais en question.
– En même temps la réunion qui nous explique comment faire était il y a cinq minutes ….
– Et c’est pour une garde à partir de quand?
– Février.
– Février de toutes façons, il n’y a pas de place à moins d’un déménagement. Les places sont plutôt en septembre, quand les plus grands vont à l’école.
( – Merde, on aurait mieux dû calculer notre date de conception…)
– Venez demain matin pour l’inscription (avec les photocopies de vos quinze derniers bulletins de salaires, les avis d’impositions de vos grands parents et douze lettres de recommandation manuscrites)
– Euh, mais demain on travaille! »
Avoir une place en crèche n’est visiblement pas fait pour les parents qui travaillent, ni pour ceux qui ont des relations sexuelles n’importe quand dans l’année! La bonne nouvelle c’est qu’elle ne nous a pas dénoncés aux services sociaux.
J’effectue notre inscription trois jours plus tard et on me conseille de chercher une assistante maternelle  » au cas où …. « . Du coup direction le Relais D’Assistantes Maternelles (RAM) où on se gausse :  » Pour février? Revenez donc en décembre. Des assistantes maternelles agréées on en a plein dans votre secteur.  » Ouf, nous n’étions pas si nuls comme parents.

Les semaines passent et le bébé arrive. On rentre à la maison : « Pourquoi il pleure? Tu crois qu’il mange bien? Tu le trouve pas chelou son bout de cordon? Tu crois qu’il grandit assez? Pourquoi il pleure encore? Tu penses qu’il dort assez? Tu penses qu’il dort trop? Tu crois qu’il a faim? Pourquoi il fait ces drôles de bruits en dormant? Pourquoi il ne dort pas? Pourquoi il hurle? Pourquoi il ne dit rien? Comment ça se lave les oreilles? Tu penses qu’il grossit assez? …. Mon Dieu! Mais pourquoi nous ont-ils laissé sortir de la maternité avec lui? Quelle bande d’inconscients! ». Bref on l’emmène à la permanence de la PMI pour le faire peser et rencontrer un adulte qui pourra nous traduire le bébé. La puéricultrice en profite pour nous refiler la liste des assistantes maternelles agréées du quartier. Elle nous parle aussi de la crèche familiale.
« C’est ce truc où on doit garder les enfants des autres une fois par semaine? (Non parce que moi je m’en sors déjà pas avec le miens alors je ne voudrais pas abimer ceux des autres).
– Non ça c’est la crèche parentale. Une crèche familiale est une association qui regroupe plusieurs assistantes maternelles. Votre enfant est gardé au domicile de l’une d’elle. Une fois par semaine elles vont à la crèche avec les autres nounous et les enfants. »
Le concept est sympa mais s’inscrire dans une autre crèche pour qu’on nous dise qu’il est trop tard ne nous dit trop rien(surtout que là notre enfant est carrément déjà de ce monde) . Le lendemain on va au RAM pour qu’on nous explique les modalités de l’engagement d’une assistante maternelle et comment on sait que c’est la bonne (si tu sens ton cœur se serrer en sa présence, qu’elle te manque même quand elle va aux toilettes et que tu serais prêt à t’arracher toi-même ton rein pour lui donner en cas de besoin, alors c’est elle).
Deux semaines après, on retourne peser le bébé car comme toute mère primipare allaitant je suis une obsédée du poids (c’est à la maternité qu’ils m’ont refilé le virus). Autre puéricultrice, un peu alarmiste, qui nous réimprime la liste des nounous et nous fait une sélection géographique et une mise à jour. Il ne nous reste qu’à appeler. Petit Putois a trois semaines et demi et nous on a tellement la tête dans le guidon que l’idée de reprendre le travail nous semble aussi inconsciente que celle d’escalader le Mont Blanc en tongs. Quelque part entre tout ça on s’inscrit à la crèche familiale. On n’y croit pas trop mais quand même un peu.

Ça y est, maintenant il va falloir y aller à la rencontre des nounous. Le terme adéquat est donc assistante maternelle. Je sais que certaine n’apprécient pas la dénomination ‘nounou‘ qui dérive du terme ‘nourrice‘ désignant les femmes qui s’occupaient des enfants des bourgeoises et les allaitaient. Le ne veux pas que ma nounou allaite Petit Putois mais je tiens quand même à ce qu’elle le nourrisse. Je suis désolée si je heurte certaines assistantes maternelles qui passeraient par là en utilisant le terme ‘nounou‘ mais je le trouve beaucoup plus doux (doudou).
Grande question : qu’est-ce qu’on attend d’une assistante maternelle? Hors questions pratiques comme que les horaires soient compatibles avec nos horaires et ses exigences pécuniaires avec nos salaires. Papa Breizh a été chez une nounou mais n’a pas l’air de s’en souvenir des masses.Quant à moi, j’étais chez ma petite mamie. Je me souviens d’être allée chez une gardienne quelques rares fois. Je me rappelle juste d’être entrée dans la chambre de son fils et de l’avoir trouvé tout nu (il était avec sa correspondante anglaise). Je ne vois pas trop comment évoquer ça avec les hypothétiques nounous? (« Et sinon, vos enfants sont souvent tout nus à la maison? »). Au RAM on nous a fourni quelques documentations sur le recrutement de l’assistante maternelle : visiter les lieux, voir son comportement avec l’enfant, parler des choses importantes pour nous (alimentation , éducation, sommeil….),rencontrer plusieurs personnes. J’écume aussi internet. C’est tout de même une pression énorme de confier son précieux à une seule et unique personne. Si on fait le mauvais choix, qu’est-ce qui va se passer une fois la porte refermée? A moins bien sûr d’insister pour qu’il est toujours avec lui GrosNours son doudou adoré (muni d’une caméra reliée à votre smartphone).
Le principe est donc d’aller chez la nounou potentielle, d’emmener le bébé (et le papa si possible, cette décision étant si lourde à prendre) et de voir comment ça se passe. Nous prenons cinq rendez-vous.

Calin&RisetteNounou1

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6 réflexions sur “De la recherche de la nounou parfaite : Acte 1 « Oui mais on voudrait mieux une crèche »

  1. Aaaaaaaaaah quel teasiiiiing (et merci pour le clin d’oeil) !!! Je suis en haleine! Moi aussi au départ j’étais pro-crèche…mais ça c’était avant. Finalement quand tu trouves LA nounou, tout s’éclaire. Par contre la crèche familiale j’ai compris. Tu confies Petit Putois à une nounou mais une fois par semaine elle va à la crèche avec les enfants qu’elle garde et retrouve les autres nounous et les bébés gardés par ces nounous? Genre une fois par semaine la population de la crèche double? Je suis perdue…

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    • Bah le clin d’œil c’est normal, surtout que ça m’a un peu motiver à écrire cet article qui se révèle bien long ( je ne sais pas faire concis!)
      Je te suis pour la nounou bien que finalement j’ai eu des doutes sur la mienne quand elle m’a dit hier [révélation exclusive] qu’elle avait pris un congé parental et qu’elle n’aurait pas pu laisser ses enfants à quelqu’un. Ce que m’avait déjà dit la première nounou rencontrée [spoiler] et que j’avais trouvé ‘maladroit’.
      Pour la crèche il n’y a que les enfants des nounous qui y sont. Il y a un pool de nounous et elles se retrouvent 1/2 journée par semaine pour faire des activités (chez nous le mercredi) pour qu’il y ait une quinzaine enfants à la fois. Le reste du temps, y a personne à la crèche.

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  2. Ah ça m’épuisait d’avance le choix de la nounou, déjà je n’avais le temps de rien faire je me demandais bien comme j’allais pouvoir gérer ça. Je préférais une crèche aussi pour les
    raisons que tu évoques, mais j’étais persuadée de ne pas avoir de place. Et O miracle, j’en ai eu une! Du coup j’ai culpabilisé et me suis demandé si une nounou n’étais pas plus adaptée… Mais au final, je suis bien contente!

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    • C’est vrai que toutes les démarches administratives ou les RDV médicaux sont difficile à assumer quand on a un gros bidon, et encore plus avec un petit bébé.
      Au final l’important des choix c’est d’être satisfait, si t’es contente et que tout va bien pour ton bout de chou c’est l’essentiel!

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  4. Pingback: De la recherche de la nounou parfaite : Acte final, premier choix raté, deuxième choix qui porte bien son nom et rebondissement final | Câlin & Risette

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