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Du désir d’être mère : vouloir un enfant plus que tout

Aujourd’hui j’étais au forum européen de bioéthique (autrement plus classe que de vous dire que j’étais à la supérette du coin me fournir en blédina). Un des thèmes de l’après-midi portait sur l’acharnement procréatif. Au delà du jugement sur certains ‘faits divers‘ hors normes, vouloir un enfant à tout prix traduit le parcours de nombreuses femmes qui subissent des interventions répétitives, des piqûres d’hormones bouleversant le corps et l’humeur et toutes une séries de protocoles comme si leur propre vie en dépendait. Alors qu’au fond, la seule chose qui les pousse est le désir d’enfant.

Petite, je ne me souviens pas d’avoir été une très gentille maman pour mes poupées. Je me rappelle cette pauvre Rosalie qui a été attachée plusieurs jours à sa chaise pour la punir d’avoir un trou au dessus de son épaule. Heureusement que j’ai davantage joué aux Barbies. Adolescente et jeune adulte, je souhaitais (dans un lointain futur) n’avoir qu’un seul enfant. Et puis je ne sais pas exactement comment c’est arrivé mais un jour le désir était là à me tordre l’utérus. C’est surement en partie une histoire de compagnon mais je crois que c’est surtout une question d’âge. Un jour je n’ai eu plus peur de prendre 25kg comme ma mère et de finir lacerée de vergetures. Je n’ai plus eu peur de l’épisiotomie, ce geste où on vous coupe à vif mais que vous ne ressentez même pas tellement les contractions sont douloureuses. Je n’ai plus eu peur de cette énorme aiguille de péridurale, des ces cent cinquante mille prises de sang et je ne sais quelle autre torture. En réalité, j’avais toujours aussi peur mais le désir était plus fort.

Pourtant je comprends parfaitement le choix de ne avoir d’enfant. Je trouve que d’ailleurs rationnellement c’est bien plus sage. Mais la raison ne rentre pas dans le débat. Ce n’est pas le cœur non plus. C’est une histoire de tripes, ou plutôt d’organes génitaux. Pendant les quelques mois de discussions pré bébé, j’ai navigué dans les flots de l’ambivalence entre l’envie et la peur. Je me souviens quand on est allé chercher notre chat. On parlais déjà bébé mais on attendait avant de se lancer. J’avais un chaton sur les genoux et le caressais longuement occultant complètement la discussion des gens autour. Avec mon autre main je tenais mon ventre. Ce qui a fait dire à l’oncle de Papa Breizh : « C’est pas un chat qu’il lui faut, c’est un bébé! » Il avait tellement raison. D’ailleurs je me souviens quand le bébé chat fraichement adopté s’est mis à miauler de peur au milieu de la nuit. Nous nous sommes levés et avons jouer avec lui pour l’apaiser. Je me suis alors dit que j’étais prête. Quelques mois plus tard, j’étais enceinte.

Durant ce forum les médecins n’ont eu de cesse de nous alerter sur l’âge des femmes qui se décidaient de plus en plus tard (et qui était un facteur expliquant l’augmentation des techniques de procréation médicalement assistée). J’ai ressenti une certaine pression tout au long de l’exposé. On ne peux clairement pas tout faire (du moins pas en même temps) : la carrière, le couple et la maternité (et être une super blogueuse). Mes camarades de forum, deux trentenaires sans enfant et avec une situation stable (mon dieu que c’est raccourci) ont eu cette même sensation. Je me rappelle également d’un passage du Conflit, le femme et la mère, dans lequel E. Badinter expliquait que faire un enfant était parfois une alternative à une situation professionnelle médiocre, ce qui en temps de crise est particulièrement parlant. M. Bydlowski parlait aussi de l’enfant comme valeur refuge. Je sais que dans mon cas, ma situation professionnelle précaire a surement été un facteur. Mais ne tombons pas non plus dans la caricature de la femme qui fait des enfants pour se la couler douce à la maison et profiter des allocations familiales. Je crois qu’on sait toutes (malheureusement pas tous) le peu de fondement de cette caricature.

Et puis en ce moment le désir du deuxième me titille comme jamais. J’en avais déjà parlé mais c’est pire que jamais. Je ne suis pas la seule je sais bien puisque j’ai vu fleurir plusieurs articles de cet ordre là chez les copines. Certaines ont même déjà franchi le pas du deuxième. Pour ma part, le timing n’est pas parfait même si l’horloge tourne. N’empêche que je me retrouve de plus en plus souvent à errer dans les rayons 0-3 mois. Et l’autre jour j’ai vraiment senti mon utérus faire un tour sur lui même devant un tout petit pyjama taille naissance. Je me demande si ça leur arrive aux hommes d’avoir les testicules qui chatouillent.

Calin&RisetteDésirEnfantCrédit photo : http://www.liliweb.fr/

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De mon mardi comme un lundi

Les petits oiseaux chantaient et j’ai entendu comme le tintement d’un carillon en bois. J’ai ouvert tout doucement les yeux mais n’ai perçu aucune lueur de feu de bois. Dans mon brouillard, je me suis demandé si j’avais dansé toute la nuit, pieds nus dans l’herbe, avec mes amis hippies. Et puis j’ai réalisé que c’était mon nouveau téléphone et sa sonnerie ‘oiseaux dans les bois‘. Alors je me suis retournée dans l’autre sens et ai attendu que la réveil se répète. J’ai fini par émerger. J’étais forcément déjà très en retard ayant programmer mon lever ric-rac. Je n’avais pas envie d’aller travailler. Ce mardi sonnait comme un lundi après mon weekend de quatre jours. Je ne demandais pas grand chose, juste trois heures de sommeil en plus. Tiens et peut-être un compte en banque bien fourni pour pouvoir traîner en pyjama toute la journée. Tiens et peut-être une nounou à domicile des fois que le Putois serait du genre matinal.

Mais le Putois non plus n’était pas réceptif au réveil en douceur. J’ai ouvert légèrement la porte de sa chambre pour laisser pénétrer la lumière du couloir. Je suis allée préparer son biberon en le laissant émerger. Quand j’y suis retourné, il dormait toujours comme un gros caillou. Ca piquait nos yeux ce matin. Un peu plus tard alors que je me brossais les dents, je l’ai retrouvé dans un coin de son parc, tout recroquevillé autour de son doudou et tentant en douce de se rendormir.

Et puis on y est arrivé quand même. Il ne restait qu’à descendre la poussette et faire un cours de musculation en prime. Un dernier coup d’œil dans le miroir, je me dis que quand même cette nouvelle robe qui a une drôle de couleur, des manches pas très jolies et une saloperie de tissu hyper froissable (qui m’a fait sortir mon fer hier soir alors que je ne repasse jamais) est quand même un peu transparente. Allez, ça passera bien, après tout j’avais un gilet par dessus et une culotte en dessous. Pour peu que je reste dans les endroits sombre et que je garde ma veste … Merde, il fait beau et chaud! Je réfléchis plus vite que la lumière et me rappelle que j’ai une doublure de robe transparente que je pourrais glisser en dessous. Je slalome entre les tut tut bolides pour arriver à mon armoire. Je prends bien soin de remettre le reste de la robe tout comme il faut sur le ceintre car depuis que j’ai lu des astuces de femmes d’intérieur hier sur pinterest, je suis pleine de bonne volonté. Je me déshabille et me rhabille. Elle n’est pas un peu longue cette doublure? C’est pas grave, elle remontera peut-être en marchant. Ou alors je vais passer ma journée à remonter ma sous robe, déscendre ma robe et me regarder les fesses pour voir si rien ne dépasse. Je réfléchis encore. Je crame toutes mes cartouches de la journée. J’ai une autre robe transparente avec une autre doublure. Oui, j’ai plein de robes transparentes, quelle coquine. Elle est tout au fond du panier de linge à repasser (qui est très plein vu que je ne repasse jamais). Je fiche tout par terre, tant pis pour l’appartement témoin. Putois pleure un peu, ça fait un moment qu’il attend, coincé dans sa doudoune. Je fais aussi vite que je peux. Sur le chemin je croise les doigts pour que le chat n’ait pas profité de la descente de la poussette pour se faufiler dehors. Je croise aussi les doigts pour que les automobilistes soient bien attentifs aux passages piétons parce que nous, on n’a pas le temps de s’arrêter. Je gare la poussette et enfile enfin ses chaussures au Petit Putois, ce sont des nouvelles, il faut que Nounou les voit.

Nounou me dit qu’elle espère qu’il y aura des trains avec ces histoires de grève. Je dis à Putois que peu importe ce qu’il se passe je viendrais toujours le chercher. J’espère secrètement qu’il n ‘y aura pas de train et que je sois obligée de rester à la maison. On fera la sieste avec le petit.

Et j’inspire un bon coup et j’y vais puisqu’aujourd’hui je suis aussi cool qu’un chaton déguisé en licorne, c’est mon jus d’orange qui me l’a dit!

Calin&RisetteMardiLundi

 

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De notre dimanche ordinaire

Je me suis réveillée la première, alors j’ai pris un grand bol de thé en flânant sur ma tablette. J’ai entendu gigoter dans la chambre, je suis allée récupérer mon Petit Ours tout plein de sommeil. On s’est serré l’un contre l’autre et je lui ai donné son biberon. Parfois je me dis qu’à son âge il devrait le prendre seul, et puis après je me dis que ça me priverait de son corps tout chaud. Il s’est retourné, m’a regardé très sérieusement et m’a babillé un truc. Il était près à entamer sa journée. Papa Breizh nous a rejoint. Le Petit Poulet a eu le droit à une tartine de confiture de myrtille parce qu’on a de la lessive Ariel alors on n’a peur de rien.

Plus tard, on a su que notre Petit Poulet était réveillé de sa sieste quand on a entendu le lapin disco chanter à tue tête. Il est drôle ce jouet, les parents de Papa Breizh nous l’ont envoyé dans un grand carton et quand il est allé le chercher, la boite chantait dans la rue ‘Danse avec moi’. En tout cas ce dimanche, ça faisait marrer Putois qui chantait avec. On s’est mis devant la porte et on l’a regardé jouer. Il a attrapé des figurines tigre et lion et les faisait rugir entre eux. Il était trop drôle. On a dû user de subterfuges complexes (raclement de gorge, parquet qui grince et toquage sur le mur) pour qu’enfin la Petite Belette nous remarque. Après, il a avalé son repas tout orange. A ce moment là Papa Breizh s’est éclipsé, il avait un train à attraper. Comme on était très concentré sur le maniement de la petite cuillère, on était un peu moins triste de le voir partir quelques jours.

Ensuite on a bien joué. Putois maîtrise désormais parfaitement l’art d’insérer des cylindres dans des trous ronds. Pour les autres formes, on verra plus tard. On a fait des batailles de tigres et de lions, les félins ont poussé des cris de petits singes. On a eu des longues conversations avec Papa Breizh et le téléphone hochet violet en faisant ‘Allo, allo‘. Et puis on a surement fait l’équivalent d’un tour du monde en trotteur d’autant plus que le Petit Chat maîtrise désormais l’art du demi tour. On a fait n’importe quoi comme sieste et on a failli déborder sur la nuit. Il a un peu chouiner au réveil mais comme depuis trois jours ses geignements s’accompagnent du mot ‘maman‘ j’en profite. Du coup on a mangé n’importe comment, devant la télé, maman sur le canapé et le Putois debout accroché à la table basse. Et puis de la soupe pour le challenge. Après la myrtille du matin, il nous fallait de l’audace. On a chanté des berceuses en cœur et on a lu l’histoire Du caméléon qui cherchait sa maman (j’ai bien répété ‘maman‘ mais ça ne l’a pas inspiré).

Et vous, votre dimanche?

Calin&RisetteDimancheOrdinaire

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De l’autre femme

Quand je le retrouve le soir et que je l’embrasse, je sens sur sa peau l’odeur de l’autre femme. Mon cœur se serre un peu en attendant que le bain la fasse disparaître. Je sais bien que tout est de ma faute. C’est moi qui l’ai poussé dans ses bras. Parce que je n’étais pas présente. Parce que j’ai fait des choix pour moi. Pour lui aussi, mais pour plus tard. Parfois je pense qu’elle le câline, qu’elle le console et qu’elle le fait rire pendant que je passe mon si précieux temps à sourire à des gens tellement moins important que lui.

Malgré tout, j’ai pris la bonne décision … je crois. Il est tellement plus raisonnable d’aller travailler, tellement plus adulte. J’ai choisi avec soin cette autre femme qui le nourrit, le fait dormir et le fait grandir. Elle a tout ce qu’il faut tout en ayant moins que moi. Elle sait rester la deuxième tout en étant la première dans son emploi du temps. Bien sûr que je souhaite que mon Petit Putois soit le plus heureux possible. Je veux qu’il l’aime et qu’elle l’aime. J’en crèverai qu’elle n’aime pas cet être si précieux mais j’en crève de jalousie qu’ils s’aiment.

Parfois je demande à Papa Breizh s’il ne la trouve pas bizarre. S’il n’a pas l’impression qu’il y a comme une gène entre nous. Il me répond que c’est sûrement parce que je suis la mère. Avec lui point de malaise. Des histoires de bonnes femmes en somme.

Parfois je lui en veux à cette autre. Parce qu’elle lui a fait goûter des courgettes pendant la diversification. Toutes les premières fois de mon bébé m’appartiennent! D’ailleurs nous avons bien expliqué au Putois qu’il devait réserver ses premiers pas pour le foyer familial. J’ai autorisé la Nounou à le pousser par terre si elle sentait qu’il était sur le point de le faire. Parfois nous différons sur certains points d’éducation, mais toujours des détails. Ce que j’ai plus de mal à digérer est la réflexion qu’elle a pu avoir quand la question du travail à  temps plein se posait pour moi. Elle m’a dit qu’elle pouvait garder Putois tous les jours, que j’étais libre de mes choix et que je pouvais y aller si c’était important pour ma carrière. Mais elle m’a aussi confié qu’elle n’aurait jamais pu travailler quand ses enfants étaient petits et qu’elle avait décidé de rester à la maison. Ça n’était pas un jugement de sa part. C’est un jugement de moi sur moi. C’est la culpabilité de la mère qui travaille pendant qu’une autre élève son enfant.

Mais je m’en fiche parce que demain c’est le weekend et j’aurai mon bébé pour moi toute seule (et un peu pour son papa aussi).

Calin&RisetteAutreFemme

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De mes bonnes résolutions et de mes vœux pour 2016

Les résolutions que l’on prend pour la nouvelle année, sont par essence intenables. Qui s’arrête de boire le 1er janvier? Minuit trois : « Bonne année! Une petite coupe pour fêter ça? », « Non merci, je viens d’arrêter, tu n’aurais pas de la verveine? » … Et même s’il est vrai que plus tard dans la journée, on se promet souvent de ne plus jamais, non plus jamais, boire de sa vie, il est rare qu’on s’y tienne une fois l’estomac revenu dans le bon sens.
Le sport alors? « Tiens, je me suis couchée à cinq heure du matin, j’ai les yeux dans les chaussettes et le saumon de la veille qui remonte à contre courant, mais je vais me lever à sept heure pour faire un petit jogging par moins douze degrés (il parait que le verglas est bon pour les articulations)! ».
Voilà déjà deux résolutions impossibles à tenir le premier de l’an. Bien sûr on peut toujours repousser au lendemain. Mais si on commence à procrastiner le premier jour, autant repousser à l’année suivante!
Réduire les dépenses peut-être ? Pour le coup en plus le 1er est férié (même si sur internet c’est toujours ouvert). Mais quelques jours de répit et la tentation explose : les soldes débarquent. Même si acheter en soldes n’est pas vraiment acheter, c’est économiser ! (concept non partagé par mon banquier).
Il nous reste toujours le petit régime post menus de réveillons pantagruéliques …. oui mais il y a les galettes de l’épiphanie, les beignets de carnaval puis les chocolats de Pâques.

Bref, vous l’aurez compris, je ne suis pas très sérieuse en matière de bonnes résolutions. Ce n’est pourtant pas faute d’en avoir prises plein (l’alcool m’en ayant faite oublier certaines dès le lendemain). Même celle de ‘ne plus jamais prendre de bonnes résolutions‘ prise un jour, n’a pas été tenue. Une année, j’ai décidé de faire plus fun en espérant que ça serait plus facile à honorer que les sempiternelles résolutions de privation. Je souhaitais d’une part  arriver à marcher en talons me permettant au passage de promener la dizaine de paires d’escarpins qui prennent la poussière dans le placard. D’autre part, je voulais réussir à mettre ma jambe derrière ma tête. Autant vous dire que je n’ai pas tenté l’équilibrisme haut perché dans la neige et qu’une fois les beaux jours arrivés, la résolution s’était envolée. Quant à ma souplesse, je peux fièrement vous affirmer que je peux toucher mon front avec mon talon, mais c’était déjà le cas avant ce 31 décembre là.

Pourtant ce ne sont pas les idées qui me manqueraient cette année. Me remettre au sport parce que j’ai le corps en vrac depuis ma grossesse toujours. Être plus sympa avec Papa Breizh (je croise les doigts pour qu’il ne lise pas ce post) puisqu’il doit régulièrement encaisser mes sautes d’humeur. Faire le ménage de notre appartement qui pourrait être cambriolé sans que je m’en rende compte tellement c’est la jungle (j’ai réservé le livre de Marie Kondo à la médiathèque). Terminer tous mes projets créatifs en cours, j’ai des bouts de doudous partout. …

Oui mais voilà, j’ai tellement de contraintes de partout que je n’ai pas envie d’en rajouter une couche. Cette année, je décide donc de suivre mon ancienne résolution qui était de ne plus en prendre (même si le paragraphe ci dessus ressemble fort à une liste de bonnes résolutions…). Je me concentre donc sur les vœux. Vous savez, ce truc où il suffit de rester assis sur son canapé pour que ça arrive (bien sûr, il faut parfois filer un coup de pouce au destin, par exemple acheter un ticket de loto quand on espère gagner). Comme les vacances sont souvent une exemple pour moi, ces quelques jours de congés pendant les fêtes m’ont permis de savoir exactement ce que je je veux : du temps! (Évidemment si gagner au loto est possible, je ne crache pas dans le consommé). Du temps pour jouer avec mon petit Chat (le bébé) et mon gros bébé (le chat). Du temps pour faire la sieste avec Papa Breizh, pour prendre des bains, pour essayer de dresser le lapin, pour boire de la tisane et tricoter. Du temps pour câliner tout le monde à la maison, pour prendre des photos et faire des albums, pour chatouiller les hommes, pour regarder la nourriture tourner dans le microonde et lire des magazines aux toilettes…. et surtout du temps pour rien, juste pour le perdre.

En attendant que mon vœu se réalise, je prends un peu de mon temps pour vous souhaiter une excellente année 2016 pleine de tout ce que vous voulez!

Calin&RisetteBonnesResolution2016