Mon tire-allaitement

J’allaite comme j’accouche, en trichant. J’ai l’impression de choisir la facilité, l’artificiel. Ce n’est pas naturel, je me sens un peu moins mère car j’ai l’impression d’être assistée. Et pourtant c’est loin d’être facile, ni la césarienne, ni le tire-allaitement. Sous d’autres latitudes ou à un autre siècle, nous n’aurions peut-être pas survécu à mon premier accouchement et il est presque certain que nous serions morts lors de la deuxième grossesse. Voilà, je dis ça juste pour balayer un peu ma culpabilité, ménage de printemps.

Pour mon deuxième bébé, né trop jeune et trop petit, c’est avec des bouts de plastique que j’ai initié ma lactation. Il était loin de moi et surtout incapable de manger seul, on n’avait pas tellement le choix. Drôle de début pour un allaitement, le tête à tête avec une machine (enfin plutôt le téton à téterelle). Je crois que si je n’étais pas déjà passée par là, je n’aurais pas pu. Le tire-allaitement, je connais un peu, j’ai pratiqué. Lorsque Bébé Putois avait trois semaines, après une longue hésitation entre l’infanticide et le lait artificiel, j’ai introduit ses premiers biberons. C’était une conjonction de sentiments d’étouffement et de douleurs insupportables. Mais déjà que la tétine est l’ennemi du nichon, j’ai voulu un peu alléger ma mauvaisemèreattitude en restant au lait maternel (on n’allait quand même pas encore introduire de diaboliques protéines bovines). Bon ça c’était pour le premier biberon, après, il a eu du lait en poudre comme tout le monde. Je continuais malgré tout à maintenir ma lactation grâce au tire-lait manuel que j’avais déniché dans le stock de matériel de puériculture que m’avait refilé une vieille copine. Bientôt j’ai trouvé ça trop contraignant et j’ai tenté progressivement un retour au sein. J’ai fini par me retrouver à allaiter en position de louve, ce qui a débouché mon canal lactifère, cause de douleur, et a surtout eu  un impact psychologique important : oui l’allaitement était animal, aliénant, sacrificiel, soit on y allait à fond, soit on n’y allait pas. J’ai lâché prise et on est revenu à l’allaitement exclusif au sein. Et puis le temps a passé et je suis retourné au travail, c’est là que j’ai fait connaissance avec un tire-lait électrique. La dynamique était différente, les questions étaient alors organisationnelles : quand tirer son lait? comment le conserver? le transporter? … J’ai fait ça quelques temps. J’ai la chance d’avoir un bureau seule et un frigo dans le service, de ce côté tout allait bien. Pendant quelques semaines j’ai donc trimballé mon matériel de pompage et livré le lait. J’ai mangé de la mayonnaise et de la confiture pour avoir des pots en verre pour conserver mon or blanc. J’ai chauffé mon lait à 60° pour éviter qu’il ne se prédigère et ne prenne un goût de savon. J’ai flippé de ne pas avoir les quantités suffisantes même si Nounou avait toujours du lait en poudre au cas où. Et puis ça s’est terminé aussi, heureusement d’ailleurs, j’ai jamais voulu gérer une laiterie. Mais sans tout ça, j’aurai eu très peur face au tire-lait qu’on m’a apporté. Là, j’ai juste eu l’impression de revoir une vielle connaissance.

Une fois la lactation très bien mise en place (je produisais ce qu’il fallait), j’ai foiré mon allaitement. Je me suis retrouvée à la maison avec un bébé qui buvait au biberon, biberon que je remplissais de lait maternel. J’ai tenté parfois de le mettre au sein, le plus souvent ça m’a valu des douleurs puisque le petit mordille plus qu’il n’aspire. En grandissant, il y a quand même eu deux ou trois tentatives, quelques dizaines de secondes, où il semblait téter correctement. Et il y a bien eu cette fois où très agité, malgré un ventre supposé plein, je l’ai mis au sein quelques minutes et il s’est endormi la bouche ouverte et la goutte de lait qui perle sur la joue. Comme une photo instagram. Mais pas de quoi se nourrir. Me voilà donc au bout de dix semaines, à être une tire-allaitante. De quoi vous faire un petit bilan avant de décider ce que je vais faire pour la onzième semaine.

Il faut savoir que le tire-allaitement combine les avantages du biberonnage et de l’allaitement, mais il en cumule également les désagréments.

INCONVÉNIENTS

  • Il faut être à l’aise avec l’utilisation d’un tire-lait, certaines y voient un amalgame avec une trayeuse à vache. Pour ma part, et comme je l’ai dit plus haut, le tire-lait et moi, on a appris à s’apprivoiser.
  • On passe beaucoup de temps attachée à la machine. De 6 à 8 fois par jour au départ, je suis passée à 4 tirages quotidiens d’au moins vingt minutes (un peu plus parfois quand le drainage ne se fait pas ou que les seins sont bien pleins). Donc en gros, je passe deux heures contraintes dans mes mouvements, les roberts à l’air. Je coince les téterelles dans mon soutien gorge et j’arrive à avoir les mains libres. Je peux donc regarder la télévision, lire, tricoter, bloguer (tu te demandes si je suis seins nus là?) et coller la tétine dans la bouche de mon bébé s’il est à côté de moi. Ça peut paraitre sympathique comme ça, quand vous n’êtes pas le seul adulte à la maison « chéri, tu peux changer la couche du petit, je ne peux absolument pas bouger« . Mais ça l’est nettement moins quand vous vous retrouvez avec deux enfants en bas âge. C’est d’ailleurs à ce moment là que le petit veut être pris dans les bras et que vous entendez des bruits étranges en provenance de la cuisine où le grand est seul avec le chat et les couteaux….
  • Trouver le bon moment pour tirer son lait est compliqué surtout dans la mesure où il faut s’occuper de deux enfants (et parfois aller faire pipi). Mon deux mois ne sait pas faire grand chose comme tous les nouveaux nés, il a cependant le super pouvoir de hurler à mort lorsque je tire mon lait que ce soit trois heures après son repas, deux heures, une heure, dix minutes…c’est un peu comme s’il sentait l’odeur et qu’il avait peur qu’on lui pique. Quant à mon deux ans, je le trouve déjà bien généreux de partager sa maman avec son petit frère, ça me fait mal au cœur qu’il doive aussi le faire avec le tire-lait.
  • La gestion du stock et des temps de conservation du lait demande une sacrée gymnastique mentale. Le Tout Petit Bébé est rentré de l’hôpital avec six litres de lait congelé, le surplus de ce que je livrais qui avait été gardé au lactarium. De mon côté, j’avais déjà mis quelques réserves au frais. Pendant les premières semaines, le nourrisson mangeait moins que je ne produisais, j’ai mis de côté. Et puis il a grandit et ma lactation a baissé suite à une mastite et à des tirages moins fréquents, j’ai parfois relancé un peu le schmilblick en avalant une tisane et rajoutant un tirage mais quoi qu’il en soit, aujourd’hui, je tire un peu moins que ce qu’il mange. Cependant on a le congélateur plein, ça ne pose pas réellement de souci. En fait dans le congélateur, il n’y a que du lait. Heureusement qu’on a le petit congélo au dessus du frigo pour nos steaks hachés (base des recettes de cuisine de Papa Breizh) mais à l’approche de l’été, il va falloir faire de la place pour les glaces!
  • Transporter le lait frais n’est pas évident quand on part en vadrouille. Quand on allaite, pas de problème, tout est dans le nichon. Au biberon? Une bouteille d’eau, un peu de poudre et on reconstitue à la demande. Mais le transport du lait maternel nécessite plus de mesures. Pour l’instant, à deux reprises j’ai du m’éloigner un peu pour des rendez-vous médicaux qui tombaient à peu près à l’heure du repas. J’ai donc tiré mon lait avant de partir et l’ai transporté dans un biberon, prêt à consommer (le lait se garde 4 à 8heures à température ambiante d’après la leche league, une heure d’après la maternité…). Dans quelques jours nous partons une journée chez ma tante, il me faudra donc transporter du lait dans un sac isotherme avec pain de glace et le mettre au frigo dès notre arrivée, il faudra aussi que j’emmène mon chauffe-biberon. Bien sûr, quand vous partez longtemps, se pose aussi la question du tirage du lait. Heureusement pour ma part, les tirages sont espacés et mes seins ne gouttent pas au bout de trois heures (ils tirent un peu parfois).
  • Ce qui est difficile aussi, c’est le sentiment de n’être dans aucune case. « Vous allaitez? » « Oui mais au biberon » et j’explique. (La question est parfois justifiée, il me parait important par exemple que le pédiatre sache). Je ne me reconnais ni parmi ces mères qui allaitent l’air épanoui,ni parmi celles qui rayonnent de donner le biberon. C’est peut-être parce que je tire la gueule.
  • Pour la maman, les interdictions sont les mêmes que pour l’allaitement concernant les médicaments, l’alcool et les mandarines (non, ça c’est une blague, c’est une infirmières qui m’avait dit pour Petit Putois que je pouvais manger de tout sauf des agrumes). J’ai quand même bu une petite coupette quand le Tout Petit Bébé était hospitalisé. On en a profité pour sortir au restaurant avec ma mère qui était venue nous épauler. On avait bien besoin d’un petit remontant. J’ai tiré mon lait après et l’ai jeté, j’en avais tellement à l’époque, plus d’un litre alors qu’il ne buvait même pas 300ml.
  • Le choix du biberon peut poser problème. Chez nous, le Tout Petit Bébé a tout de suite accepté  les MAM déjà éprouvé par son grand frère.
  • Alors que pour l’allaitement, vous avez juste à sortir le sein, le biberonnage nécessite d’entretenir fréquemment les biberons. Pour le tire allaitement vous devez laver les biberons, le kit de pompage et les récipients de stockage du lait. Et puis les relaver, et encore et encore. Bref, je n’ai jamais autant fait la vaisselle de ma vie. Heureusement que la stérilisation n’est plus à la mode.

AVANTAGES

  • Votre bébé a tous les bénéfices du lait maternel : il aura moins d’allergie et de maladie, une digestion facilitée, sera plus intelligent, ira plus souvent vous voir en maison de retraite, et aura un temps de résolution des rubik’s cube supérieur aux enfants nourris au lait de vache. D’ailleurs le lait de vache c’est mal, ne dit-on pas con comme un veau? ou bien c’est fort comme un bœuf? non, qui vole un œuf, vole un bœuf. Bref, le lait en poudre favorise la délinquance. Bon trêve de raccourcis, je pense quand même que le lait  d’humain est plus adapté aux humains mais le lait artificiel n’est pas non plus une alternative horrible (et puis d’ailleurs si on ne mangeait que ce qui était adapté que ferait-on du Nutella et du mojito?). Petit Putois était allaité, ça ne l’a pas empêché d’être malade souvent (les joie de la collectivité) et d’avoir un RGO. Après, ça aurait peut-être été pire, qui peut savoir? La question que je me pose également est de savoir si ce bénéfice supposé nécessite un minimum de temps d’allaitement exclusif. Là , je ne trouve rien de clair, la sagesse populaire dit que tout ce qu’on peut donner est à prendre, l’OMS parle de six mois (enfin en exclusif, parce qu’après il faut continuer l’allaitement en plus des solides). Parce que si dès qu’on introduit un premier biberon artificiel c’est foutu, foutu pour foutu, autant ne pas s’acharner.
  • L’allaitement permet de perdre ses kilos de grossesse plus rapidement. Enfin chez moi. Je sais que pour certaines femmes c’est le contraire. Le tire allaitement un peu moins (peut-être que si je tirais mon lait plus souvent, j’aurai moins le temps de grignoter). Cela m’a permis de retrouver mon poids d’avant grossesse rapidement et de pouvoir allégrement me goinfrer de chocolat au lait aux éclats de noix de pécan caramélisé, mon essentiel anti dépression post-partum.
  • Le tire allaitement permet de contrôler les quantité de lait bues par bébé. Et pour la maman angoissée d’un préma hypotrophe qui a eu beaucoup de mal à faire décoller sa courbe de poids, ça compte beaucoup.
  • Un biberon peut être donné par tout le monde, le papa a donc la possibilité de se lever la nuit et si vous avez des proches pas loin, vous pouvez même leur confier le bébé. Pas besoin que la maman,et ses seins, soient tout le temps présents. Ça m’a d’ailleurs permis de m’absenter une matinée l’autre jour pour emmener Petit Putois chez le médecin et de nous permettre un détour par le parc avant de rentrer puisqu’il ne fallait pas se dépêcher sous peine que le nouveau né ne crie famine.
  • Les douleurs sont moindres par rapport à l’allaitement. J’ai quand même eu une gerçure au départ ( je tirais trop fort), quelques soucis de canaux bouchés et une mastite mais rien à voir avec ce que j’ai enduré lors de mon premier allaitement. Quand j’ai mal aujourd’hui, c’est que j’ai tenté une mise au sein du Tout Petit Bébé. Bon d’accord, il m’arrive d’avoir une très désagréable sensation de tuyau vide quand j’ai tiré trop longtemps et trop fort, mais quand je dose, tout va bien.
  • Le lait maternel sent meilleur, je trouve que le lait artificiel pue. Bon Papa Breizh trouve quand même que le Tout Petit Bébé sent le lait caillé.
  • Le lait maternel coûte moins cher, enfin si c’est le votre, si vous devez l’acheter sur internet je ne sais pas…non, ne l’achetez pas sur internet. Bon y a quand même quelques investissements à faire comme des soutien-gorge adaptés, des bouts de seins éventuellement, des biberons, de l’épaississant chez nous pour suspicion de RGO (je crois bien eu ça coute une boite de lait…).

Hum, au final je crois bien que ma liste des moins est un poil plus longue. Mais au fond ce n’est pas la taille qui compte. Les listes comme ça, on aime bien en faire et après on n’en tient pas rigueur. Aujourd’hui, je le vis mon tire-allaitement comme une contrainte. Mes tirages de lait engendrent beaucoup de stress, j’essaye de jongler avec les impératifs déjà nombreux de la famille et ce n’est pas évident. Parce que le tire-allaitement n’est pas qu’un choix personnel, il impacte toute l’équilibre de la maison. Par exemple, souvent Papa Breizh doit donner le biberon pendant que je tire mon lait. Ce n’est pas qu’il n’aime pas donner le biberon, je pense qu’il s’en fiche un peu. Moi par contre j’aime bien, mais je le laisse faire. L’autre jour, j’avais envie de proposer au Petit Putois qui se débat lors des changes, d’essayer le pot. Mais comment faire quand en plus d’avoir un bébé crampon qui mange sept fois par jour, on est branchée quatre fois? Tous les soirs, on se couche un peu plus tard parce que je dois encore tirer mon lait. Tous les matins, je me lève plus tôt pour tirer mon lait. Et pourtant c’est pas que je déborde de sommeil en ce moment. J’ai l’impression de répéter à tout va « pas maintenant, il faut que je tire mon lait« .

Je réalise que je jalouse les biberonnantes, je les juge presque d’avoir choisi la facilité. C’est comme s’il fallait souffrir pour être mère. Aujourd’hui je tire-allaite par culpabilité. Pour donner autant à mon deuxième fils qu’à mon premier (six mois de bon lait de maman). Pour compenser la coupure du cordon trop précoce et mon placenta qui ne le faisait pas assez grandir. Pour être quand même une bonne mère. Mais j’en deviens une mauvaise maman, une mère qui en bave et qui est en colère contre tout le monde d’en baver autant. Alors maintenant j’arrête. Là tu vois, je diminue les tirages. avec ce qui me reste au congélateur, on a de quoi tenir encore un peu avant d’introduire le lait en poudre. On aura bien de quoi arriver jusqu’à ses trois mois avec un tire-allaitement exclusif. Trois mois c’est déjà bien, non?

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19 réflexions sur “Mon tire-allaitement

  1. En effet tu ne nous as pas menti sur ton article fleuve 😉 mais j’ai adoré le lire.

    Alors d’abord, 3 mois de tire-allaitement exclusif wahou ! Je pense que tu as largement fait ce qu’il fallait, surtout si pour toi c’était une contrainte (enfin, je pense que le tire-allaitement c’est une contrainte pour quasi toutes celles qui pratiquent !), donc ça compte double, le compte est bon tu es à 6 mois 😉

    Et puis ce n’est pas parce qu’on ne fait pas exactement ce que nous dit la leche league ou l’OMS qu’on est des mauvaises mères, on peut même faire un allaitement long en faisant le contraire de ce qui est recommandé : j’ai introduit le biberon de mon lait à partir des 3 semaines de la Biscotte (ouh pas bien, mais je voulais pouvoir m’absenter et qu’elle ne meure pas de faim), elle en a eu ensuite en moyenne 2 ou 3 par semaines (et n’a jamais confondu mes seins avec un bib ! ), j’ai donné un 1e biberon de lait artificiel autour des 5 mois et on a augmenté par la suite, bref c’était un peu le bordel mais on faisait au plus pratique sur le moment (rien de prévu, c’était le sein, j’avais tiré du lait hop un bib de mon lait, je suis pas là et pas de lait ? lait artificiel, et même je suis là , la Biscotte a encore faim après une tétée ? ben lait artificiel).
    La plupart du temps elle avait juste le sein le matin, du lait artificiel puis avec la diversification des yaourts à la crèche et sein + lait artificiel le soir.

    Sinon pour les bénéfices de lait maternel je ne sais pas vraiment pour les défenses immunitaires je trouve qu’on nous vend un peu du rêve ! La Biscotte a été très souvent malade cet hiver je trouve (comme tu dis, les joies de la collectivité…).
    Et pour les kilos de grossesse en effet ça doit dépendre des femmes hein, parce que moi j’ai perdu 90% de mes kilos de grossesse le jour de l’accouchement, puis 1 ou 2 de plus pendant les 1 an d’allaitement et bizarrement je viens d’en perdre 3 en 1 mois depuis que j’ai arrêté l’allaitement !!

    (et comme tu le vois, article fleuve = commentaire à rallonge !)

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    • Merci pour ton commentaire à rallonge! Ca me fait plaisir les longs commentaires.
      Tu sais quoi, j’aime l’idée que comme le tire allaitement est plus chiant ça compte double, je crois que je vais rester là dessus (non parce que moi comme une nouille, ce matin je me disais encore que comme mon bébé était préma, il n’avais en fait qu’un mois d’age corrigé, donc un mois d’allaitement … tu vois comme on peut être tordue!)

      Merci aussi pour le témoignage sur ton allaitement. Je sais pas pourquoi je suis aussi psychorigide et j’ai l’idée qu’un biberon de lait artificiel c’est hyper mal. En fait on fait comme on veut, comme on peut.On s’adapte. Faut que je me détende un peu la maternité XD

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  2. Et bin moi je veux juste te dire que je te trouve très courageuse et que, là non plus, tu n’as pas à culpabiliser, car tu fais un travail formidable (que je n’aurais sûrement pas le courage de faire moi-même). Alors bravo!

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    • Merci 🙂
      J’ai un peu l’impression que c’est un article qui quémande des encouragements XD … ok c’est un peu ça. Mais ça me fait du bien la bienveillance d’autres mamans, les blogs c’est chouettes pour ça aussi!
      (Et moi je n’ai pas le courage de faire ma lessive moi-même 😉 )

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  3. Ayé, je l’ai lu, le pavé ;o)
    Bon déjà chapeau, moi j’ai fait un allaitement classique, j’ai duré 6-9 mois (matin et soir uniquement à la fin, sans tirer mon lait) mais si j’avais du faire du tire-allaitement je n’aurais sûrement pas tenu aussi longtemps que toi, j’avoue. Quelle organisation! Je crois que cette solution « mixte » est sans doute la plus courageuse, chapeau bas!

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  4. Moi, j’applaudis des deux mains, je ne sais pas si j’aurais tenue aussi longtemps au tire-lait, ça fait beaucoup de contrainte … pour ce qui est de donné autant au deuxième qu’au premier, dit toi que moi, c’est LutinCoquin qui m’a fait comprendre lors de l’introduction (supposée progressive) du biberon que le bib’, c’était mieux que les boobs’ et s’est donc « sevré » à 5 mois (alors que je voulais continuer en mixte, snif)
    Et rassure toi, le phénomène « le grand a subitement besoin de toute mon attention » lorsque tu es branchée à la machine, marche aussi au sein … FeuFolet était le spécialiste du gros caca qui déborde de la couche à peine LutinCoquin branché au mamelon … bien sûre à un moment où j’étais seule pour les deux … ‘-_-

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    • Tu fais bien de me rappeler que parfois, ce sont aussi nos enfants qui décident. Je crois que le Putois n’a absolument pas souffert de son sevrage non plus. Et en même temps, tant mieux, mais quand même…(tordue je te dis).
      Oui je crois qu’ils ont le don pour appuyer où ça fait mal, enfin moi je culpabilise tellement de ne pas arriver à être partout à la fois, que je crois que mon deux ans en joue un peu…bon, c’est de bonne guerre!

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  5. Je te trouve très courageuse aussi. Ça ne doit pas être simple de gérer « l’après » préma, et sa propre culpabilité. Tu fais comme tu peux pour « compenser », et c’est déjà franchement pas mal!

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    • Merci 🙂
      Oui je crois que c’est ça, des histoires de culpabilité à compenser alors qu’au fond, les choses pourraient rouler plus facilement si je n’essayais pas de tout faire en même temps. Enfin bon, on fait ce qu’on peut 😉 mais c’est vrai que l’aspect psychologique joue beaucoup.

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  6. C’est dingue la pression qu’on se met, pas besoin des autres ! Et cette capacité qu’on a à comparé nos enfants… Tant pis si tu ne (tire-)allaites pas aussi longtemps que pour Petit Putois. Tu as fait ton maximum et c’est déjà énorme. 3 mois !!! Il peut être fier d’avoir une maman avec autant d’abnégation.

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    • Oh oui, la culpabilité, c’est notre lot à toutes. Mais parfois on exagère un peu (avec nous même). On oublie parfois la bienveillance envers nous même.
      Je crois qu’au fond le plus compliqué dans le fait d’avoir plusieurs enfants, c’est de ne pas pouvoir être partout en même temps (enfin, tu me diras ce que t’en penses 😉 ) Alors qu’au fond, ce n’est pas forcément eux qui le souhaitent. Mais j’ai tellement peur que l’un se sentent moins aimé que l’autre, ah voilà, je crois qu’il est là le noeud du problème (oui, je fais mon auto analyse dans mes commentaires 😉 )

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  7. A mon avis on a tort de distribuer des médailles de mérite aux allaitantes « pures », le vrai mérite et le vrai courage, je trouve, c’est le tire-allaitement. J’ai connu plusieurs personnes qui l’ont fait pendant des mois, et je me demande toujours comment elles ont pu tenir avec de telles contraintes. L’effet vache laitière ne me dérange pas, mais le temps perdu, le fait de n’en tirer aucun plaisir, de flipper pour la conservation (ce n’est peut-être que moi, ça, mais vraiment ça me fait peur), et devoir le faire tout le temps, partout… Le pire étant à mon avis d’alterner sein et tire-allaitement, je crois qu’on y passe alors ses journées…

    Bref, malgré les avantages que tu cites, je t’admire beaucoup de tenir. Je crois que dans les mêmes conditions, le lait maternisé serait arrivé beaucoup plus vite chez moi ! D’ailleurs si tu y cédais, je ne te considérerais personnellement pas du tout comme une mauvaise maman…

    Bref, félicitations pour tout ce que tu as déjà fait, et bon courage pour les dernières semaines !

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    • C’est vrai alors, je ne suis pas une mauvaise maman ? (enfin pas pour ça)
      Moi j’ai de toutes façons l’impression que quand tu allaites, quelques soit le mode d’allaitement, tu passes tes journées (et tes nuits) à ça. J’ai passé des heures avec le Putois au sein quand il était bébé, j’en ai lu des livres, du coup je ne garde pas un si mauvais souvenir XD
      En tout cas, une semaine après la publication de cet article, j’ai très fortement réduit mes tirages et la baisse de ma lactation est venue plus vite que prévue. Ca fait encore un peu mal au coeur pour l’instant mais ça va passé.

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  8. Moi, je trouve que tu as du mérite à avoir tiré ton lait de la sorte. Beaucoup de mamans abandonnent mais toi tu t’es accrochée, tu es vraiment méritante, bravo !

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  9. Pingback: Le grand frère | Câlin & Risette

  10. Pingback: Allaitement : témoignages de blogueuses

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