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Brève matinale

Je regarde la pendule, on s’approche dangereusement de neuf heures et on est toujours dans la salle de classe du Putois. Dans une demi heure, Malo a rendez-vous à l’autre bout de la ville. Je ne sais plus trop où, je compte vaguement sur le fait qu’on y était une fois, il y a six mois, pour que mes pieds se souviennent du chemin. Je prends à peine le temps de me demander ce que je fais encore à l’école à cette heure, la limite pour déposer les enfants étant largement dépassée. Mon réveil interrompt mes questionnements. Sept heures. Faisant fi de l’éventuel caractère prémonitoire de ce rêve, je reprogramme mon réveil dix minutes plus tard. Lire la suite

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Parce que ton anniversaire est aussi le souvenir d’un des pires moments de ma vie

Un an bientôt. Un an déjà. Mon tout petit bébé. Mon grand bébé. Je suis de ceux qui trouvent que cela file trop vite. Même si je suis de ceux qui attendent impatiemment la prochaine étape. Lire la suite

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Malades : notre lutte acharnée contre les microbes

Lundi, j’ai eu envie de mourir. Mardi j’ai bien cru que j’allais y passer. Mercredi j’ai pensé que les enfants allaient m’achever et jeudi, j’ai eu envie de tuer tout le monde. Bref j’ai eu la grippe. Vendredi y a comme eu un vent d’espoir, quand j’arrivais enfin à me passer de paracétamol pour mettre un pied devant l’autre, quand j’arrivais enfin à respirer sans me noyer dans mon mucus. Et puis la crèche a appelé, Malo avait de la fièvre…. Lire la suite

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Sevrage

En lisant « sevrage » sur un blog maternité, tu t’imagines peut-être que je vais te parler nichonnage et recherche sans fin de LA tétine parfaite. Que nenni, tout ça est bien loin derrière nous, même si ma gorge se serre encore parfois de penser à cet allaitement foiré. Tu croiras peut-être alors que je vais te parler diversification, bébé qui refuse les épinards et ne mange que des aliments rouges et maman qui parcourt toute la ville sous la neige de décembre pour trouver des tomates bio. Et ben non tu vois, là aussi je suis tranquille. Et je peux même t’avouer sans culpabilité, qu’en ces temps de fêtes, le bébé a avalé du petit pot micro-ondé. Non le sevrage, c’était pour moi. L’addict , c’est moi.

Ça a commencé un jour de septembre. Malo sur mes genoux se retourna soudainement en entendant les pas du chat, il s’agita un peu à la vue de l’animal. J’ai pensé que c’était fou comme il était dégourdi parce que le Putois n’avait jamais lui fait attention à l’existence du fauve avant très très longtemps. En y réfléchissant bien, je me suis dit que ça aurait été plus simple que Malo soit le premier. Malgré son arrivée tempétueuse, aujourd’hui il grandissait bien, tout dans les clous alors que pour Putois tout était toujours compliqué…. Oui, je comparais mes enfants. Et j’allais même plus loin, parce que je les comparais aussi à ceux des autres. Et tristement, Putois souffrait souvent de la comparaison. Alors j’ai décidé de faire une pause. De m’éloigner de tout ça, de vous, d’ici et de là où là vie semble si belle et si simple pour les autres. Parce que même si je savais que ce n’était qu’un point de vue, je culpabilisais toujours d’avoir l’évier qui déborde tout le temps, des coussins pas raccords avec les rideaux, eux-mêmes pas raccords avec la tenue de mes mômes. J’ai décidé de me recentrer sur notre petit cocon familial pour savoir ce qui était vraiment important.

J’ai d’abord eu un manque. Instagram est sans doute ma plus grosse addiction, c’est là que je suis revenue le plus vite. J’allumais ma tablette, j’allais automatiquement cliquer sur le petit appareil photo. Je me suis demandé ce que vos deveniez. J’ai eu très envie de vous parler de certaines galères. Pour le blog, ça a été plus facile. Déjà parce que certaines étaient parties, et puis parce que je n’avais pas vraiment la tête à écrire. Ni la tête, ni les bras. Septembre est le mois où Papa Breizh est parti à l’autre bout de la France, où Putois est entré à l’école et Malo à la crèche. Et moi de devoir gérer tout ça (en plus de mon travail). Oh, j’en aurai des choses à vous dire. Alors d’abord, c’est vrai, en me sevrant, j’ai eu beaucoup de temps. J’étais plus présente pour les enfants au lieu d’être une demi maman à moitié dans ses notifications, à moitié en train de jouer aux playmobils. J’ai eu un intérieur presque aussi rangé que sur les réseaux (bon mais niveau déco, ça pèche toujours). Je me suis remise aux loisirs créatifs, quand tu ne passes pas une heure sur Pinterest à épingler des idées DIY, tu peux avoir une heure pour bricoler! Bon c’était pas miraculeux non plus, j’étais très très occupée. Ça a même carrément dégénéré avec l’arrivée des maladies hivernales. Mon salon est redevenu un champ de bataille, mes menus, une ode à la malbouffe.

Au début, ça m’a fait de bien de tout couper. Je n’avais pas envie de revenir. Et puis je me suis demandé si je ne me cachais pas un peu. Si à moins comparer, je n’avais pas aussi cessé d’essayer d’être une meilleure maman. Je reviens un peu sans savoir où je vais. Tu sais quoi? On verra !