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Survivre aux vacances

Harassée, j’ai pensé : « Vivement les vacances! » … Et puis je me suis rappelée que j’avais des gamins. Mais cette fois, j’ai un plan! Lire la suite

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Mes deuils à faire

Lors d’une naissance, ça explose de sentiments. La première rencontre, qu’elle soit coup de foudre ou sensation d’étrangeté, est aussi un instant de déception : cet enfant là n’est pas celui qu’on avait imaginé. Bien sûr ça passe, parfois si vite qu’on n’a pas senti l’émotion fugace. Le bébé réel se révèle bien plus satisfaisant que l’enfant idéalisé. Pourtant il y a un deuil à faire, ou plutôt des deuils : la grossesse fantasmée, l’accouchement idyllique, le nourrisson rêvé.

Après mon premier enfant, l’envie du deuxième est venu rapidement. J’avais un fantasme de réparation. Rien n’avait été catastrophique mais ça n’était pas parfait. J’avais eu beaucoup d’inquiétudes par rapport à toutes ces nouveautés et je m’étais empêchée d’en profiter pleinement. Même si je n’en gardais aucune culpabilité, j’avais un petit pincement au cœur. Et puis le deuxième est arrivé et j’ai vécu mon cataclysme. Ça n’a rien réparé mais ça a eu le mérite de réhabiliter ma première grossesse : finalement, ça n’était pas si mal. Reste qu’aujourd’hui j’ai parfois un goût amer et encore des choses à digérer. Lire la suite

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Ma vie en mieux (#presquepourdevrai)

Ce matin, le réveil me tire de mon sommeil. Maintenant que mon cadet passe ses nuits, j’envisage de me lever un peu plus tôt pour ajouter quelques salutations au soleil à ma routine matinale #miraclemorning #yoga. Je crois que ça ferait tellement de bien à mon corps et à mon cœur #helthybody #healthymind. Je déjeune du pain de mon boulanger et de confiture faite maison #homemade par ma tante avec les pèches de sa voisine. L’été prochain, je m’y mets aux marmelades. Je dévaliserai mon marché de ses fruits gorgés de soleil pour me faire des réserves en pots pour l’hiver. Je prends du temps pour prendre soin de moi : quel fard vais-je choisir pour mes paupières? #mamanàpaillettes

Encore un réveil beaucoup trop précoce. Même si cela fait trois nuits que Malo nous donne un peu de répit, j’ai douze mois (plus sept de grossesse) d’insomnies qui ont laissé des bagages sous mes yeux. Pour une fois, j’aimerais me lever parce que j’ai assez dormi et n’avoir ensuite à me préoccuper que de mon unique transit. Si je traine au lit, je vais le payer alors je me fais violence. Foutu dos en vrac! Il faudrait que je prenne le temps d’aller chez l’ostéopathe. Je ne prends même plus la peine de l’ajouter sur ma liste de chose à faire. En attendant, je glisse un dafalgan dans mon sac à main devenu kit de survie : mouchoirs, Pom’pot et boudoirs, smartphone avec lien direct sur le premier bonhomme de neige de Petit Ours Brun. J’enfile mes habits de travail qui ne me vont plus vraiment mais que je ne renouvelle pas. Après deux grossesses, mon corps n’est plus le même. Je rajoute un gilet d’intérieur pour épargner mon chemisier de la morve du matin. Je décongèle du pain et me perfuse du café, lyophilisé, ça va plus vite. Face au miroir de la salle de bain, le constat est sans appel, il va me falloir beaucoup de temps pour cacher la misère.

Je me lève pour réveiller les garçons. Pressée. J’avoue que je les aime tant que parfois ils me manquent la nuit. Leur premier sourire du matin est mon shoot de bonheur pour la journée #mamanaccro. Leurs yeux pleins de sommeil, leurs joues froissées de l’oreiller et leur peau si pleine de la chaleur de l’édredon me font fondre. Calé contre moi avec son lait chaud, je prends ma dose de Malo. Je souris à Petit Putois qui émerge en même temps que le soleil. Il met tellement de sérieux dans le choix de ces céréales du jour, au fond peut-être tout le reste de la journée en dépend. Puis il avale encore une biscotte pendant que je savoure mon café. Il la brise en morceaux et y voir un tracteur, un dinosaure ou un camion #imaginairedenfant. Ensuite on s’habille vite. On trouve tellement de jolies pièces pour les garçons que mes fils deviennent de vraies petites gravures de mode #fashionbaby. Petit Putois se réjouit de la pluie, il pourra mettre ses bottes et sauter dans les flaques #jeuxdenfants.

Fin de la parenthèse enchantée. L’heure tourne et il va falloir réveiller les mômes. Ma gorge se serre un peu, ils n’ont pas le matin facile. Malo hurle jusqu’à ce qu’on lui fourre le biberon dans le gosier. Je croise les doigts pour lui épargner le lavage de nez préprandial ce matin mais je n’y crois pas trop. Petit Putois chouine, se cache sous les couvertures et bien souvent je dois le porter jusqu’à la cuisine où il finira par accepter d’avaler une barre chocolatée à la dernière minute. Je tente de les habiller comme je peux, mes critères sont le confort, la solidité et l’absence de tâches visibles, pour l’esthétique on repassera. Encore une fois il faudra tout faire en même temps et je devrais choisir qui attendra. « Dépêche toi! » « Attends » »Plus vite! » « Pas maintenant!« . A vous rendre schizophrènes!

Je dépose les enfants. Un câlin et ils commencent leur journée à eux. C’est drôle ces moments, après la course du matin, je prends toujours plusieurs minutes pour les observer choisir un jeu, faire un peu de leur vie à eux. Leur vie sans moi. Ça me serre un peu le cœur mais ça le remplit aussi de fierté de les voir grandir comme ça #proudmamma. Ensuite je file, faire ma vie à moi #mamantravaille. Une journée de travail bien pleine avant de refaire le chemin dans l’autre sens.

Je dépose les enfants. Un câlin et ils commencent leur journée à eux. C’est drôle ces moments, après la course du matin, je prends toujours plusieurs minutes pour les observer choisir un jeu, faire un peu de leur vie à eux. Leur vie sans moi. Ça me serre un peu le cœur mais ça le remplit aussi de fierté de les voir grandir comme ça. Je vérifie que je n’ai pas un reste de boudoir dans les cheveux, essuie la bave sur mon épaule et file. C’est la course, le marathon des transports en commun. J’arrive toujours tard. Je me demande si j’aime encore mon travail, je me demande si c’est ma place. Je m’ennuie un peu dans les moments de creux. Je lancerai bien une machine entre deux rendez-vous. Je ne sais pas si ça a du sens tout ce temps dans les trajets. Mes collègues trouvent que j’ai la belle vie et me jalousent de partir à 16 heures. Elles oublient que je n’ai qu’un demi salaire et qu’un plus que temps plein m’attends à la maison. Au final, l’horloge tourne et je reprends la course dans l’autre sens.

Dans la vie comme sur les photos, tout est une question de point de vue et de façon de (se) raconter l’histoire.

Le tunnel du soir est celui que je redoute le plus. J’ai tellement hâte de retrouver mes trésor, ils m’ont manqué la journée. Mais parfois on est tous tellement fatigués et il y a tellement de choses à faire qu’on perd vite pied. J’essaye de m’organiser au mieux #mamanorganisée . Je m’autorise à chercher Malo dix minutes plus tard que ce que je pourrais faire. Cela me permet de passer à la maison déposer mes affaires, de couper quelques légumes pour le repas (sans enfants dans les pattes, ça va incroyablement vite), de mettre le chauffage dans la salle de bain pour leur toilette, débarrasser les restes du petit déjeuner…. En plus, j’arrive après le raz de marrée des parents à la crèche et l’éducatrice a plus de temps pour les échanges. Puis on récupère Putois à la garderie. En général il est livré avec une œuvre d’art qu’on ira directement exposer sur le frigo #monfilsestunartiste. C’est d’ailleurs devenu également un chevalet ce qui lui permet de dessiner pendant que je finalise le repas du soir. Quand je suis seule, j’ai moins l’occasion de faire de la haute gastronomie, je préfère passer du temps avec eux à jouer. Je cuisine simplement, tentant de respecter un subtil équilibre entre leur faire plaisir et manger sainement #onepotpasta. Malo est vraiment très curieux et pique allégrement dans nos assiettes, c’est tellement agréable de le voir si enthousiaste pour chaque nouvelle découverte #DME. Puis après la toilette, c’est direction la chambre pour l’histoire du soir. Depuis tout bébé c’est la tradition pour Petit Putois, je connais certains livres par cœur et les pages sont abimées à force d’ avoir été tant tournées. Malo, chez qui on a pourtant commencé plus tard, adore aussi les livres et se régale des images colorées #vivelalecture. Je vois les paupières s’alourdir et plonge une dernière fois mon nez dans leur cous tout chauds. Je les laisse ensuite glisser vers le sommeil en regardant au plafond les vagues dessinées par leur veilleuse tortue.

Je redoute le moment où je dois les récupérer, épuisés et excités. Je sais que Malo va chouiner tout du long jusqu’à ce qu’il aille au lit deux heures plus tard. Je devine qu’il va falloir négocier pour que Petit Putois mette sa veste, son bonnet, son écharpe…. dans les couloirs d’une école surchauffée avec Malo qui tentera désespérément de s’extirper du porte bébé. Souvent je passe à la maison d’abord, faire pipi (une vessie vide aide à ma patience) et vider les shockobons. Je me rappelle avec nostalgie ces moments où je rentrais épuisée et me vautrais sur le canapé et puis plus rien, oui parfois même se relever saisir un paquet de chips était de trop. Je me donne du courage en me disant que ça ira mieux, je serre les dents et je récupère mes mioches. Je jette trois coquillettes, quatre farfalles et six pennes dans de l’eau frémissante. Les fonds de placards. Les temps de cuissons différents apporteront un intéressant jeu de texture. Malo s’impatiente dans sa chaise haute, il veut tout bouffer. Putois fait la grève de la faim. J’ai envie de les mettre au lit tout de suite mais la couche qui pue me rappelle à mon sort. J’hésite à poursuivre l’ainé rebelle pour lui imposer le brossage de dents, je me raisonne en maintenant devoir l’emmener chez le dentiste. Je les colle au pieu, ils pleurnichent un peu, la fatigue surement. Je choisi l’histoire, la plus courte. De toutes façons ils n’écoutent rien, Putois saute sur son lit, Malo fait du lancer de tétine. J’éteins.

 

Vingt heures, je referme la porte de leur chambre en leur souhaitant bonne nuit. Ma deuxième vie de parent commence alors #pasquunemère.

Vingt heures, je referme la porte de leur chambre. Je chante la Reine des Neiges (de rien). 20h53, ils se sont enfin arrêté de parler. 20h56 je vais au lit.

 

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Pourquoi les enfants?

Ah les enfants! Adultes miniatures, petits d’Hommes, pervers polymorphes, vampires d’énergie parentale, manipulateurs capricieux, puretés incarnées, puits d’amour et pourvoyeurs du sens de la vie, accessoires de mode ou de cohérence sociale… Non franchement, quand on les regarde de plus près, les enfants sont vraiment des êtres étranges. Tiens, la preuve : Lire la suite

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L’impossible équation

Deux enfants : un et trois ans. Un travail à 50% à 75km. Une place en crèche qui ouvre de 7h45 à 17h45.

Les petits sont en vacances dans deux semaines. Le papa repart dans trois. A 800 km. Pour trois mois.

Si je donne du doliprane à 7h00 à mon fils de 9kg qui a 38°C de fièvre, à quelle heure appellera la crèche?

Mercredi 9h26, j’attaque le pot de Nutella à la cuillère. 9h32, plus que huit heures avant que Papa Breizh ne rentre du travail. Je sens que la journée va être longue.

Et si je prenais un congé parental complet? 390€ de la CAF contre 250€ pour le congé partiel auquel s’ajoute un demi salaire. Déduire le tarif des transports, la crèche,la cantine et le périscolaire. Rajouter le prix des repas de midi.

Penser à ne pas oublier de prendre rendez-vous chez l’ophtalmologue pour Malo dans deux ans.

Si je me lève à 6h00, que je réveille les enfants à 7h00,qu’ils déjeunent jusqu’à 7h30 et que je change la couche de Malo pendant que Petit Putois se brosse les dents, on peut être à l’école à 8h00 pour que j’attrape le train de 8h45. 6h00 le réveil sonne, 6h10 je me lève, 6h30 le bébé pleure, 8h00 Putois refuse de se laver les dents.

Moi : 9 semaines de congés par an. Petit Putois : 16 semaines.

Si la boite de lait est remplie au 1/3 mardi soir, peut-on attendre vendredi après-midi, sur le chemin du retour de l’orthophoniste, pour en racheter? Mais si elle est plutôt vide au 2/3?

Si j’ai rendez-vous chez le pédiatre mercredi matin 9h30 avec Malo,est-ce que j’emmène Petit Putois? Sachant que : A: Le cabinet se situe à 30 minutes à mes pieds et 45 minutes à ceux de Putois. B: Le médecin a entre 30 minutes et 1heure30 de retard. C: L’école ouvre de 8h30 à 11h30. D: Il faut emporter le vaccin conservé entre 2 et 6°C.

Penser à respirer.

Regarder son agenda : Payer la crèche, envoyer une copie des factures du quatrième trimestre 2017 pour une prise en charge partielle de l’employeur, donner de la vitamine D à l’aîné, ouvrir un compte bancaire au petit, encaisser le chèque de Noël de mamie. Refermer l’agenda.

Est-ce que le tiers payant de la facture d’orthophonie de décembre a été pris en charge par la mutuelle? Où est cette foutue facture? Ah voilà! Où sont ces putains de relevés de remboursement? Tiens, c’est quoi cette facture de cantine? Est-ce que je l’ai déjà payée?

3h30: Si Malo se rendort,il me reste deux heures trente de sommeil. 4h25 : Malo a les yeux fermés depuis trois minutes,encore une minute et c’est gagné. 5h00 : Si je me rendors,il me reste une heure de sommeil. 5h52: Je me rendors. 6h01:le réveil sonne.

 

Deux enfants: Un et trois ans. Une maman. L’équation impossible que je résous tous les jours.

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Mes 4 indispensables accessoires de 0 à 3ans

Lorsque tu te retrouves enceinte de ton premier enfant, tu découvres le concept de liste de naissance. En 10 pages, recto-verso, police 9, est compilé le strict nécéssaire sans quoi ton bébé ne survivra pas ou grandira de travers. Dès le départ, ces achats conditionnent ton statut de future bonne mère, victime de la surconsommation ou radine indigne. Angoissante par leur longueur, par leur vocabulaire (turbulette, trio avec nacelle et cosy, mouche bébé….) et par l’éventuel gouffre financier qu’elles représentent, tu te rends finalement compte qu’il y a autant de listes exhaustives que de manuels d’éducation. Lire la suite