Bio, Fait Maison, Zéro Déchet…. et ma charge mentale dans tout ça?

L’autre jour, je faisais pipi dans la douche tout en me félicitant de sauver le monde … Quoi? Tu trouves ça dégoûtant? Non, aujourd’hui uriner en se lavant n’est plus crado mais écolo. Par contre, caca dans le bain est encore trop avant-gardiste. Même les mouchoirs en tissus reviennent à la mode. Moi j’en avais plein gamine, les Minnie et les fleuris étaient mes préférés, les gros à carreaux, ceux de mon grand père étaient bien trop rugueux. Et puis à un moment, c’est devenu honteux. Absolument anti hygiénique. Tiens, tu vas voir quand la grippe va revenir, la télé te dira qu’il faut utiliser des kleenex à usage unique et les jeter après un mouchage. Mais la mode du zéro déchet ne l’entend pas de cette oreille et on réinstaure nos bonnes veilles habitudes de grand mères. Tiens, même les couches redeviennent lavables. D’ailleurs dans la maternité où j’ai accouché de Putois, on était au lavable, preuve que les mœurs évoluent (ou régressent?). De toutes façons les Pampers sont pleines de désherbant (ce qui explique probablement que les enfants n’aient pas de poil pubien).

Si tu fais partie de ce qu’on appelle la génération Y (ou les suivantes), si tu élèves un enfant aujourd’hui, tu ne peux pas t’affranchir de la perspective écologique. On t’a parlé de réchauffement climatique, on t’a dit que ça allait mal, que ça n’allait pas s’arranger. Il est donc important de trier ses poubelles, d’éteindre l’eau quand tu te savonnes , d’uriner sous la douche (mais pas quand tu as éteins l’eau pour te savonner), d’arrêter de te laver les cheveux, de manger tes épluchures de carottes et d’oublier la viande, de bannir le Nutella qui tue des Orang-outang (au fond, tu n’as jamais su l’écrire), avoir un compost… Mais au-delà de la planète que tu tues à petit feu, il faut être hyper vigilent sur l’alimentation de tes enfants : les vaches sont folles, les poulets grippés, le sucre est l’Ennemi et même le lait pour bébé n’est plus sûr. Entre prise de conscience et culpabilisation, mieux vaut tout faire soi même avec des aliments dont tu contrôles la provenances. Le mouvement est général. Désormais, c’est admis d’avoir plusieurs couleurs de poubelles et d’amener ses sachets au supermarché. De plus en plus de municipalités sponsorisent les poules de ton jardin, de bons œufs frais et une gestion en circuit court de tes déchets ménagers. Que demande le peuple? D’un autre côté, on tend aussi à changer de smartphone tous les trois mois et à dévaliser Zara toutes les semaines, mais si c’est le tiers monde qu’on pollue, c’est moins grave, non?

Moi je joue le jeu, très concernée, je suis une femme de mon époque. Et puis je ne voudrais pas bousiller la santé de mes enfants. Entre mes grossesses et les (quarante sept) premiers mois, j’en ai bien trop bavé pour ne pas espérer qu’il viendront me rendre visite de temps à autre dans ma maison de vieux. Je leur file des légumes, locaux. Je cuisine maison. Y a des jours où on zappe la douche (ok, là c’est plus par flemme mais le côté écologique est plus louable). Je ramène mes petits sacs en papiers pour le marché. J’ai cousu de petites lingettes lavables. On a réduit notre consommation de viande. Je fais caca dans le bain…ah non, trop tôt?

Soyons honnête, tout ça coûte énormément. Financièrement bien sûr. Oui, c’est plus cher de manger bio. Oui, un bon poulet n’a pas le même prix que les barquettes d’escalopes aux hormones des supermarchés. Mais ça coûte encore plus en temps et en énergie. Parce que quand je décide d’aller au marché en trimballant ma marmaille ou de cuisiner des gâteaux plutôt que de les sortir de la boite, c’est du temps que je ne passe pas à jouer aux Lego ou à faire de la pâte à modeler (ou à regarder les téléfilms de Noël sur un M6, mais ça c’est peut-être un mal pour un bien). Je le fais pour mes enfants (et pour nous) mais en ont-ils conscience? Si on devait mourir demain, il est évident que je ferai des pâtes et qu’on jouerait tous ensemble. Ça coûte physiquement aussi. Là je te laisse deviner si je te parle de mon sac de légumes à porter dans les escaliers ou de ma coupe menstruelle.

Au fond dans tout ça, il y a quelque chose qui me dérange. Je me rappelle, ça me titillait déjà quand mes anciennes collègues se moquaient gentiment de moi quand je ramenais un plat tout près Picard. A l’époque, j’étais célibataire. J’avais donc tout le loisir de cuisiner. Mais aussi de ne pas le faire. Au fond, les surgelés, les machines à laver et les tampons n’ont-ils pas été inventés pour nous faciliter la vie? Pour nous dégager du temps? Et tout à coup, voilà qu’on s’empoisonne et qu’on pollue? En tant que bonne mère, on introjecte ces vérités, on se les approprie et on ajuste nos comportements. On fait nous-mêmes nos purées avec les légumes bio qu’on cherche au marché. On lave la merde de nos gosses à la main avec du savon de Marseille car c’est moins allergène que l’Ariel. On est le calme face aux tempêtes émotionnelles de nos bambins et on accueille les émotions sans jugement. On continue de travailler quand même, parce qu’on s’est battu pour ce droit, parce qu’on n’est pas que des mères. Parfois on doit en faire un peu plus que d’autres pour justifier qu’on parte à 16h30 et qu’on est notre mercredi. On comprend bien que l’avancement nous passe sous le nez. On suit bien les injonctions des magasines féminins ‘il ne faut pas s’oublier madame‘ alors on va se faire masser, on reprend le sport et on s’achète des talons. Et puis le soir, une fois les enfants couchés, on met notre guêpière pour la petite gâterie au mari.

Et puis on finit par péter un plomb, par faire un burn out. Parce qu’on n’y arrive pas. Parce que toutes les autres femmes gèrent alors pourquoi pas nous? Parce qu’en fait personne n’y arrive. L’autre jour j’écoutais un podcast à soi sur les femmes immigrées qui effectuaient nos tâches domestiques. L’émission était intéressante à bien des niveaux mais ce qui m’a interpellé est qu’une des femmes se plaignait de la difficulté de son labeur quotidien (et de sa non reconnaissance) qui consistait à s’occuper des enfants, à cuisiner et à faire le ménage dix heures par jour. En somme, d’être mère au foyer (en version professionnelle avec interdiction de s’assoir). Éduquer les enfants et maintenir la maison en ordre est un travail pénible et ingrat. Bien entendu, s’il s’agit de nos enfants, c’est la tâche la plus merveilleuse du monde. Les voir grandir est tellement important et il faut que nous en profitions. Gardons nous bien de nous plaindre ou alors conjurons immédiatement le sort avec le magique ‘mais‘ : « Parfois je suis tellement à bout que j’ai envie de balancer mes gosses par la fenêtre ou de m’y jeter moi …. mais je les aime tellement que ma vie n’aurait aucun sens sans eux!« (Notons ici que le suicide collectif réglerait le dilemme, mais ne tombons pas dans le cynisme). Je ne fais qu’ouvrir des portes ouvertes en disant qu’en plus d’avoir eu le droit de travailler, on a eu le droit de continuer de se taper tout le reste. Mais je me demande si on ne devient pas un peu nos propres ennemies  avec ce retour aux méthodes de grand mère. En tout cas, il y a clairement un truc qui cloche, un rapport temps/choses à faire qui déconne (même si pisser dans la douche est un gain de temps).

Et toi, t’as pas l’impression d’être un peu prise pour un jambon (sans OGM) dans ces tendances là?

 

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93 réflexions sur “Bio, Fait Maison, Zéro Déchet…. et ma charge mentale dans tout ça?

  1. Cet article est superbe. Je le trouve particulièrement très bien écrit, franchement je suis subjuguée (entends par là que je l’ai lu d’une traite, sans cligner des yeux). Il est exactement pile dans mon mood actuel et dans ce que je pense. C’est tellement ça !
    Chapeau, tu as touché en plein dans le mile. Je finirai en citant une de tes phrases absolument belle et tout à fait représentative « en plus d’avoir eu le droit de travailler, on a eu le droit de continuer de se taper tout le reste » *coeur* *bisou* *coeur*

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    • Roh ben merci pour ce commentaire absolument adorable! J’avais l’impression justement de l’avoir écrit ‘un peu vite’ en omettant tout un tas de choses que j’avais envie de rajouter. Du coup ça me touche beaucoup 🙂

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  2. Merci pour tes mots… la charge mentale est bien présente ici aussi, et une bose de culpabilité. Oui car je ne cuisine pas, je n’utilise pas grand chose de lavable ( et donc d’écolo… ). Et pourtant le temps me manque cruellement pour jouer aux légos. Et cette impression de ne pas y arriver certains jours…

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    • Roh ben si tu n’as que l’impression de ne pas y arriver certains jours, c’est que tu gères 😉
      Je ne sais pas pourquoi on a cette impression que toutes les (bonnes) mères y arrivent, sauf nous (et même si elles ont un travail plus prenant, des enfants en plus ou un mari absent). Ça ne peut pas être possible qu’on pense toutes ça.

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  3. Je plaide mère au foyer, ça aide … mais le fond de l’article est juste 😒. Tant d’injonctions contradictoires, d’injonctions tout court d’ailleurs, pour nous faire courir après le temps et peut être oublier l’essentiel 🤔

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    • Je suis aussi mère au foyer depuis deux mois par la force des choses, et pourtant j’ai parfois l’impression que les choses étaient plus simple en travaillant (enfin pas quand je travaillais et que mon compagnon était à l’autre bout de la France). Je me demande « mais comment je ferai si je devais en plus travailler? ». Et finalement je n’ai pas l’impression de faire grand chose en substance, car il faut bien le dire, on répète quand même régulièrement les mêmes tâches.

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      • Moi je suis mère au foyer depuis que je suis maman, ça fait tout juste 6 ans, aujourd’hui même. Et j’avoue culpabiliser énormément lorsque je n’arrive pas à tout gérer. Parce que franchement « elles font comment celles qui travaillent?! Alors ferme-la et arrête de te plaindre! »
        Alors que souvent je me dis que certaines choses seraient plus facile si je travaillais… Je pourrais avoir une conversation avec un adulte, peut-être même sans être interrompue. Je pourrais aller faire pipi seule. Je pourrais avoir une reconnaissance de mon existence. Je pourrais réfléchir à autre chose que la gestion d’un foyer. Parce que finalement, comme dit Maman Nouille, on passe ses journées à faire les mêmes chose, pas forcément passionnantes…
        J’ai voulu partir travailler histoire de respirer un peu. Mais j’avoue trop aimer éduquer mes schtroumpfs. Alors il a fallu chercher un équilibre, pas facile à trouver…
        Depuis que le dernier va à l’école par contre, tout est bien plus simple. Je me suis obligée à récupérer les premiers temps (pas facile avec cette pression sociale de la mère au foyer qui n’a pas le droit d’être fatiguée!!!), et voilà que je réalise tout à coup que je m’amuse à nouveau en faisant les gâteaux d’anniversaire, la déco pour la fête avec les copines de demain, et que j’arrive même à prévoir des moments yoga de temps à autre.
        Alors j’irai sûrement retravailler un jour, lorsque ma famille sera au complet et que tout le monde y aura trouvé sa place. J’ai malheureusement encore trop besoin de reconnaissance sociale. Puis j’ai cette impression d’être ici pour faire autre chose aussi, pas que « bonne mère ». Mais pas toute suite! Après 6 ans de pleurs, de couches, et de manque de sommeil, je m’autorise à profiter de la vie un peu, d’abord et avant tout! 😉

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  4. Oh siii… Aujourd’hui il faudrait pouvoir tout faire… Mais (le voilà) on ne nous a pas rajouté de temps et on s’épuise à la tâche. Et moi je le dis : c’est dur sa race, putain! C’est pas que du bonheur, loin de là (même si y en a). C’est du labeur! Moi j’dis que quand on fais 3 boulots on devrait être payé 3 fois. C’est tout!^^

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    • Mais qu’est ce qu’on ferait de tout cet argent, on aurait même pas l’occasion de le dépenser XD
      Oui c’est dur, ingrat la plupart du temps et pourtant c’est tellement essentiel d’éduquer nos enfants pour en fait de grands hommes plus tard. C’est ‘drôle’ parce que la France a une grande culture psychanalytique donc tout se joue dans la prime enfance et tout dépend de la mère (pour un faire un gros raccourci), sauf qu’on se sert de ce discours dans l’après coup pour nous reprocher nos échecs et pas sur le moment même en nous donnant toutes les chances possible pour construire des bases solides à nos enfants.

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      • Parlons-en de l’éducation aussi !! J’ai eu toute une période où je fabriquais mon propre matériel montessori et où je passais mon temps à faire de jolies fiches plastifiées…
        Très bel article! Merci !

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  5. Bravo pour cet article, je suis assez sensible à l’écologie et la préservation de la planète, mais je refuse de me laisser emporter par les vagues d’interdiction, de culpabilisation et tout çà, je fais à mon rythme et je parle avec mes enfants pour qu’eux mêmes aient leurs propres idées et rythme !

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    • Oui j’essaye aussi de leur transmettre certaines valeurs, à mon niveau et aux leurs.
      Je crois que de toutes façons on a été élevés dans cette sensibilité écologique et ça me parait aberrant qu’on puisse penser par exemple que le réchauffement climatique est une invention. Mais on tombe parfois dans l’excès inverse et la culpabilisation. Mais quand on se l’impose soi-même c’est encore plus fourbe.

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  6. Bravo pour cette réflexion : j’en suis à peu près au même point, ici. Alors, sans culpabiliser (ou au moins en essayant de ne pas), je choisis mes combats écolo et fais la sourde oreille au reste. Mais c’est pas simple, hein ?

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    • Non c’est pas simple. Je crois que c’est difficile d’allier féminisme, écologie, maternité et tout le reste. Ça coince un peu parfois. disons que le souci , c’est qu’il est difficile, en tout cas pour moi, de faire la part des choses entre mes choix réelles et mes faux choix (surtout que je suis totalement influençable par le marketing et instagram).

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      • Bonjour, je suis tombé complètement pas hasard sur votre page, je comprend la complexité qu’est, aujourd’hui, de gérer un foyer, son couple, ses relations, son travail, les activités des enfants, et qu’il est parfois compliqué de limiter son emprunte polluante, mais je suis très mal à l’aise quant à l’idée d’insinuer que cette tendance est une mode… je pense que beaucoup de gens travaillent bénévolement à faire changer les mentalités pour que chacun, ait un impact le plus petit possible sur l’environnement, c’est un processus lent et fastidieux, pour responsabiliser chacun de nous, nous sommes près de 8 milliards, sur une planète qui finalement n’est pas si grande que ca, il y a un continent entier de déchets flottant au large du pacifique, près de 60pourcents des espèces ont disparues en quelques décénies liées aux pollutions en tous genre, nous exploitons sans cesse les denrées de notre planète qui ont mis des millions, voire dans milliards d’années à se constituer, sans parler des déforestations en tout genre, pour vos mouchoirs, votre pécu ou vos couches, vous savez, les arbres, le truc qui vous permet de respirer, et d’assimiler la pollution que chacun produit. alors oui, de gré ou de force, ces méthodes grand mère, il faudra y retourner…n’en déplaise à votre confort, et non, le changement de mentalité n’est pas une mode, mais bien une nécessité… je n’impose à personne une vie de moine, mais simplement d’avoir la clairvoyance de se rendre compte que nous vivons dans un monde aux ressources limitées… et que chaque petit effort est une petite victoire… si vous ne le faites pas pour vous, faites le pour vos enfants 😉

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  7. Je reste perplexe face à la lecture de cet article. Je ne pense pas que l’on régresse ou alors c’est le cas si notre partenaire (quand on est deux, je ne parle pas des parents solos) ne fait rien. Pour moi, perdre son temps dans les rayons du supermarché (où j’angoisse car je suis agoraphobe) ou faire des cookies en 10 mn chrono montre en main (AVEC mon enfant) … c’est tout choisi! Ensuite ça nous coûte moins cher et ça nous prend de moins en moins de temps car on a désormais une organisation rodée (je ne dis pas les balbutiements étaient un tantinet galères). Je crois que cela peut être rétrograde comme dans n’importe quelle situation ou un des deux partenaires (malheureusement souvent la femme) porte toute la charge (mentale) sur ces épaules et dans son cerveau toujours saturé.
    désolée si mon commentaire est assez déstructuré (réveil à 4 heures pour faire le pain, coudre des lingettes … nan j’déconne juste des insomnies^^)/
    Pis une dernière chose, il faut s’autoriser des « écarts » (j’aime pas ce mot mais je n’en trouve pas de plus approprié pour le moment) : commander chez delifroufrou une fois de temps en temps, acheter des biscuits pour le(s) petit(s) parce qu’on préfère glander sous la couette en matant un disney que faire de la pâtisserie etc.

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    • Je te rejoins. Je crois que si on fait des choix en connaissance, alors on le vit très bien. Le tout est de trouver un bon équilibre, sans être extrêmiste du « je fais tout » ni extrêmiste du « je chie sur la planète (et surtout pas sous la douche) ». D’ailleurs, il me semble bien que la grande majorité des familles se comporte ainsi, chacun dans ses propres habitudes et propres combats…

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      • Mais plus on rajoute de choses dans la balance, plus l’équilibre est difficile à trouver.
        Chez moi il ne suffit pas de me convaincre de quelque chose pour le vivre bien, je suis par exemple convaincu qu’il est plus sympa de vivre dans un endroit rangé et propre néanmoins ranger et faire le ménage reste une corvée.

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    • Je vous rejoins totalement.. Pour ma part je ne comprends pas trop l’article.. Je viens d’un milieu ou la parentalité positive , les considérations écologiques , le manger bio et/ou sain ne sont pas légions mais dans ma vie d’adulte j’ai peu à peu appris à faire des choix.. en lisant, en cherchant des infos, en testant.. moi et mon compagnon nous nous y retrouvons à faire le marché, à cuisiner du frais et faire nos gâteaux, à limiter la consommation de produits dit d’hygiene… je ne culpabilise en rien car j’assume mes choix, mes erreurs, mes « écarts » .. Je ne subis aucune injonction de la société car je ne dois rien « à la société ». Nous essayons de faire le meilleur pour nous et notre enfant. Comme l’a dit quelqu’un d’autre dans les commentaires si il y a une répartition des tâches équilibrés c’est souvent le secret qui permet de ne pas subir la charge mentale.

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      • Ben justement, la question est de savoir si ce sont vraiment nos choix. Ça parait peut-être un peu ‘théorie du complot’ de le dire comme ça puisque faire le tri ou manger local parait la meilleure chose à faire. Mais il fut une époque on donnait des céréales et du lait à nos enfants au petit dej en se disant qu’on faisait le mieux pour leur santé…. (mon fils mange des céréales au petit dej cela dit, ah l’ambivalence).

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    • J’entends ta perplexité, je suis moi-même très ambivalente sur le sujet. je pense vraiment qu’il est primordial d’avoir une conscience écologique et de changer nos modes de consommation. Mais nos modes de consommation traduisent également un fonctionnement de société qi vise à en faire toujours plus tout en vantant le moment présent…ah la schizophrénie me guette.
      Je me suis demandé si mon partenaire entrait en ligne de compte dans tout ça mais en fait, ce sont des choix que je fais moi, je ne peux pas l’obliger à coudre des lingettes (mais il utilise celles que j’ai choisi de coudre).
      Par contre pour ma part, cuisiner avec mes enfants n’a jamais mis 10 minutes, même toute seule je n’y arriverai pas alors chapeau (c’est peut être là mon problème de charge mentale, je suis trop lente XD)

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  8. bravo , je redis ce qui a été dit : tu tapes dans le mille, et c’est particulièrement bien écrit. moi ce que j’ai envie de rajouter : on choisit nos combats. On ne peut pas TOUT faire. alors ok, les légumes bio, ok, trier les déchets, ok la lessive maison, mais ça ne m’empêche pas de : dégainer parfois la pizza surgelée, de prendre la voiture pour 1km, d’engueuler mon fils vertement parce qu’il n’a as envie de mettre 3 assiettes sur la table, et d’acheter des plats picard pour moi le midi alors que je suis à la maison et que je pourrais cuisiner. On est pas censé tout faire bordel ! on fait ce qu’on peut, et c’est déjà BIEN. alors si un jour tu lâches tout pour aller jouer aux légos ou regarder le film de noël sur M6, et bah tant mieux !!!!!!!!! choisissons nos combats, et ne nous perdons pas au milieu. Et les hommes doivent être aussi impliqué que nos dans tout ça, est il encore besoin de le préciser ???

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  9. Une belle réflexion ! Merci d’avoir dit tout haut ce que beaucoup pense tout bas ! Ici je tente de prioriser mes « tâches », mes « combats », mais je me heurte souvent au dilemme « Il faut que »/ »J’aimerais que »… Parfois je tiens le rang avec rigueur et organisation et puis parfois, je lâche totalement prise, et je me dis qu’après tout je fais ce que je peux ! Un équilibre qui me permet de tenir la tête hors de l’eau.

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    • Oui il y a des jours où tout roule et des jours où tout se compliquent, où les enfants grincheux pleurnichent toutes les cinq minutes vidant ton énergie, ou ton mari boude la moussaka que tu as mis une heure à préparer, où tu finis par laver trois fois le même drap car la tache ne part pas…

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  10. Chouettes réflexions, je m’y retrouve totalement ! Ça me rappelle Badinter… et au début (avant d’être mère et quand je n’avais qu’un seul enfant) je n’étais pas d’accord avec elle. Je ne le suis peut-être pas toujours (pas pris le temps de relire ces réflexions depuis que j’ai 2 enfants) mais je dois bien reconnaitre que oui, allaiter, cuisiner maison/bio, laver les couches (et le reste), faire ses produits, se déplacer à vélo/à pieds, etc. ça prend du temps, de l’énergie et surtout même quand on ne le fait pas, on y pense à base de « il faudrait… ».

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    • Oui c’est exactement ça. Tiens moi aussi faudrait que je relise son livre sur les mères, c’est drôle (ou maso) mais je l’avais lu quand j’étais enceinte de mon ainé, comme pour me convaincre que j’avais cet enfant avec tout mon libre arbitre possible.
      Et puisqu’on en est là, je crois bien qu’avoir des enfants n’est pas très écolo non plus.

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  11. J’avais en tête un article dans ce genre (mais moi bien écrit!), sur la pression actuelle à l’écologie. Bien sûr, que ça va dans le bon sens, pour ce point précis – mais ça rajoute encore à cette fameuse charge mentale et à cette injonction à tout faire bien, à tout réussir, à être parfaite. Encore une nouvelle chose qui finit par devenir culpabilisante, si tu n’es pas déjà zéro déchet…
    Pas facile à traiter comme sujet, car évidemment que de petits pas vers un mode de vie plus sain valent le coup! Mais cette avancée se fait encore avec une culpabilisation sourde en arrière plan…
    Peut être pour du bien, remarques, si ça nous pousse à nous bouger le cul pour les générations suivantes… Si ça permet qu’on fasse entrer l’écologie à plus grande échelle dans nos quotidiens, même à coups de petits pas honteux…Bref. Encore une fois le serpent qui se mort la queue et je ne suis pas claire car c’est une de mes grands questionnements…Mais le sujet est très intéressant!

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    • Ça ne m’étonne pas que tu aies ce genre de réflexion toi qui va parfois à l’encontre des mouvances actuelles (et qui va jusqu’à punir ta fille pour prôner tes idées…non là je te taquine). Je crois que le fait d’être blogueuse induit peut-être un biais dans ce que nous pensons que les autres font mais ça nous pousse aussi à réfléchir.
      Je lirai ton article avec intérêt quand il sera sorti de ta tête ^^

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  12. C’est quand même vachement bien écrit ! Et même si j’adhère totalement, au fond, je crois que le problème n’est pas tant le retour des astuces de grand-mère que le bon vieux partage des tâches. Parce que finalement pourquoi les hommes se sentiraient ils moins concernés que nous par l’écologie ? A la maison c’est monsieur qui fait la plupart du temps les courses (bon ok avec sa fille mais pas sur que ce soit vraiment un atout 😅) et il est plus que sensible à la qualité de ce qu’il met dans nos assiettes ! Idem pour les repas, on fait 50% 50% de ce côté là et il est autant adepte que moi du fait maison (plus même, les burgers, crêpes, nuggets ou autres pizzas maison c’est exclusivement son rayon).
    Moi ce que je regrette c’est surtout que tout ça ne soit bien souvent qu’une affaire de femmes et surtout que le discours ambiant soit si culpabilisant quand on ne fait pas tout parfaitement ! Finalement si les tâches sont équitablement réparties c’est bie plus facile de changer nos habitudes de vie que si c’est la femme qui doit tirer tout le monde pour avancer !

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    • Dans notre fonctionnement familial, l’alimentation est mon domaine. Bien qu’on fasse les courses ensemble. Là où j’habitais avant, le marché était le samedi, donc lui gardais les enfants pendant que j’y allais, maintenant c’est en semaine, et j’y vais avec les enfants….c’est moins cool. Mais c’est moi qui cuisine, quasiment tout le temps (il fait sa part ailleurs). Quand il cuisine, il n’a pas les même préoccupation, il fait pâte steack et rajoute parfois une tomate ou un poivron s’il y en a. Il préfère souvent la nourriture industrielle. Il est ok en théorie mais je ne pense pas qu’il ferait ce que je fais, parce que ça n’aurait pas autant de sens pour lui que pour moi.
      Je ne sais pas si c’est juste une simple histoire de répartition des tâches, qui ne suffisent pas toujours à répartir la charge d’ailleurs. Je pense que de manière générale, les hommes se demandent moins souvent ‘est-ce que je suis un bon père? un bon mari? est-ce que je suis épanoui dans ma vie? faudrait peut-être que je prenne plus soin de moi…. » Mais c’est peut-être une vision stéréotypée de ma part.

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      • C’est vrai que je n’avais pas vu ça comme ça. Effectivement chez nous par exemple les couches lavables sont clairement restées mon domaine même si Mister M. les a utilisées. De sont point de vue des jetables écologiques étaient bien suffisantes. Bon par contre j’ai à la maison un spécimen mâle qui se pose énormément de questions sur son rôle de papa ! 😅

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  13. ton article est très intéressant, j’unis ma voix au concert de louanges. Je trouve aussi que le retour des couches lavables et des mouchoirs en tissu, c’est anti-hygiénique au possible. En plus j’ai déjà assez de lessives comme ça. Pipi dans la douche, c’est une idiotie car le cerveau se conditionne à déclencher la miction en entendant l’eau couler, c’est catastrophique à long terme (je le faisais, j’ai arrêté et ça a été difficile). Je crois qu’il faut choisir ses combats : trier les déchets devient un job à plein temps, donc entre cela, le boulot et les enfants, sans oublier un peu de temps pour les câlins avec Chéri… il me faudrait des journées de 72h.
    Je me limite à ne pas gâcher, consommer moins, utiliser des produits de ménage safe, acheter un max de bio mais sans que cela m’oblige à des expéditions pas possibles, et basta. La culpabilité peut aller se faire voir !

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    • Envoyer la culpabilité se faire voir, je crois que c’est là tout le secret XD
      Par contre, je n’avais jamais envisager le conditionnement du pipi sous la douche. Mais vu que je suis une grosse pisseuse, au sens premier du terme (au deuxième aussi), je crois que j’associe le stimulus ‘respirer’ à l’envie d’uriner….tiens d’ailleurs faut que j’y aille XD

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  14. Je rejoins l’avis des commentatrices précédentes : cet article c’est de la bombe !
    Tu tapes juste et fort. Penser à l’écologie c’est bien, c’est nécessaire même, mais pas au point de s’épuiser et de perdre notre but principal : vivre !

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  15. Je pense aussi qu’il est indispensable de prendre soin de la planète et de l’environnement mais cela ne doit pas se faire au détriment de notre propre santé !

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  16. Je ne suis pas dans le même état d’esprit.
    Je fais mes propres produits nettoyants et je n’achète plus dans les enseignes Fast fashion car être essayer d’être écolo sans faire preuve d’ethique me paraît incohérent.
    Préparer mon produit lessive me prend moins de 5 minutes ainsi que les autres produits nettoyants, et les économies réalisées je les réinvestis dans la nourriture bio.
    Je mange beaucoup moins de viande et je fais mes courses dans les magasins en vrac car j’aime découvrir de nouveaux produits et que c’est plus économique.
    Pour les vêtements, accessoires et high-tech, je privilégie le 2nde main et de temps je me fais plaisir en achetant une marque éthique.
    Je te rejoins sur la charge mentale mais pourquoi cela revient aux femmes ?
    Il est temps de partager les investissements en temps nécessaires à la survie de notre planète.
    Les hommes peuvent très bien faire les courses au marché et faire la cuisine.
    Les enfants peuvent également participer à la préparation des repas.
    Pourquoi ne pas partager ces moments en famille ?
    J’ai plus en mémoire des souvenirs de préparation de gâteaux avec ma mère que d’émissions télé regardées ensemble.
    Je pisse également sous ma douche et quant aux mouchoirs en papier, j’en ai gardé certains de mon enfance mais en cas de gros rhume, les kleenex sont d’une aide précieuse.
    Mais ma démarche anti gâchis est animée par le nombre de déchets qui s’accumulent de jour en jour et ma volonté de me baigner dans l’océan sans être entourée de détritus, ce qui devient désormais de plus en plus rare.

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    • Je sais qu’on a souvent tendance à évoquer le partage des tâches dans la charge mentale, bien qu’à mon avis, ça soit plus compliqué que ça. Mais l’idee que je voulais développer ici est un peu différente. En gros, si tu as un sac très lourd, c’est sur que de le partager allège ton fardeau (mais alourdit celui de l’autre), l’autre solution est d’élever certaines choses qui pèsent et de les laisser sur le bord de la route.
      Quant à la cuisine en famille, si tu veux mon retour d’expérience, c’est un leurre car ça ne facilite pas les choses. Pour moi c’est une activité sympa à faire avec ses enfants et nous le faisons régulièrement, ça fait partie des choses que j’ai envie de leur transmettre. Mais c’est plus long, plus compliqué et ça nécessite des plats adaptés (l’autre jour je faisais des chouquettes, mon fils de quatre ans voulait participer mais c’est vite devenu ennuyeux car je n’avais pas grand chose à lui faire faire, un gateau au yaourt est plus approprié, ou une quiche). Mais mes enfants sont encore petits du coup la gestion domestique est différente.

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  17. j’ai un enfant de 12 mois et je peux pas tout faire… boulot, ménage, bio, lavable…. quand je n’avais pas d’enfant, j’étais zero dechet, bio, ménage, sexy, boulot et tout !
    mais là, c’est difficile…. du coup, j’ai arrêté de travailler, pour m’occuper de moi, de ma famille et de mon intérieur.

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    • Je te comprends, je trouve qu’on se disperse à vouloir être partout. qu’on se sent nulle parce qu’on a l’impression d’être toujours au mauvais endroit. Mais c’est peut-être très personnel comme ressenti.

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  18. Clap clap clap clap… Je ne peux m’empêcher d’applaudir! J’adore ton article et il me parle tellement! D’ailleurs, hier, sans l’avoir lu, j’y pensais déjà pendant que je cuisinais un velouté de champignons de la ferme d’à côté et que Tess chouinait à côté pour que je m’occupe d’elle… Finalement, ai-je fait le bon choix de terminer la soupe? Je ne sais pas mais je me rends compte que j’augmente moi-même ma charge mentale de jour en jour…
    Un jour, mon mari arrêtera peut-être de rentrer à 20h et de bosser certains weekends… Alors là, je partagerai ma charge mentale et me lancerai vraiment dans le zéro déchet, bio, bobo (histoire de maintenir le niveau de la charge mentale quand même ^^)

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    • Je compatis, je vis régulièrement ce genre de scène. Et comme toi, je ne cesse pas d’en vouloir plus. J’hésite à jeter les graines de potimarrons qu’on a mangé hier car je sais que ça peut se cuisiner, j’achète du tissu pour coudre des draps au petit alors que je suis nulle en couture, …

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  19. C’est difficile de commenter un article qui dit tant de choses à la fois ! Je me retrouve dans la plupart, les injonctions contradictoires, la charge mentale… Pourtant je reste une écolo convaincue, je crois à l’égalité des sexes et à l’éducation bienveillante, et je suis d’accord pour y passer du temps (sauf en décembre parce que personnellement je ne FERAI PAS l’impasse sur les téléfilms de Noël). Il y a un effet de mode, mais finalement c’est tant mieux quand c’est pour la survie de l’humanité.
    Bah voilà un commentaire qui n’est pas plus tranché que ton article… C’est dire si je te comprends !

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    • Oui tu as bien décelé là toute mon ambivalence.
      Remarque je ne suis pas mieux dans ma maternité, mes enfants m’épuisent littéralement et pourtant je me prends à rêver du troisième devant les pyjamas taille minis. Y a des jours où je n’attend que l’heure de la sieste et je peux passer plusieurs minutes à les regarder dormir. La schizophrénie je te dis!

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  20. C’est ma grande flémardise qui fait qu’on est aux pampers et aux petits pots blédina. Comme tu le soulignes bien, on a tellement d’obligations sociales à remplir que soit on en vire, soit on explose (et on finit par en virer), soit on explose quand même. Pour moi il faut savoir choisir ses batailles. Je me considère comme pas comme une pollueuse extrême (je suis plutôt un chtouille écolo), mais pas au point d’y laisser ma santé mentale et le peu de temps que j’ai avec mes enfants.

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    • C’est exactement ça, il faut choisir ses batailles car on ne peut pas tout faire. Et puis on n’a pas forcément envie non plus (quoique je préfère cuisiner des gâteaux pour le goûter que de changer les couches de mon fils…mais bon)

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  21. Oh ça résonne en moi ! Mais il y a des petits moments magiques où tout s’aligne : par exemple, hier, le Lardon est venu cuisiner avec moi. C’était un chouette moment, à deux, avec à la clé un bon repas local. Où comment lier l’utile à la famille 😊 Sauf que… quand on a eu fini, j’ai regardé l’état de la cuisine et… Et merde, y en a partout. Bon, plus qu’à faire le ménage… En fait, on en a jamais fini de cette charge…

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    • Rah je connais parfaitement ça. Parfois les moments magiques sont savoureux, mais ils arrivent inopinément et en général bouleversent le programme, donc tu cours après pour rattraper. En même temps, si tu le programme, tu as peu de chance d’avoir un enfant coopératif XD

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  22. Merci pour ton article, et ton blog, que je découvre par la même occasion. Comme tout le monde, ma journée ne fait que 24h, et malheureusement pour moi, je suis une grosse dormeuse. Donc impossible pour moi de tenir sur la durée avec seulement 5h de sommeil ininterrompu par nuit. Bref, tout ça pour dire que (i) je n’aurai sans doute que très rarement le temps de lire tes articles, qui pourtant m’ont l’air bigrement chouettes, (ii) comme toi, je fais pipi sous la douche, mais principalement pour gagner du temps, (iii) je rêverais de pouvoir passer mon temps, au supermarché, à décoder les listes d’additifs alimentaires des petits pots et yahourts que j’achète pour mes enfants et à me demander s’il vaut mieux manger un avocat bio qui vient du Brésil ou une pomme pesticidée d’à côté de chez moi. Je fais de mon mieux mais quand je pense à tout ce qu’il me faudrait encore faire pour être vraiment écolo, je regrette presque d’avoir fait des enfants et d’être un si piètre modèle pour eux. Alors j’y pense très peu, en faisant tout de même de maigres efforts par ci par là.

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    • Comment ça tu découvres mon blog? Mais que faisais tu les trois dernières années? Bon et t’as pas de bol, car effectivement mes articles sont absolument passionnants mais ils sont surtout en général assez long (et parfois pour ne rien dire du tout). Je vais en faire des articles audios (comme les livres audio) et tu pourras les écouter sous la douche en faisant pipi XD (moi je regarde des stories IG aux toilettes, mais ça reste entre nous). Moi je pense que le temps disponible est inversement proportionnel à l’âge des enfants. Les premières semaines de mon premier, je n’arrivais même pas à me doucher tout les jours, alors cuisiner….

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  23. J’ignore si mon commentaire est passée mais en gris je disais que l’important c’était de faire les choses pour soi et parce qu’on en a envie et pas parce qu’on sent qu’on nous met la pression pour le faire. Moi même qui sui très axée ecolo et preservation de la planete, zero dechet et tout le tralala, je fais ce que je peux, avec mes moyens, mon temps, mes envies et tant pis si tout n’est pas parfait. Faire un peu c’est deja faire quelque chose

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    • Désolée, j’ai l’impression que ton précédent commentaire n’est pas passé (c’est rageant ça).
      C’est parfois difficile de savoir où mettre la limite entre envie et pression extérieure, on est forcément influencé par ce qu’on voit. Influencé ou inspiré, ce n’est pas toujours une bonne chose. Mais tu as raison, chaque petite action est déjà positive.

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  24. Je suis ecolo, et de plus en plus. Ça m’a pris comme une bonne grippe et ne m’a plus lâché. Pour autant je conçois tout à fait ton ressenti. J’avais meme écrit sur cette notion du fait Maison. Ça coûte potentiellement moins cher, c’est un apport santé indéniable mais quid du coût mental et temporel pour le parent? Je crois aussi que ça ira de mieux en mieux avec l’augmentation de l’offre. J’ai trois magasins en vrac qui ont ouvert près de chez moi, dont un qui fait aussi des fruits et légumes bios de saisons et locaux, et des produits ménagers en vrac. Pour moi c’est le paradis car je faisais pas moins de 4 magasins pour avoir tout… Enfin, je trouve que ma charge mentale s’est alourdie au contact d’internet. J’imagine un monde où je dirais à ma voisine : c’est quoi ta bonne recette de goûter pour l’école / de lessive maison et où on me sortirait UNE recette et pas 23654 résultats de recherche Google que j’épluche ensuite consciencieusement pendant ma pause lunch.

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    • Oui c’est très contextuel tu as parfaitement raison.
      Moi par exemple aujourd’hui je suis à la maison à 100% depuis deux mois, ça veut dire que je fais beaucoup plus souvent la cuisine puisque je gère le déjeuner (en fonction des horaires d’école) avec un 21 mois collé au basque qui commence à être fatigué vers 11h30 sachant qu’on doit chercher son frère à 11h45.
      Avant, j’allais au marché le samedi matin. Le marché était à 2minutes à pied, le papa gardait les enfants et je choisissais tranquillement mes poireaux. On a déménagé, le marché est en semaine, je dois y aller avec mes deux enfants (qui généralement finisse par se taper dessus au bout d’une minutes de queue) et c’est à plus d’1 km que nous faisons à pied.

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  25. Mon dieu ! (oui j’ai envie de commencer comme ça). Ton article traduit exactement mes réflexions actuelles (en étant très drôle, je suis fan !), je voulais d’ailleurs en faire un article – mais bon j’ai pas le temps, quelle maman a du temps aujourd’hui ?! -. Il y a de quoi devenir complétement schizophrène, n’est ce pas ? De mon côté je me pose la question suivante – nos amis complotistes vont adorer -, dans quelle mesure le fait d’entretenir les femmes dans ce stress permanent n’est pas une aubaine pour le business ? Vous avez 4 heures. Un jour peut être, je publierai ma copie 😉

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    • Moui mais qui tirerait profit de nos cernes et de nos humeurs labiles?
      Ne penses tu pas plutôt qu’il y a un autre bénéfice au fait que les donzelles se comparent le popotin entre elles puis les médailles maternelles quand leur grossesses a eu raison du fessier…ben pendant ce temps là, c’est qui qui gagne? C’est kiki! Enfin c’est l’homme, avec un petit ‘h’, parce que tant qu’on sera plus nulle que la voisine, on ne se posera même pas la question de se mesurer à l’homme. Lui de toute façon a les fesses poilus et ne distingue pas un concombre d’une courgette. Tiens mais du soup, pourquoi il gagne plus que nous?
      Qui est vraiment l’ennemi? La société de consommation? L’homme avec un petit ‘h’? Trump?

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  26. Super article qui aborde bien tous nos questionnements et préoccupations actuels.
    C’est difficile d’être sur tous les fronts. J’essaie de faire de mon mieux, je me dis que chaque petit pas c’est déjà ça de gagner. Dans les moments de rush ou semaine chargée/compliquée on s’accorde le droit de faire des écarts,(commander une pizza, aller dans un fast food :(). Parfois, c’est dur de tenir le rythme, dans ces moments je privilégie le bien-être de tous, l’écoute de nos émotions, fatigue… et tant pis si nos idéaux sont mis à mal et que la culpabilité est présente. Ce n’est pas évident, c’est aussi par phase, par période qui sont plus ou moins facile en fonction de l’évolution des enfants, de leur demande d’attentions. Je crois que la solution est dans l’organisation, mais même si on est rodé, dès qu’un élément perturbateur vient se mettre dans la machine c’est tout la gestion du quotidien qui est impactée. Je pense qu’on est plus à l’aise dans certains domaines. Cuisiner par exemple me prend du temps, parce que je ne suis pas en mode automatique, je cherche, puis suis les recettes à la lettre, j’essaie de faire participer mon 3 ans qui est ravi, mais le petit rale et veut toujours les bras et n’aime pas le porte bébé… Pour les soupes, par exemple j’avoue je prends les carottes et poireaux en surgelés bio, ça me fais gagner un peu de temps d’épluchage. Pour le reste, je suis passée en grande partie au vrac, produits soins et cosmétiques naturels et produits entretien maison. Ce sont des nouvelles habitudes à prendre. Le plus dur est la phase de transition. Pour les couches, je prends des jetables, j’aurais tenté les lavable si je ne travaillais pas. On fait de notre mieux, et ce que je me dis et qui me permet de me déculpabiliser un peu c’est que aujourd’hui les enfants sont petits, c’est difficile de trouver le temps de tout faire, on jongle.
    Mais d’ici 3-4 ans, les enfants seront plus autonomes, on aura progressé dans notre démarche. Et c’est aussi à partir de cet âge que les enfants auront plus de souvenirs, que l’on peut encore plus leur transmettre nos valeurs, montrer l’exemple. Alors même si aujourd’hui ce n’est pas parfait, on chemine et demain on aura bien avancé je pense. Il faut aussi être indulgente avec nous-mêmes.

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    • C’est très juste ce que tu dis, plein de nuances. Mes enfants sont aussi jeunes et forcément ça rend le quotidien plus rempli. Oui sortir me prend plus de temps car je dois mettre le manteau et les chaussures du 21 mois, aider un peu le quatre ans ou lui rappeler qu’après la baskets droite on met la gauche et puis m’habiller moi. Et tout est comme ça. Forcément au bout d’un moment, on en a assez. Mais comme tu dis, c’est par période, voire par jour. Reste que ce sont des choses importantes tant qu’elles nous emprisonnent pas .

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  27. Très bon article. C’est vrai qu’on croule sous la culpabilisation. Notamment au niveau écologique. Chez les Backstage nous travaillons tous les jours à éduquer nos filles dans le sens écolo de la force. Mais nous ne faisons que ce que nous pouvons. Parfois, les mois sont difficile financièrement alors le poulet bio du marché d’à côté est remplacé par des saucisses de Strasbourg… On ne fait que ce que l’on peut. Comme tu le dis si bien, les culpabilisateurs sont les « écolos du dimanche » qui certes dépensent une paquet de sousous dans le bio mais qui vont acheter des fringues du Bangladesh 🙂 Comme quoi…

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    • Merci^^
      Oui c’est pas toujours facile d’être cohérent dans sa démarche. Je me souviens à l’époque où il y avait encore des sachets dans les supermarchés (et des cassettes dans les walkmans), certains avaient proposé des sacs à base de maïs qui étaient plus biodégradable, sauf qu’en regardant différemment, ils étaient plus polluant à produire. Enfin de toutes façons, y a plus de sacs XD
      Mais je valide les saucisse en bonne alsacienne que je suis 😉

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  28. De petits gestes en habitudes, nous surfons aussi sur cette belle vague depuis quelques années déjà, avec nos enfants qui enclenchent questions et actions de leur âge (6 et 8 ans). J’apprécie le fait maison avec de bons produits, j’apprécie tout autant une bonne lasagne super industrielle et je termine l’assiette au doigt. Nous sommes des supers nanas mais nous sommes aussi des nanas, la perfection n’existe pas, elle serait embêtante pour rester polie 😉 . Bien sûr, j’affectionne le temps passer à réaliser mes popottes cosmétiques, à faire de bons cookies (le double please pour moi aussi 🙂 ), yaourt, lessive et autres, à m’informer sur le pq su ct et ct faire des  »économies » en zieutant les gestes accomplis et le budget restant. Je vois le verre à moitié plein sans m’oublier. Oui aux sorties à la plaine, dans les bois et tant pis si le souper est vite déballer, réchauffer, c’est pas grave, c’est pas l’essentiel. Il faut se permettre de prendre du recul et de lacher du lest sur toutes ce  »conditionnement » qu’on nous impose et qu’on s’impose aussi. Bisous paillettes d’une famille licorne belge.

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    • Mais une famille licorne et des bisous à paillettes, tu ne pouvais pas me faire plus plaisir! Oui, depuis que ma lapine est morte, je vis entourée d’hommes alors ça me manque (quoique je pense que mon chéri à une passion inavouée pour les licornes qu’il remarque à chaque fois, en faisant mine que c’est pour moi… louche louche).
      Et puis pour le reste de ton commentaire, tu as bien raison, on est des super nanas et on fait bien comme on veut (et comme on peut)…

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  29. Comment te dire …cela me touche en plein cœur …4 enfants un travail à temps plein avec des heures sup pour pouvoir payer cette bonne nourriture bio et des heures sup à la maison pour pouvoir appliquer un Max les règles du zéro déchet et du tout fait maison et surtout on oubli pas le mari qui se sentirait délaissé…Mais je comprend pas tu es crevée ?mais reposes toi bon sang tu es têtue quand mm!!! Parfois porter une bonne paire de c..lle serait tellement plus simple 😁👌

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    • Déjà quatre enfants et un travail à temps plain, je ne sais même pas comment tu fais pour manger autre chose que des surgelés encore glacés, alors tout ce que tu fais en plus de ça te vaut déjà toute mon admiration (ne serait ce que réchauffer le plat XD).
      Mais pour le repos, je trouve ça tellement naze. Quand mon deuxième est né, il est resté à l’hôpital un bon bout de temps, mon ainé était bouleversé car sa nounou venait de déménager en même temps et moi j’avais eu une césarienne et courait comme je pouvais entre l’hôpital, la maison … toujours en coup de vent. Mais il fallait se reposer madame! Mais quand même se lever toutes les trois heures pour tirer son lait. .. enfin bref c’était trop, ce n’était jamais assez.

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  30. Salut, je te découvre par le biais de ton article et me permets déjà de te tutoyer.
    J’espère que tu ne m’en veux pas!
    Merci pour cette lecture et merci aux nombreuses personnes qui ont commenté.
    Je me sens moins seule. Cette impression de ne jamais faire assez bien.
    A chaque fois que je crois être plutôt dans le bon, je découvre des trucs horribles : les graines de chia sont pas locales j’ai pollué à mort en en achetant; en allant à une caisse automatique j’ai contribué à faire perdre un emploi à une vraie personne; etc.
    Je passe beaucoup de temps en fait à repousser cette culpabilité, par exemple quand je fais ma lessive avec de la lessive industrielle et pas celle à la cendre ou autre.
    Et pire ce sentiment de ne pas être légitime et de presque devoir m’excuser quand une collègue me complimente en me disant que je suis à ses yeux une maman parfaite, et que je me sens mais tellement loin de ça !
    Bref je ne suis pas mon amie et je vois que je ne suis pas la seule.
    Je me demande si c’est une question de sexe, d’éducation, de religion??? Pourquoi est-il si méchant ? Parce que!
    Bref je vais continuer à te suivre, merci d’avoir ôté un poids pour quelques instants au moins.

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    • Roh mais si ça a pu te faire sentir un peu moins seule, cet article a trouvé tout son sens.
      Je crois que le syndrome de l’imposteur est fréquent mais qu’il y a quand même une nette prédominance chez les femmes car il faudrait être parfaite dans tous les domaines. Je caricature peut-être un peu mais physiquement par exemple, on doit être élégante (les émissions de relooking le prouvent), ne pas se laisser aller, se mettre en valeur, une femme doit être jolie, un homme peut se contenter d’être beau intérieurement, c’est son charme qui compte. On doit être une bonne mère, si le père est bancal, c’est dommage mais tant pis, mais une mère bancale, ça vous détruit un enfant et ça remplit le bureau des psy. Quant au milieu professionnel, j’ai l’impression qu’on doit surcompenser pour faire oublier tout le reste.

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  31. Ton article est tellement bien qu’il s’applique aussi aux femmes sans enfants… oui oui, ne me jetez pas la pierre! Être heureuse, avoir un revenu pas catastrophique alors que pour être heureuse, je suis travailleuse autonome (depuis peu), avoir un toit qui peut l’accueillir sans qu’il dorme dans le salon, faire du sport pour avoir un corps qui l’accueillera comme il faut, manger sain, avoir le bon compagnon, bref… faut être mère parfaite avant même d’être mère!
    Marre.
    Et la première à blâmer c’est moi puisque je trime à essayer d’être parfaite!

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    • Quoi tu te plains alors que tu n’as que tes petites fesses à essuyer (à moins que tu sois aide à domicile ou aide soignante)? XD
      Non plus sérieusement, je n’irai pas te jeter la pierre. « Avoir des enfants » est juste une option chronophage en plus, mais l’équation reste complexe quelques soient les variables. (Tu vois , moi je n’ai ‘que’ deux enfants et en ce moment, je suis à la maison, de quoi je me plains?!)

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  32. Bonjour, c’est un bon raisonnement mais il y a (a mon sens) d’autres facteurs qui entrent en jeu. Revenir aux méthodes de nos grand mères (au moins en partie) est une chose évidente parce qu’on va droit dans le mur en continuant comme ça. Est ce qu’on peut le conjuguer avec nos vies de fous ? Je ne pense pas. c’est tout un modèle de société qui doit se remettre en cause. Ce sont souvent (toujours? ) les femmes qui agissent les premières parce que le bien être de leurs enfants de leur entourage immédiat leur importe plus que le commerce mondial. C’est bien un ensemble qui va falloir remettre en cause si on veut survivre . Les emplois du temps suivront. Le soucis va être de convaincre les pays émergeant de ne pas vouloir suivre l’exemple ridicule qu’on leur a donné en modèle et de sauter la case « gaspillage » pour passer a celle de « confort intelligent ». Ce n’est pas gagné. ll faut réguler la finance. Je ne suis pas optimiste.

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    • Absolument. Cette impression de reculer est sans doute dûe au fait qu’on est allé trop loin.
      Il reste néanmoins compliqué d’être pris en sandwich entre une société qui te vante la surconsommation (j’ai pu avoir ce type de pensée :mon bébé doit être à l’âge où on met un anneau autour d’un piquet,mince je n’ai pas ce type de jouet,est ce que ça va entraver son développement ?) Et de l’autre côté on nous fait comprendre que c’est notre comportement de surconsommation qui est responsable. Bref on se fait manipuler puis culpabiliser de s’être fait manipulé…

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  33. Je découvre cet article grâce au partage de Virginie ce soir (Merci Instagram), et il sonne extremement juste. On le fait par conscience, mais au final qui a y gagner… Pas nous au présent c’est certain… Enfin bref ! J’ai une douche à (ne pas) donner, des fesses à essayer avec de magnifiques lingettes en coton bio lavable, une soupe de potimarron bio sur le feu, et du boulot en retard à cause de 3 journées à couver des enfants (lavables) pour cause de gastro ! Youhou ! Alors là, tout de suite, si on m’enlevant mon sèche linge, je pense que je me suiciderais au savon de Marseille 😁 ! Merci pour cet article, et belle soirée !

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    • Merci Virginie, merci Instagram !
      Je me demande si on aurait pas dû commencer par ne pas faire d’enfants. Car finalement la véritable catastrophe écologique, c’est tout de même l’humanité. Et puis niveau charge mentale on serait plus cool aussi. Je dis ça,je dis rien…

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  34. Super ton article, j adooooore, je suis en plein ras le bol aussi depuis longtemps, trop d info differentes sur tout, trop de choses a faire pour le corps et la planète, trop de trop et plus de temps. MERDEEEE!!
    Mais on fait quoi les filles après cette constatation ?
    Perso j’ ai réduit pleins de choses déjà tt en restant « bonne pour moi et la planète » sauf quand ça dérape, et la c est le panneau  » c pas bien ce que tu fais  » qui clignote dans ma tête…
    On a pas choisi l époque la plus simple pour naître, moi je vous le dit…
    Si vous avez des solutions pour alléger tt ça tt en restant cohérente avec ses valeurs je suis preneuse !!!!

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    • Merci pour ton commentaire ! J’ai l’impression aux vues des commentaires, qu’on fait toutes comme on peut, on choisit nos combats. Mais ça n’est pas forcément satisfaisant. Si on pouvait déjà s’alléger de la culpabilité.

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