Dormir bien au chaud

Quand je rentre dans une mercerie, j’ai envie de tout acheter. C’est la même chose dans une boutique de laine. Pareil dans un magasin de loisirs créatifs. Ça serait surement la même chose s’il y avait des échoppes qui ne vendaient que de la raclette. T’imagines ça, le rêve. De la raclette partout, nature, fumé, au poivre et je ne sais quelle autre excentricité. Bon pour que ça soit viable, faudrait réhabiliter la raclette d’été. Pourquoi pas étendre le concepts. Faire des tranches plus fines pour les burgers et les sandwichs. Remplacé l’emmenthal dans la salade au cervelas par de la raclette (oui je sais, cette recette est louche, de là où je viens, c’est un classique, mais vu d’ailleurs, ça peut choquer). Tu t’imagines là, sur une terrasse, le chant des cigales, à siroter un mojito en croquant une petite tartine de raclette coulante saupoudrée de piment d’Espelette….

Je m’égare. Donc j’étais donc initialement dans cette boutique de tissus pour acheter de quoi faire des rideaux pour le placard de la chambre des mômes. Avant y avait des portes pas vraiment symétriques qui menaçaient de tomber.  » Vous pouvez les retirer et mettre des rideaux  » avait proposé la propriétaire. Alors on a tout pété. Mais me voilà attirer par un magnifique tissu moumouteux bleu canard. Pas pour les rideaux. Ni une, ni deux, voilà que je décide d’en faire une couverture pour mon dernier. Ça tombait bien, on venait d’enlever les barreaux de son petit lit et par la même occasion, remplacer la gigoteuse par une couette. Seulement on n’avait qu’une parure de lit, Ikéa, un peu moche. L’hiver approchant, l’idée de faire une housse de couette bi-matière coton/polaire était parfaite. Je ne suis pas très douée en couture, et surtout pas très patiente, mais coudre un rectangle semblait dans mes cordes. Quand j’aurai terminé les rideaux. Me voilà donc partie à la recherche de la parfaite cotonnade qui accompagnera cette moumoute lagon. Trois heures et 56 MMS à l’homme plus tard, je rentrais avec mon butin sous le bras. Le tissu était le bon choix, le Putois se roulait déjà par terre parce que la future couette n’était pas pour lui. Je l’ignorais ostensiblement. Il se vengera plus tard en qualifiant mes rideaux de moches.

Des jours et des jours plus tard, je profite de la sieste pour me lancer dans l’ouvrage. Déjà, la polaire, c’est chiant à couper. En plus le tissu glisse dans la machine, je me retrouve avec des fronces, je défais l’ouvrage, la sieste est terminée. J’abandonne tout dans un coin.

Des semaines et des semaines plus tard, je saisis l’occasion d’un défi personnel pour aller enfin au bout de cet Everest. Je prends donc grand soin de tout épingler sauf mes doigts. Je constate au passage que je n’avais pas coupé droit. Je passe tout à la machine avec toute la minutie dont je suis capable. Je me rend compte à la fin, qu’en fait la polaire avait un sens, un côté plus soyeux que l’autre. Je décide de m’en foutre. Je lave le tout en priant que ça ne perde pas trop de centimètres. J’ai toujours le souvenir de cette housse de couette toute neuve qui a perdu 20 bons centimètres après son premier bain (et qui du coup est tout de suite moins compatible avec la couette).

Le lendemain, j’installe le tout. Le rendu est parfait. Malo adore, Putois pleurniche parce qu’il veut la même. Bref, presque parfait. Y a juste le retour du karma qui fait que la couette glisse à l’intérieur sur le côté soyeux de la polaire et que chaque matin elle finit en boule au fond de la housse. Mais qui a besoin d’avoir chaud pour dormir?

13 réflexions sur “Dormir bien au chaud

  1. Ce bleu est magnifique. Le rendu est vraiment chouette. Je confirme que découper et coudre de la polaire c’est galère.
    Moi aussi je ne peux pas entrer dans un magasin de tissu, de laine, une librairie, une papeterie sans que ma raison me lâche et que mon porte feuille en prend un coup. Alors je résiste et je ne rentre pas, je me morfond devant la vitrine.

    J'aime

    • Ah oui c’est une super technique ça de rester devant la vitrine. Remarque moi je me retrouve souvent tôt en ville, après avoir déposé le grand à l’école on va au marché, et les boutiques sont encore fermées. Parfois le fait d’avoir le petit en poussette me décourage aussi de rentrer dans certaines boutiques.

      J'aime

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s