Un mois sans sucre ajouté : Semaine #1 – Jouer à cache-cache

Sauras-tu trouver le sucre caché sur cette image?

Je débute mon mois sans sucre ajouté le jour de la rentrée. Ca pique. Le manque se fait sentir dès le matin, enfin le manque de sommeil. Je me félicite de ne pas avoir entrepris de sevrage de caféine. Je me retrouve embetée à midi en voulant réchauffer les restes du weekend. Ils contiennent du sucre là où on ne s’y attendrait pas : dans les couscous aux épices et dans le ras el hanout qui assaisonne les légumes. Il n’y en a pas beaucoup c’est vrai, mais on va pas jouer les mauvais élève dès le premier jour.

Le soir, les courses se transforment en parcours du combattant. Faut dire qu’aller au supermarché un soir de rentrée scolaire est osé.C’est comme ça quand on prolonge les vacances jusqu’au bout, faut assumer le frigo vide au retour. Je scrute les étiquettes dans tous les sens. Un langage de petit chimiste. Ouf, il n’y a pas de sucre dans les Curlys! Mais pas moyen de trouver de la charcuterie sans dextrose. Les enfants s’endorment dans le caddie. On prend des gnocchis à poêler vite fait pour le soir. Je relie trois fois les ingrédients, ce n’est que la quatrième fois que je tique ‘amidon de maïs’? C’est du sucre? Google est mon ami. ‘Chaine de glucose’. Je tergiverse et me demande si je ne frise pas l’orthorexie. Je tranche. Après tout, ajouter du maïs dans des pommes de terre est suspect. Je me réchauffe des nouilles.

Le reste de la semaine s’écoule tranquillement. Je sais ce qu’il y a dans mon frigo, je sais quelle est la composition, je sais ce qu’il y a dans mon assiette. Un brin obsessionnelle la meuf. Côté santé, RAS. Ni symptôme de manque, ni énergie débordante. Je suis crevée mais c’est surtout dû à la reprise. Je perdrai probablement un peu de poids, ce sera celui que j’ai pris en vacances. Ça va aider de ne plus se nourrir d’apéro tous les soirs. Le chéri dit que j’aurai dû faire une prise de sang au départ mais y a quand même des limites à ma dévotion. Ce défi, c’est surtout pour moi que je le fais.

Samedi matin, j’ai une petite envie de sucrée. L’arrivée imminente de mes règles s’accompagne généralement d’appétence pour le chocolat. Le chéri ramène des viennoiseries sympas, heureusement il ramène aussi du pain chaud. Je fais du chocolat au lait pour les enfants, je goûte pour évaluer la température. Je réalise en leur apportant que je viens d’ingurgiter du sucre, comme ça, sans y prêter attention. Le soir, je fais du pop corn, sucrés pour les uns, salés pour les autres (moins). Dans le fond de la casserole  de caramel, je ramasse un pop corn à peine éclos. Un tout dur que je ne donnerai pas aux enfants. Je le croque sans réfléchir. Mince, encore du sucre! Je referai une bourde avec un pop corn échappé de l’assiette de Malo. Croyant en toute bonne foi qu’il était salé, je lui trouve un goût de caramel. Il faut que j’arrête de manger les restes qui trainent, tant pis pour les miettes!

12 réflexions sur “Un mois sans sucre ajouté : Semaine #1 – Jouer à cache-cache

    • Oui c’est quand même un peu flippant cette omniprésence du sucre.
      Pour le japonais ça m’interpelle car je pense qu’en France y a pas mal de sucre dans ce type de cuisine, avec la sauce soja sucré, les brochettes…pourtant j’avais en tête qu’au Japon ils mangeait très peu de sucre (d’où leur désert un peu bizarre). Du coup je me demande si leur cuisine est aussi sucrée là bas.

      J'aime

  1. Sujette au diabète gestationnel (voire au diabète tout court), je fais très attention à ma consommation de sucre depuis quelques mois, et c’est sûr que ce n’est pas facile, car il y a du sucre caché partout! Pour ne pas créer de frustration et de craquage qui va avec, je reste assez souple sur certains de ces sucres cachés, car je sais que sinon j’enverrai un jour tout balader. Manger sans sucre quelques temps – et en particulier en été – ça se fait finalement assez bien ; mais sur la durée, et quand on essaye d’être un peu extremiste, on se rend compte que le sucre est une vraie accoutumance pourtant souvent bien inutile dans ce que nous mangeons!

    J'aime

    • Voilà, le plaisir oui, mais la dépendance non!
      Après le diabète c’est autre chose. Je trouve qu’une grossesse est déjà tellement chiante à vivre , que tu as déjà tellement de restriction alimentaire, le diabète dot vraiment compliquer les choses! Bon courage!

      J'aime

  2. Il y a du sucre partout ! L’horreur !
    De base je ne suis pas très sucre, ma grande non plus. Mais le carré de chocolat, c’est sacré ! Ca compte pour du sucre le chocolat noir ?

    J'aime

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s