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Voilà l’été, voila l’été !

J’ai sorti les knacki balls. Ceux qui ont mariné dans du jus de chaussette tout un long hiver et un printemps automnal. Et spoiler alert, je vois encore mes pieds! Mais je n’ai tout de même plus la souplesse adéquate à faire une charmante pédicure.

J’ai sorti les Birkenstock. Les moches que je n’aurai jamais assumées ado et qui se sont imposées à cette age où on privilégie le confort à l’esthétisme. Je vieillis. Mais après tout, elles brillent. Argument de gamine de cinq ans ou de mamie. Celles que j’ai fini par acheter car elles s’enfilaient sans se baisser, condition nécéssaire à cette époque où j’avais un moutard greffé en porte bébé. Celles qui n’ont de défaut que de puer des pieds.

Les mômes ont été joie d’enfiler un short et de bronzer leur petits mollets diaphanes. Le grand surtout, le petit a suivi. A 24° il tombe le pantalon, à 26° il dégaine les lunettes de soleil. Tout est bien cadré. (Note à moi-même, lui installer une appli météo sur sa tablette). La joie s’est évaporée et le doute s’est installé quand le genou a râpé le macadam de la cour de récré. Ce matin,pour mon ainé, l’hésitation entre le short et le pantalon était à son apogée après une nuit douloureuse. Il a opté pour un pantacourt comme son petit frère. « Ben non mon gars, t’as trop grandi. Entre ta croissance exponentielle; le climat novembresque et la fermeture des magasins covidique, il ne te reste que l’option short de l’année dernière en mode poumpoum. » Il a choisi l’option genoux a l’air, un peu tremblotant. Priez pour lui.