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Et puis retourner travailler : mes premiers jours loin d’eux

Alors que je visitais un des lieux où j’allais exercer, je m’extasiais face à la salle d’attente où foisonnaient jouets en plastique et livres d’images. Je ne travaille pas avec des enfants mais à certains endroits où je me rends, on y reçoit des têtes blondes. Je remarquais : « oh, il y a même un pot dans les toilettes! ». « Il y a une envie d’enfant qui vous toque là » hasardait la secrétaire face à mes nombreuses réflexions. « Oh non, j’ai ce qu’il faut à la maison! » m’empressais-je de répondre. C’est vrai qu’elle ne peut pas savoir, elle me connait depuis vingt minutes et faut bien dire que j’ai l’air d’avoir dix huit ans et une ligne de top modèle (et parfois je mens un peu). Après mon passage aux WC, lieu où me viennent souvent de brillantes illuminations, la raison pour laquelle je m’émouvais devant des joujoux vieillots et poisseux devenait claire : c’est la culpabilité de la mère qui reprend le travail. Lire la suite

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Et tout à coup deux ans

Ce n’est pas vraiment qu’on n’avait pas anticipé. A Noël, quand son tonton a essayé de lui refiler un petit chien en peluche glané sur un souk marocain, on s’était dit qu’on lui offrirait un cabot jappant pour son anniversaire le mois suivant. Mais aux normes CE. Quand il y a eu les soldes, j’ai pensé à passer au Monop’ qui brade toujours les jouets pour dénicher le petit teckel qui remue du popotin. Mais voilà, c’est ensuite que j’ai merdé. Entre ma reprise professionnelle, la recherche de nounou dans des huitres et l’appel aux élus pour dénicher une place au périscolaire, j’avais un peu zappé l’anniversaire de Malo. Ce n’était pourtant pas faute que mon inconscient m’envoie des réminiscences de mon accouchement et que je me retrouve à y penser en boucle. Voilà donc que je refermais mon agenda et me rendais compte que sa première grosse journée d’adaptation chez la nounou correspondait au jour très spécial de ses deux ans. Culpabilité! Que j’ai un peu fait taire en me promettant de passer ce béni temps libre à faire des gâteaux et à organiser une soirée sympa. Résultat, on a mangé des chips et de la pizza surgelée, quelques muffin que j’avais fait rapidement, et tout le monde a été au lit tôt. Je commençais un nouveau job le lendemain. Bref, ni instagrammable, ni mémorable. Mais à cet âge on s’en fiche un peu. Lire la suite

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Le temps suspendu de l’adaptation

Lorsque l’enfant entre à la crèche ou découvre une nouvelle nounou, on y va pas à pas. C’est là période d’adaptation. Selon les enfants, selon les gardants, elle varie. Souvent cela se passe en une semaine, une demi heure avec maman le premier jour, une heure seul le deuxième… Parfois on m’a proposé deux semaines, parfois deux jours pour ne pas empiéter sur l’allocation chômage. Ce temps permet à l’enfant de découvrir son nouvel environnement en douceur, d’appréhender les nouvelles personnes qui vont s’occuper de lui et d’apprendre à se détacher un peu de ses parents. Mais elle permet aussi aux parents d’apprivoiser la séparation, de se retrouver autrement que dans son rôle maternelle et de pouvoir enfin faire pipi seul. C’est un court moment avant la reprise du travail où le temps se suspend. On se retrouve seule dans sa cuisine, avec une liste de choses à faire longue comme trois vies et le cœur un peu en miette. J’en suis à ma quatrième adaptation. Lire la suite

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La complainte de la mère au foyer

Je me lève, la troisième sonnerie me bouscule, Petit Putois ne se réveille pas, comme d’habitude. Encore un matin, un matin pour rien. Malo et son père déjeunent déjà, moi j’émerge doucement, mon ainé lui est échoué au fond de son lit. Lui qui chantait encore à tue tête à vingt deux heures la veille . Chacun son rythme, il n’est pas du matin. Un matin, ça ne sert à rien. Le papa gère, je vise mes grains de café lyophilisé avec ma bouilloire. Mais très vite le flou laisse place à la course. Vite, vite, on est en retard, en retard, on est sorti beaucoup trop tard du lit. Lire la suite

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Tu fais quoi pour Nouvel An?

On en a bouffé de Noël cette année. On s’est plaint dès Halloween des catalogues de jouets qui ont fait passer nos mômes en mode pile électrique. On a joué les Grinch en commentant les illuminations de sortie dès la Toussaint. Noël est de plus en plus tôt, c’est vraiment une fête commerciale. Bien sûr, finalement, comme chaque année, on était à la bourre sur les cadeaux. Lire la suite

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Une décoration de Noël personnalisée

En cette période de fêtes, les idées fourmillent pour faire une décoration unique. Cela dépend de votre imagination, de votre potentiel créatif et de l’adresse des petites mains qui se mettent à la tâches. Noël est une bonne occasion pour faire des loisirs créatifs avec les enfants:

  • C’est sympa de faire des choses ensembles
  • Il fait souvent gris et froid dehors et ça occupe
  • Ça met dans une ambiance festive
  • Cela permet d’exposer les œuvres sur le sapin par exemple, ce qui rend les enfants fiers
  •  Ça donne d’avoir une bonne excuse pour les retirer de la déco en janvier « Mais si mon chéri, ton araignée mutante avec un bonnet de père noël est ravissante, mais là tu vois, on range le sapin, on la ressortira l’année prochaine« .

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Apprenti coiffeur : je me coupe les cheveux toute seule

Je suis le genre de fille à avoir envie d’enfiler un bonnet sitôt sortie du coiffeur, à raser les murs pour filer chez elle se mettre un coup de peigne.  Souvent déçue, parfois pire. Hello à toi, vieille bique qui avait décidé de me couper dix centimètres de moins sous prétexte qu’un carré ne m’irait pas. Qui a fini par rectifier sous la contrainte et en vitesse (ayant estimé avoir passé assez de temps sur ma tignasse) m’obligeant à tout rattrapé devant mon miroir vu qu’il y avait trois bons centimètres de décalage entre la droite et la gauche. Tu ne me reverras plus, mademoiselle pimbêche qui après avoir arraché la moitié de ma crinière, m’a laisser finir de les coiffer seule puisqu’ils étaient vraiment trop emmêlés (en même temps, commencer par la racine avec un peigne fin, c’est du sadisme non?). Au revoir à toi petite chimiste du peroxyde d’hydrogène qui m’a oublié avec mon alu sur la tête et qui en déballant le paquet s’est retrouvé avec des touffes de mes cheveux cramés plein les mains tout en m’assurant que c’était normal (les décolorations abiment toujours un peu le poil). Je te rappelle que chez le coupe tif, il y a des miroirs partout et que j’ai bien vu la panique dans tes yeux. Bref, j’ai moyennement foi en la profession, sauf peut-être pour égaliser les pointes. J’avais tout de même fini par trouver une charmante coiffeuse, inoffensive pour ma chevelure, et avec laquelle j’adorais papoter. Et puis j’ai déménagé. Lire la suite

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Dormir bien au chaud

Quand je rentre dans une mercerie, j’ai envie de tout acheter. C’est la même chose dans une boutique de laine. Pareil dans un magasin de loisirs créatifs. Ça serait surement la même chose s’il y avait des échoppes qui ne vendaient que de la raclette. T’imagines ça, le rêve. De la raclette partout, nature, fumé, au poivre et je ne sais quelle autre excentricité. Bon pour que ça soit viable, faudrait réhabiliter la raclette d’été. Pourquoi pas étendre le concepts. Faire des tranches plus fines pour les burgers et les sandwichs. Remplacé l’emmenthal dans la salade au cervelas par de la raclette (oui je sais, cette recette est louche, de là où je viens, c’est un classique, mais vu d’ailleurs, ça peut choquer). Tu t’imagines là, sur une terrasse, le chant des cigales, à siroter un mojito en croquant une petite tartine de raclette coulante saupoudrée de piment d’Espelette…. Lire la suite