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Promenons nous dans le potager

Dans ma conception de la mère parfaite, le rôle nourricier arrive presque en premier. L’alimentation de mes enfants a toujours été un sujet de la plus haute importance. Ainsi, j’ai eu du mal à déléguer le moment du biberon par exemple, c’est d’ailleurs peut-être pour ça que Petit Putois n’a su prendre son lait seul qu’après deux ans. Et Malo que depuis deux jours… De même lors de la diversification, j’en ai beaucoup voulu à Nounou d’avoir introduit de nouveaux aliments avant moi. Rassurez-vous, je ne suis pas une hyper maniaque du contrôle et je partage volontiers d’autres tâches comme les changements de couches.

Il y a un aspect diététique d’un côté, vouloir le mieux. Le lait maternel parce que c’est le meilleur, du bio parce que c’est le moins pire….même si la vie m’a fait lâcher du lest de ce côté. Mais je ne vous dis pas que je ne culpabilise pas devant les tas de céréales sucrées industrielles et les gouter en sachet qu’avalent mes enfants. En même temps, ils préfèrent les compotes en gourdes aux miennes, je n’y peux rien.

Mais surtout il y a un aspect hédoniste. Parce que j’aime manger et j’ai envie de partager ce plaisir avec eux. C’est important pour moi de leur faire découvrir les goût des choses notamment celui des fruits et des légumes (parce que le vrai goût du lait directement tiré du pis de la vache, ça me tente moins). Lorsque Petit putois était petit, nous étions adhérant à une Amap et avions un panier hebdomadaire. Plus tard, mon petit plaisir du samedi matin était d’aller au marché chez mon maraicher préféré (celui qui vous rajoute toujours un poireau et trois carotte) faire le plein. Dans notre nouvelle ville, trouver un petit marché était une de mes priorité. Autant vous dire que j’ai déchanté devant les étals de bananes et de Pink Lady à 6.99€/kg du marché dominical et que j’ai déprimé devant les courgettes flétries du Leclerc. A force de persévérance, j’ai fini par trouver de quoi me ravitailler avec des producteurs locaux.

Il y a quelques jours, on a encore un peu poussé l’expérience en allant à la cueillette d’octeville ramasser nous même nos légumes. Les garçons ont débuter par la récolte des tomates cerises comme dans le jardin de mamie cet été. Ensuite les grosses tomates. Puis c’est parti en sucette avec des tours de brouettes, des mômes qui courent partout et une maman qui a envie de tout prendre. Pour moi qui rêve d’un jardin, c’était le pied. Les enfants se sont bien amusés aussi  et au final on a pris pleins de légumes aux couleurs bizarres. Maintenant il serait eut être temps d’y retourner car on n’a plus de Rubinette.

Et toi, tu as déjà testé ce type d’activité?

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Chez Mémé

Chez Mémé c’est loin, très loin.

Chez Mémé c’est grand, très grand. La nature a gagné. On a beau marcher, on n’arrive jamais au fond du jardin. Même si maintenant, le jardin est un peu vide.

Chez Mémé il y a souvent des chatons. Sauvages et souffreteux. Si petits que Maman espère toujours en cacher un dans sa poche pour l’emmener chez elle, mais Papa guette. Il y a aussi des poules, peut-être même que Mémé vit chez ses poules. Et des lapereaux. Chez Mémé il y a plein d’animaux, même s’il y en a bien moins qu’avant.

Chez Mémé on peut faire du tracteur en plastique même s’il faut partager. Les grands tracteurs sont rangés.

Il y a des noix, des châtaignes, des noisettes, des vesses de loups,des pêches, des glands, des cacas de poules, des feuilles de chênes, des ailes de papillons, des bouts de bois et puis des pommes pour jouer au football.

Chez Mémé y a du thé, des gaufrettes et des crêpes. Avec du beurre salé et de la confiture. Et il faut tout manger avant de partir. Encore une petite Madeleine?

Et puis y a Mémé qui joue encore aux petites voitures même si maintenant elle a besoin de son petit chariot pour avancer.

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Balade au zoo

On est allé acheter des chaussures pour tout le monde. A côté, il y avait une animalerie, Papa Breizh a proposé : « on va voir les animaux?« . Je crois que Petit Putois a été un peu déçu, ou peut-être que c’était moi. Quoiqu’il en soit, ça explique surement l’idée avec laquelle je me suis levée le lendemain : Et si on allait au zoo!

Alors on est allé au zoo. Pas ce jour là, on avait piscine. Le surlendemain donc. Parce que j’avais envie. Parce que je voulais profiter des vacances. Parce que je voulais profiter de la présence de Papa Breizh.

On a vu plein d’animaux. On a vu plein d’autres enfants. Les deuxièmes étaient d’ailleurs bien plus fascinant à regarder pour Malo que les premiers. Pour Petit Putois un peu aussi. Notre grand garçon a marché des kilomètres sans donner la main. Notre petit garçon a marché des mètres en donnant la main, ça semblait des kilomètres.

On a mangé de la salade de pâtes froides à l’ombre alors que juste à côté, on aurait pu manger des frites au soleil (oui, moi aussi je sais faire des caprices et bouder).

Moi qui ai toujours cru que Putois n’était pas un enfant des villes car il a la phobie des chiens et des pigeons, j’ai découvert qu’il n’était pas fait pour la campagne car il a la phobie des poules et des chèvres.

Les enfants se sont endormis dans la voiture au retour mais comme on s’est arrêté acheter un micro-onde, la sieste a été interrompue. Après, ils étaient réveillés tout le voyage. Malo en avait marre de ne pas gigoter et nous l’a bien fait comprendre. Son frère en avait marre qu’il nous casse les oreilles et lui a bien fait comprendre.

Au retour, on était plus crevé qu’eux. Alors on a sorti les chips et improvisé un apéro. C’était les enfants le plus heureux du monde. En allant au lit, Petit Putois chantait à tue tête.

 

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Brève matinale

Je regarde la pendule, on s’approche dangereusement de neuf heures et on est toujours dans la salle de classe du Putois. Dans une demi heure, Malo a rendez-vous à l’autre bout de la ville. Je ne sais plus trop où, je compte vaguement sur le fait qu’on y était une fois, il y a six mois, pour que mes pieds se souviennent du chemin. Je prends à peine le temps de me demander ce que je fais encore à l’école à cette heure, la limite pour déposer les enfants étant largement dépassée. Mon réveil interrompt mes questionnements. Sept heures. Faisant fi de l’éventuel caractère prémonitoire de ce rêve, je reprogramme mon réveil dix minutes plus tard. Lire la suite

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De ma cuisine Montessori

La pédagogie Montessori ne se résume pas par des jouets éducatifs moches et chers ou des bricolages de maman à base de rouleaux de papiers toilettes, de bouteilles en plastique et de grains de riz. Grâce à l’observation de l’enfant, cette approche vise à développer les compétences du petit au moment où elles apparaissent. Voici mon interprétation au diner : Lire la suite

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Des enfants des autres

L’autre jour, on barbotait tranquille à la piscine avec Petit Putois, quand un marmot approche : « Tu veux savoir ce que je fais après?« . Il ne me laisse pas le temps de répondre non et enchaine :  » Eh bien je vais chez ma grand mère et mon grand père et là bas, je vais voir mon petit cousin. Et lui (il désigne mon bébé), il est moins mignon que mon petit cousin! »

Le mioche est reparti sans que je ne réplique ni que je le noie. Mais Papa Breizh et moi avons éprouvé une certaine jouissance quand un peu plus tard, il s’est fait gronder par le maitre nageur!

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Des frayeurs de parents

Après : il se retourne tout seul
Oh mon dieu,il faut virer son Bibed, on ne le laisse plus seul sur le lit, t’es sur qui tourne la tête? Il ne va pas s’étouffer au moins? Il respire? Et s’il vomit? ;

Il marche à quatre pattes,
Oh purée, il faut sécuriser les prises électriques et passer la serpillère (ou lui acheter un nouveau pyjama);

Et il marche
Oh bordel, Il faut protéger les coins, mettre tout les objets en hauteur, visser les meubles aux murs au cas où il s’y agripperait, lui acheter un casque et des protège tibia, et un énorme rouleau de papier bulle et du scotch … emballons le bébé, ça sera plus simple!

Voici : Il monte seul sur le canapé
Oh put*** de mer**, ce soir j’installe le frigo dans le salon et je commande une chaise percée, comme ça je peux rester assise sur le canapé au cas où il tomberai (j’ai pas encore d’idée pour les douches).

Calin&RisetteFrayeursParents

 

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Du confetti dans son petit lit

Le matin tout est organisé au cordeau, millimétré, chronométré. Quand le mouvement ralentit, je gueule un peu pour remettre un coup d’accélérateur. Il faudrait que je trouve un autre moyen, promis, dès que j’ai le temps, j’y réfléchis. Ce matin là, je soulève Petit Putois fraîchement habillé et les fesses toute propres et là, j’aperçois un petit confetti sur sa table à langer. Bon tu vois, je t’ai un peu menti dans le titre. C’est pour la rime tu comprends. Parfois je brode un peu pour enjoliver l’histoire. D’ailleurs y en avait un sur le canapé aussi de confetti mais bon, de celui là je n’ai rien trouvé à dire. Donc je vois ce minuscule rond de papier bleu sur la serviette blanche et une drôle d’idée me traverse la tête. Je m’imagine que Petit Putois est sorti faire la fête en douce et que le lendemain, je retrouve cette preuve de sa virée nocturne. Je me dis que ça arrivera peut-être plus vite que prévu. Un clignement de paupières et me voilà face à un adolescent. D’ailleurs il a un bouton sur le menton, preuve en est. Je nostalgise et me dis que quand même, il grandit si vite. C’est pas comme si c’était la première fois que je me lamentais sur le temps qui passe. A ma décharge, on fait toutes ça. Et puis quand on ne le fait pas, c’est pour flipper qu’ils ne grandissent peut-être pas assez vite.

Ce petit confetti est un témoin de sa vie sans moi. Sa vie des jours ouvrables entre sept et dix-sept heure. Sa vie chez la Nounou. Tout avait débuté la veille. En allant le chercher, je croise un super héros d’un mètre douze avec une comaman (néologisme tout frais que je viens de pondre pour désigner une mère avec laquelle je partage la nounou, mais vu que je dois expliciter le sens du terme dans une longue parenthèse, je pense que ce mot est voué à disparaitre dès la fin de cet article, tué dans l’œuf). Je me rappelle vaguement que mardi gras approche, rapport aux beignets à la boulangerie. Elle m’explique qu’ils ont fêté carnaval à l’école. Je dis que quand même  c’est drôle d’organiser ça un jeudi. Elle ne relève pas. En fait je suis trop vieille, ou mes enfants trop jeunes, pour réaliser que la semaine suivante correspond aux vacances. Ce petit garçon était le plus grand des enfants que Nounou gardait quand Putois est arrivé. Maintenant il est trop grand et c’est sa petite sœur qui a prit sa place. Sa petite sœur que je me rappelle pendue au sein de sa mère, et qui galope derrière Putois aujourd’hui. La plus grande chez Nounou avait presque deux ans quand on est arrivée, elle doit approcher des trois aujourd’hui. Elle aussi se retrouve avec une petite sœur. Je me souviens encore avoir dit à Papa Breizh que la maman avait l’air enceinte, on n’était pas vraiment d’accord. Tu ne suis rien? C’est normal, moi même j’y arrive à peine, tout va si vite …ah ben voilà que je recommence.

Nounou m’explique qu’ils ont célébré Carnaval à la crèche. L’éducatrice a mis des feuilles pleines de colle par terre et ils ont tous eu droit de jeter des confettis. Mieux vaut ne pas faire ça chez soi. Là tu te dis que c’est quand même chouette d’aller en crèche. D’ailleurs Papa Breizh me l’a bien dit l’autre matin, alors que je me préparais à lui entamer la complainte de la mère indigne qui travaille : cet enfant est beaucoup mieux chez la nounou qu’il ne le serait avec moi. Ben oui, chez nous c’est courses le samedi et coma télévisuel le dimanche . Ouh la mauvaise mère! Alors que le Putois, il était à la médiathèque écouter des contes mercredi, il a fait des œuvres d’art de cotillons jeudi et de l’éveil musical vendredi. Mon fils a un agenda de ministre.

C’est tellement chouette les confettis. Ce sont de petits bouts de souvenirs de moments festifs. C’est un peu comme le sable dans les valises quand on rentre de vacances. Mais cette fête là, je n’y étais pas. C’est un bout de lui qui ne m’appartient pas. Et je souris en me disant qu’il s’amuse bien, même sans moi, et qu’il a quand même l’air sacrément heureux!

Calin&RisetteConfetti