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De ma cuisine Montessori

La pédagogie Montessori ne se résume pas par des jouets éducatifs moches et chers ou des bricolages de maman à base de rouleaux de papiers toilettes, de bouteilles en plastique et de grains de riz. Grâce à l’observation de l’enfant, cette approche vise à développer les compétences du petit au moment où elles apparaissent. Voici mon interprétation au diner : Lire la suite

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Des enfants des autres

L’autre jour, on barbotait tranquille à la piscine avec Petit Putois, quand un marmot approche : « Tu veux savoir ce que je fais après?« . Il ne me laisse pas le temps de répondre non et enchaine :  » Eh bien je vais chez ma grand mère et mon grand père et là bas, je vais voir mon petit cousin. Et lui (il désigne mon bébé), il est moins mignon que mon petit cousin! »

Le mioche est reparti sans que je ne réplique ni que je le noie. Mais Papa Breizh et moi avons éprouvé une certaine jouissance quand un peu plus tard, il s’est fait gronder par le maitre nageur!

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Des frayeurs de parents

Après : il se retourne tout seul
Oh mon dieu,il faut virer son Bibed, on ne le laisse plus seul sur le lit, t’es sur qui tourne la tête? Il ne va pas s’étouffer au moins? Il respire? Et s’il vomit? ;

Il marche à quatre pattes,
Oh purée, il faut sécuriser les prises électriques et passer la serpillère (ou lui acheter un nouveau pyjama);

Et il marche
Oh bordel, Il faut protéger les coins, mettre tout les objets en hauteur, visser les meubles aux murs au cas où il s’y agripperait, lui acheter un casque et des protège tibia, et un énorme rouleau de papier bulle et du scotch … emballons le bébé, ça sera plus simple!

Voici : Il monte seul sur le canapé
Oh put*** de mer**, ce soir j’installe le frigo dans le salon et je commande une chaise percée, comme ça je peux rester assise sur le canapé au cas où il tomberai (j’ai pas encore d’idée pour les douches).

Calin&RisetteFrayeursParents

 

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Du confetti dans son petit lit

Le matin tout est organisé au cordeau, millimétré, chronométré. Quand le mouvement ralentit, je gueule un peu pour remettre un coup d’accélérateur. Il faudrait que je trouve un autre moyen, promis, dès que j’ai le temps, j’y réfléchis. Ce matin là, je soulève Petit Putois fraîchement habillé et les fesses toute propres et là, j’aperçois un petit confetti sur sa table à langer. Bon tu vois, je t’ai un peu menti dans le titre. C’est pour la rime tu comprends. Parfois je brode un peu pour enjoliver l’histoire. D’ailleurs y en avait un sur le canapé aussi de confetti mais bon, de celui là je n’ai rien trouvé à dire. Donc je vois ce minuscule rond de papier bleu sur la serviette blanche et une drôle d’idée me traverse la tête. Je m’imagine que Petit Putois est sorti faire la fête en douce et que le lendemain, je retrouve cette preuve de sa virée nocturne. Je me dis que ça arrivera peut-être plus vite que prévu. Un clignement de paupières et me voilà face à un adolescent. D’ailleurs il a un bouton sur le menton, preuve en est. Je nostalgise et me dis que quand même, il grandit si vite. C’est pas comme si c’était la première fois que je me lamentais sur le temps qui passe. A ma décharge, on fait toutes ça. Et puis quand on ne le fait pas, c’est pour flipper qu’ils ne grandissent peut-être pas assez vite.

Ce petit confetti est un témoin de sa vie sans moi. Sa vie des jours ouvrables entre sept et dix-sept heure. Sa vie chez la Nounou. Tout avait débuté la veille. En allant le chercher, je croise un super héros d’un mètre douze avec une comaman (néologisme tout frais que je viens de pondre pour désigner une mère avec laquelle je partage la nounou, mais vu que je dois expliciter le sens du terme dans une longue parenthèse, je pense que ce mot est voué à disparaitre dès la fin de cet article, tué dans l’œuf). Je me rappelle vaguement que mardi gras approche, rapport aux beignets à la boulangerie. Elle m’explique qu’ils ont fêté carnaval à l’école. Je dis que quand même  c’est drôle d’organiser ça un jeudi. Elle ne relève pas. En fait je suis trop vieille, ou mes enfants trop jeunes, pour réaliser que la semaine suivante correspond aux vacances. Ce petit garçon était le plus grand des enfants que Nounou gardait quand Putois est arrivé. Maintenant il est trop grand et c’est sa petite sœur qui a prit sa place. Sa petite sœur que je me rappelle pendue au sein de sa mère, et qui galope derrière Putois aujourd’hui. La plus grande chez Nounou avait presque deux ans quand on est arrivée, elle doit approcher des trois aujourd’hui. Elle aussi se retrouve avec une petite sœur. Je me souviens encore avoir dit à Papa Breizh que la maman avait l’air enceinte, on n’était pas vraiment d’accord. Tu ne suis rien? C’est normal, moi même j’y arrive à peine, tout va si vite …ah ben voilà que je recommence.

Nounou m’explique qu’ils ont célébré Carnaval à la crèche. L’éducatrice a mis des feuilles pleines de colle par terre et ils ont tous eu droit de jeter des confettis. Mieux vaut ne pas faire ça chez soi. Là tu te dis que c’est quand même chouette d’aller en crèche. D’ailleurs Papa Breizh me l’a bien dit l’autre matin, alors que je me préparais à lui entamer la complainte de la mère indigne qui travaille : cet enfant est beaucoup mieux chez la nounou qu’il ne le serait avec moi. Ben oui, chez nous c’est courses le samedi et coma télévisuel le dimanche . Ouh la mauvaise mère! Alors que le Putois, il était à la médiathèque écouter des contes mercredi, il a fait des œuvres d’art de cotillons jeudi et de l’éveil musical vendredi. Mon fils a un agenda de ministre.

C’est tellement chouette les confettis. Ce sont de petits bouts de souvenirs de moments festifs. C’est un peu comme le sable dans les valises quand on rentre de vacances. Mais cette fête là, je n’y étais pas. C’est un bout de lui qui ne m’appartient pas. Et je souris en me disant qu’il s’amuse bien, même sans moi, et qu’il a quand même l’air sacrément heureux!

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De mon mardi comme un lundi

Les petits oiseaux chantaient et j’ai entendu comme le tintement d’un carillon en bois. J’ai ouvert tout doucement les yeux mais n’ai perçu aucune lueur de feu de bois. Dans mon brouillard, je me suis demandé si j’avais dansé toute la nuit, pieds nus dans l’herbe, avec mes amis hippies. Et puis j’ai réalisé que c’était mon nouveau téléphone et sa sonnerie ‘oiseaux dans les bois‘. Alors je me suis retournée dans l’autre sens et ai attendu que la réveil se répète. J’ai fini par émerger. J’étais forcément déjà très en retard ayant programmer mon lever ric-rac. Je n’avais pas envie d’aller travailler. Ce mardi sonnait comme un lundi après mon weekend de quatre jours. Je ne demandais pas grand chose, juste trois heures de sommeil en plus. Tiens et peut-être un compte en banque bien fourni pour pouvoir traîner en pyjama toute la journée. Tiens et peut-être une nounou à domicile des fois que le Putois serait du genre matinal.

Mais le Putois non plus n’était pas réceptif au réveil en douceur. J’ai ouvert légèrement la porte de sa chambre pour laisser pénétrer la lumière du couloir. Je suis allée préparer son biberon en le laissant émerger. Quand j’y suis retourné, il dormait toujours comme un gros caillou. Ca piquait nos yeux ce matin. Un peu plus tard alors que je me brossais les dents, je l’ai retrouvé dans un coin de son parc, tout recroquevillé autour de son doudou et tentant en douce de se rendormir.

Et puis on y est arrivé quand même. Il ne restait qu’à descendre la poussette et faire un cours de musculation en prime. Un dernier coup d’œil dans le miroir, je me dis que quand même cette nouvelle robe qui a une drôle de couleur, des manches pas très jolies et une saloperie de tissu hyper froissable (qui m’a fait sortir mon fer hier soir alors que je ne repasse jamais) est quand même un peu transparente. Allez, ça passera bien, après tout j’avais un gilet par dessus et une culotte en dessous. Pour peu que je reste dans les endroits sombre et que je garde ma veste … Merde, il fait beau et chaud! Je réfléchis plus vite que la lumière et me rappelle que j’ai une doublure de robe transparente que je pourrais glisser en dessous. Je slalome entre les tut tut bolides pour arriver à mon armoire. Je prends bien soin de remettre le reste de la robe tout comme il faut sur le ceintre car depuis que j’ai lu des astuces de femmes d’intérieur hier sur pinterest, je suis pleine de bonne volonté. Je me déshabille et me rhabille. Elle n’est pas un peu longue cette doublure? C’est pas grave, elle remontera peut-être en marchant. Ou alors je vais passer ma journée à remonter ma sous robe, déscendre ma robe et me regarder les fesses pour voir si rien ne dépasse. Je réfléchis encore. Je crame toutes mes cartouches de la journée. J’ai une autre robe transparente avec une autre doublure. Oui, j’ai plein de robes transparentes, quelle coquine. Elle est tout au fond du panier de linge à repasser (qui est très plein vu que je ne repasse jamais). Je fiche tout par terre, tant pis pour l’appartement témoin. Putois pleure un peu, ça fait un moment qu’il attend, coincé dans sa doudoune. Je fais aussi vite que je peux. Sur le chemin je croise les doigts pour que le chat n’ait pas profité de la descente de la poussette pour se faufiler dehors. Je croise aussi les doigts pour que les automobilistes soient bien attentifs aux passages piétons parce que nous, on n’a pas le temps de s’arrêter. Je gare la poussette et enfile enfin ses chaussures au Petit Putois, ce sont des nouvelles, il faut que Nounou les voit.

Nounou me dit qu’elle espère qu’il y aura des trains avec ces histoires de grève. Je dis à Putois que peu importe ce qu’il se passe je viendrais toujours le chercher. J’espère secrètement qu’il n ‘y aura pas de train et que je sois obligée de rester à la maison. On fera la sieste avec le petit.

Et j’inspire un bon coup et j’y vais puisqu’aujourd’hui je suis aussi cool qu’un chaton déguisé en licorne, c’est mon jus d’orange qui me l’a dit!

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