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Nos vacances

Si tu ne me suis pas (encore) sur Instagram, tu n’as pas pu être témoin de l’épopée fantastique de nos vacances de la Toussaint. Petite veinarde, grâce au copié-collé, tu vas pouvoir en profiter ici (ou te taper deux fois les mêmes histoires). Et si ça te dit, tu peux rejoindre mes dix autres followers là-bas pour en savoir plus sur ce que je mange, me voir en legging et apercevoir des bouts de mes gamins (non, ce ne sont pas les photos qui sont mal cadrées, je préserve leur anonymat).

Vacances jour 1
Le mec qui appelle ça ‘vacances’ est le même qui écrit ‘ouverture facile’ sur ces paquets qu’on finit toujours par déchirer avec les dents.
Bref je frise la schizophrénie, j’oscille entre l’envie les bisouiller et celle de les étriper. Je me suis repliée sur le canapé, le sol est un champ de Lego.
#vacances

 

Vacances jour 2
Abandonner tous ses principes.
Aux chiottes la diététique, bien que je me sois tâtée pour refiler le cornichons de mon burger au petit pour équilibrer son repas (le grand avait du ketchup comme légume).
Au bidet le minimalisme, nous avions archi besoin d’un léporidé débile en plastique quand bien même je hurlais encore il y a cinq minutes qu’ils n’auraient plus jamais de jouet. Mais est-on objectif avec un Playmobil enfoncé dans la plante des pieds ?
#vacances

 

Vacances jour 3
Ranger en présence d’un bambin de 20 mois c’est un peu l’équivalent domestique du supplice de Tantale. Tu ranges, il dérange, tu ranges, il dérange…
Heureusement le chat a brisé la routine en faisant caca dans le salon et en se torchant le cul sur les coussins des enfants.
#vacances #donnechat

 

Vacances jour 4
Les emmener se cultiver un peu à la bibliothèque après les trois épisodes de Pat’patrouille matinaux.
J’ai envie de Nutella.
#vacances

 

Vacances jour 5 Erreur de débutant ? Emmener ses enfants dans une aire de jeu qui grouille de gamins. Et puis tout à coup entendre « allez, on y va il va pleuvoir ! ». On s’est retrouvé presque seuls au monde. Ensuite on a été rejoints par un groupe d’adultes qui fêtait un mariage civil avec leur bande de marmots surexcités (qui venaient sûrement de se taper un discours républicain). Ils ont débouché le champagne sans nous en proposer. Alors on s’est cassé. Sous le vent.Sous le vent. #vacances

 

Vacances jour 6
Profiter du weekend avec papa.
Faire des chouettes activités familiales comme une promenade sous la grêle.
Il nous fallait bien ça pour digérer notre déjeuner fait de crêpes au Nutella chantilly et de chocolat viennois. Rassurez vous, les garçons ont joué l’équilibre en vidant la corbeille à pain qui traînait sur la table du restaurant. A côté de ça, le Burger King de mardi c’est de la gnognotte.
#vacances

 

Vacances jour 8
Je réinstaure la double sieste, surtout depuis que le presque quatre ans se lève à l’aube pour se gaver d’épisodes de canidés pompier ou policier et que le 21mois s’est planté dans le sens du changement d’heure.
Dans le manuel de la mère parfaite, il est indiqué que je dois en profiter pour rendre à mon salon un aspect Instagrammable. Dans la vraie vie je préfère boulotter le reste du crumble devant un navet. Et le crumble, plus il est moche,plus il est savoureux. Et il est sacrément moche.
Et pour le legging et les grosses chaussettes, je file les planquer sous un plaid.
#vacances

 

Vacances jour 9
Je crois que je tiens le bon bout.
C’est peut-être d’avoir écouté des podcasts féministes toute la journée, mais après le dîner je suis allée m’affaler sur le canapé, l’homme est partie finaliser la commande du Drive et les mômes ont aspiré les miettes. Puisse le reste de ma vie être ainsi (sauf le bruit de l’aspirateur qui empêche d’entendre la télé).
#vacances

 

Vacances jour 17
Service minimum.
J’ai gardé mes grosses chaussettes de nuit toute la journée, mangé les restes à midi et surgelé ce soir et fait les courses au Drive. Et comme tu peux le voir, on se laisse pas mourir : sucre, Nutella, yaourt au chocolat et croûtons. Tu savais toi que les croûtons étaient plus caloriques que le Nutella ?
#vacances

 

Vacances jour 22
Le bonheur c’est maintenant !
Ce matin,le chauffage était allumé et je sortais de la douche. Le chéri en avait profité pour lancer une machine de vaisselle et il avait mis de la musique cool. Les garçons étaient chacun absorbés dans leur jeu. Je me suis assise pour enfiler mes nouvelles chaussettes roses à paillettes et je me suis dit ‘le bonheur c’est maintenant’.
A midi on a mangé de délicieuses crêpes,normal, c’est moi qui les avais faites.Puis on est allé s’échouer sur le canapé et on s’est tous fait envoûté par le merveilleux Wall-E. Le bonheur c’est maintenant.
Et maintenant,je poste sur insta,un petit bébé qui n’est plus vraiment un bébé qui grimpe sur mes genoux, un presque quatre ans qui sent le propre à côté de moi et un chéri qui a encore les yeux qui brillent en me regardant. Le bonheur c’est maintenant.
#vacances

 

Vacances jour 375
L’apaisement.
La grasse matinée qui arrive enfin, surtout si on parle en heure d’été.
Ces enfants qui se cherchent dans le bon sens du terme. Leur complicité qui revient. Et leurs marrades derrière la porte à l’heure de la sieste.
#vacances #clapdefin

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Et puis vivre

Parfois, quand je me tais, c’est que je ne vais pas bien. Aujourd’hui, si vous ne m’entendez pas, c’est parce que je vais bien.

Voilà près de deux mois que Papa Breizh est rentré à la maison et nos soirées et nos weekends ont encore la saveur des moments dont il faut profiter à cent pourcent. Nous avons juste un peu réduit le nombre d’apéros en semaine, quoique. L’été est venu s’immiscer dans tout ça alors on joue à être en vacances tout en comptant les jours qui nous séparent d’elles. Ça y est, l’école est fini. Fin de la semaine, c’est la crèche qui ferme. Dans une semaine, Papa Breizh dira au revoir à son travail, dans deux semaines, c’est moi qui quitte le mien. Pour une fois, mes vacances auront un goût d’indéterminé, pas de rentrée prévue, pas de suite au programme. Nos derniers jours sont ponctués d’adieux, de petits cadeaux de départ et de beaucoup de mercis. C’est un peu triste parfois, la nostalgie vient nous piquer les yeux.

Dans tout ça les projets avancent à cent mille à l’heure toujours trop lentement, on se demande où on va vivre, on cherche une maison, un déménageur, on trouve. Petit à petit je coche ma to-do list de notre grand déménagement. Pas de « canapé dehors » comme le souhaitait Petit Putois mais il y aura des bateaux par la fenêtre. « Moi je vais habiter à la mer« . La nuit je fais des cartons dans ma tête. Le jour, je vis dans un camping sauvage. Un matelas au sol puisque nous avons vendu le lit. Un ring de catch où s’affronte les mômes en laissant des miettes de biscuit et des traces de morve. Mes vêtements sont éparpillées dans des valises et des sachets puisque nous avons vendu ma commode et l’armoire. Qu’importe, je vis nue, il fait beaucoup trop chaud pour s’habiller.

Mon téléphone est rempli de photo d’enfants de dos que j’ai envie de partager avec vous. Mais Instagram est capricieux sous Windows, et quand l’instant s’envole, l’instant s’est envolé. Mon cabillaud en croute de chorizo ne refroidit plus parce que je le prend en photo, je le mange. Pas besoin de réseaux sociaux pour me prouver que ma vie vaut le coup, pas besoin d’en faire des histoires pour qu’elle me fasse rêver. Vivre le moment présent. Dans ma tête, parfois, au milieux des cartons, les brouillons s’inscrivent. Cet article où je vous parle de ma méthode pour survivre à l’absence (ponctuelle) du père (maintenant que j’ai la légitimité de l’écrire puisque j’ai survécu), celui où je vous parle de ma diva, mon drama king de trois ans et demi, et ceux où je vous parle de moi, de ma reprise du yoga de mes projets… Peut-être les verrez vous à la rentrée, avec celui intitulé « déménager avec des enfants« .

Mais là , maintenant, on profite.

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Balade au zoo

On est allé acheter des chaussures pour tout le monde. A côté, il y avait une animalerie, Papa Breizh a proposé : « on va voir les animaux?« . Je crois que Petit Putois a été un peu déçu, ou peut-être que c’était moi. Quoiqu’il en soit, ça explique surement l’idée avec laquelle je me suis levée le lendemain : Et si on allait au zoo!

Alors on est allé au zoo. Pas ce jour là, on avait piscine. Le surlendemain donc. Parce que j’avais envie. Parce que je voulais profiter des vacances. Parce que je voulais profiter de la présence de Papa Breizh.

On a vu plein d’animaux. On a vu plein d’autres enfants. Les deuxièmes étaient d’ailleurs bien plus fascinant à regarder pour Malo que les premiers. Pour Petit Putois un peu aussi. Notre grand garçon a marché des kilomètres sans donner la main. Notre petit garçon a marché des mètres en donnant la main, ça semblait des kilomètres.

On a mangé de la salade de pâtes froides à l’ombre alors que juste à côté, on aurait pu manger des frites au soleil (oui, moi aussi je sais faire des caprices et bouder).

Moi qui ai toujours cru que Putois n’était pas un enfant des villes car il a la phobie des chiens et des pigeons, j’ai découvert qu’il n’était pas fait pour la campagne car il a la phobie des poules et des chèvres.

Les enfants se sont endormis dans la voiture au retour mais comme on s’est arrêté acheter un micro-onde, la sieste a été interrompue. Après, ils étaient réveillés tout le voyage. Malo en avait marre de ne pas gigoter et nous l’a bien fait comprendre. Son frère en avait marre qu’il nous casse les oreilles et lui a bien fait comprendre.

Au retour, on était plus crevé qu’eux. Alors on a sorti les chips et improvisé un apéro. C’était les enfants le plus heureux du monde. En allant au lit, Petit Putois chantait à tue tête.

 

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Bons baisers d’août

Août, je n’écris pas, je flemmarde. Je vous lis sans commenter et traine à répondre à vos mots. Je ne réfléchis pas, je rêvasse. Je procrastine des articles qui n’ont qu’une esquisse de titre.

Je regarde les jours qui défilent. Je profite de l’omniprésence de Papa Breizh à la maison pour un mois. Je rentre du travail et fourre mon nez dans le cou de mes bébés. On visite tous les parcs de la ville à quatre. Je gueule sur Papa Breizh à qui j’en veux de partir et lui laisse changer toutes les couches qui puent pour le punir.

On se bat avec le Putois qui fait pipi partout sauf au bon endroit et réclame sa Pampers avec des yeux de chat potté. On lui apprend l’alphabet quand même, histoire de ne pas être à la traine en maternelle. Et on se marre en faisant Hue Coco! « Non Putois, pas hue coco sur ton petit frère! » Les pages du calendrier se tournent et je me dis qu’il est temps de lui trouver un sac pour la rentrée. Peut-être aussi de retrouver les horaires de l’école. Et aussi les étiquettes que j’ai fini par acheter et paumer. J’ai pris celles avec un loup. Ahouuu!

Malo revendique bruyamment le droit de se retourner sur le bidon puis de pleurnicher puisqu’il est sur le ventre. La nuit, il rampe jusqu’au sommet de son lit et gratte doucement le bois. Je crois qu’il creuse un tunnel. Au petit matin, si je le prends avec moi, c’est mon dos qu’il grattouille. Ou mon œil.

Août est drôle, en pointillé, en journées qui ne se ressemblent pas. Avec un goût de rentrée des classes quand il est pluvieux. Avec un goût d’été qui s’étire à dîner d’apéros. Mais déjà les tramways se remplissent à nouveau et les magasins ôtent leurs écriteaux où il est noté en gros « fermeture annuelle« . Et moi je fais encore un peu comme si après août, il n’y avait pas septembre.

 

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J’ai regardé la Maison des Maternelles

8h55, le bébé dort toujours. Je me dis ‘tiens, c’est la rentrée, les Maternelles recommencent peut-être sur France 5‘. J’avais tenté de trouver leur date de reprise sur le site ou sur facebook sans grand succès, mais faut dire que je n’avais pas creusé non plus. J’avais vaguement entendu parler de la fin de l’émission. J’allume la télé, des publicités de petits pots, c’est plutôt bon signe. Lire la suite

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De l’ouverture d’un blog ou quand Doctissimo ne suffit plus

Je n’ai pas la confirmation officielle mais il m’arrive parfois de penser qu’internet a été inventé pour moi. Quand j’étais (plus) jeune, je discutais avec de beaux jeunes hommes (d’après ce que laissaient entendre leurs pseudo mais là encore, pas de confirmation officielle)sur Caramail. Plus tard, je partageais mon amour des loisirs créatifs sur Forumactif. Puis j’ai ouvert un blog (et un deuxième et un troisième) pour parler de moi et de mes passions (les poupées et le vernis à ongle). (Je vérifie aussi mes mails dix fois par heure, j’adore Instagram et je n’ai jamais compris Twitter mais puisque là on parle de l’ouverture d’un blog – cf le titre- on en restera  à la phrase précédente).

Et puis j’ai eu un enfant.

Internet a alors tourné à plein régime :
 » A quoi ressemble un fœtus de deux semaines? Un mois? Deux mois? …. »
« Est-ce que ça fait mal d’accoucher? »
 » Pourquoi mon bébé pleure tout le temps? »
« Combien de fois par jour dort / mange / remplit ses couches un bébé de deux semaines? Un mois? Deux mois ?…. »
Bref, comme toute (ou presque) jeune maman, j’étais désemparée et perdue. J’ai écumé les forums et les blogs à la recherche de témoignages pour me rassurer. Ça n’était pas toujours le cas. Je me souviens d’une discussion sur la version par manœuvre externe (en gros on essaye de retourner ton bébé en siège en appuyant sur ton ventre) où un témoignage disait « je l’ai fait la semaine dernière et mon bébé n’a pas survécu. » ….euh…. Enfin j’ai surtout trouvé beaucoup de choses sympas et me suis aperçu que je me passionnais aujourd’hui pour des sujets qui m’indifféraient hier encore (j’avais vingt ans…). D’ailleurs j’ai regardé tous les épisodes de Baby Boom et suis avec ferveur les Maternelles. Mais surtout j’ai réalisé que j’avais moi aussi envie de partager ce que je vivais car même si c’est l’aventure la plus banale du monde, c’est surement la plus belle!

En résumé, je suis la  jeune maman, (‘jeune’ dans mon statut de mère, un peu moins dans celui d’être humain, encore que tout est relatif) de Bébé Putois, quatre mois et des brouettes.
En ce moment je m’interroge sur l’allaitement et la reprise du travail (il y a quelques jours en arrière). Je me suis déjà lassée des méthodes pour calmer les pleurs du soirs et m’en fiche encore de la diversification (mais dans quelques semaine je serais la reine de la purée de carotte).

Premiers Moments