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Comment faire manger des légumes aux enfants (du moins aux miens)

J’ai lu quelque part (article hautement documenté avec des sources fiables) que l’audace culinaire de nos bambins dépendait davantage de la génétique que de l’éducation. De ce côté là, mes marmots doivent être plutôt bien lotis puisqu’il n’a jamais été bien compliqué de les nourrir. Enfin, nuançons, Petit Putois a longtemps préféré qu’on lui donne la becquée plutôt que de lever le coude. Ses phases d’opposition s’illustraient souvent par le refus de manger, mais brocoli et coquillette étaient logés à la même enseigne. Quant à Malo, il est souvent très impatient et hurle quand ça ne va pas assez vite, puis hurle et rejette le biberon qu’on lui tend. Néanmoins je ne peux pas dire qu’ils font parti des enfants que l’on nomme ‘difficile‘ en matière de goût culinaire et on a souvent vanté leur coup de fourchette. Bien sûr, ils ont leurs préférences et je n’irai pas fanfaronner que la courgette prime sur les bonbons (quoique la première fois où Bébé Putois a gouté du chocolat au lait il a failli vomir alors qu’il a eu sa période cornichons). Malo qui va sur ses deux ans, affirme ses goûts, sélectionne dans son assiette et est très viandard en ce moment. Putois qui frôle les quatre ans devient végétarien mais ses choix alimentaires se stabilisent, il n’aime pas les champignons, les œufs, le poireau et les oignons. Il n’a plus la témérité de sa jeunesse à tout goûter mais je le trouve plutôt ouvert à ce que je propose.

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Promenons nous dans le potager

Dans ma conception de la mère parfaite, le rôle nourricier arrive presque en premier. L’alimentation de mes enfants a toujours été un sujet de la plus haute importance. Ainsi, j’ai eu du mal à déléguer le moment du biberon par exemple, c’est d’ailleurs peut-être pour ça que Petit Putois n’a su prendre son lait seul qu’après deux ans. Et Malo que depuis deux jours… De même lors de la diversification, j’en ai beaucoup voulu à Nounou d’avoir introduit de nouveaux aliments avant moi. Rassurez-vous, je ne suis pas une hyper maniaque du contrôle et je partage volontiers d’autres tâches comme les changements de couches.

Il y a un aspect diététique d’un côté, vouloir le mieux. Le lait maternel parce que c’est le meilleur, du bio parce que c’est le moins pire….même si la vie m’a fait lâcher du lest de ce côté. Mais je ne vous dis pas que je ne culpabilise pas devant les tas de céréales sucrées industrielles et les gouter en sachet qu’avalent mes enfants. En même temps, ils préfèrent les compotes en gourdes aux miennes, je n’y peux rien.

Mais surtout il y a un aspect hédoniste. Parce que j’aime manger et j’ai envie de partager ce plaisir avec eux. C’est important pour moi de leur faire découvrir les goût des choses notamment celui des fruits et des légumes (parce que le vrai goût du lait directement tiré du pis de la vache, ça me tente moins). Lorsque Petit putois était petit, nous étions adhérant à une Amap et avions un panier hebdomadaire. Plus tard, mon petit plaisir du samedi matin était d’aller au marché chez mon maraicher préféré (celui qui vous rajoute toujours un poireau et trois carotte) faire le plein. Dans notre nouvelle ville, trouver un petit marché était une de mes priorité. Autant vous dire que j’ai déchanté devant les étals de bananes et de Pink Lady à 6.99€/kg du marché dominical et que j’ai déprimé devant les courgettes flétries du Leclerc. A force de persévérance, j’ai fini par trouver de quoi me ravitailler avec des producteurs locaux.

Il y a quelques jours, on a encore un peu poussé l’expérience en allant à la cueillette d’octeville ramasser nous même nos légumes. Les garçons ont débuter par la récolte des tomates cerises comme dans le jardin de mamie cet été. Ensuite les grosses tomates. Puis c’est parti en sucette avec des tours de brouettes, des mômes qui courent partout et une maman qui a envie de tout prendre. Pour moi qui rêve d’un jardin, c’était le pied. Les enfants se sont bien amusés aussi  et au final on a pris pleins de légumes aux couleurs bizarres. Maintenant il serait eut être temps d’y retourner car on n’a plus de Rubinette.

Et toi, tu as déjà testé ce type d’activité?

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Mon tire-allaitement

J’allaite comme j’accouche, en trichant. J’ai l’impression de choisir la facilité, l’artificiel. Ce n’est pas naturel, je me sens un peu moins mère car j’ai l’impression d’être assistée. Et pourtant c’est loin d’être facile, ni la césarienne, ni le tire-allaitement. Sous d’autres latitudes ou à un autre siècle, nous n’aurions peut-être pas survécu à mon premier accouchement et il est presque certain que nous serions morts lors de la deuxième grossesse. Voilà, je dis ça juste pour balayer un peu ma culpabilité, ménage de printemps.

Pour mon deuxième bébé, né trop jeune et trop petit, c’est avec des bouts de plastique que j’ai initié ma lactation. Il était loin de moi et surtout incapable de manger seul, on n’avait pas tellement le choix. Drôle de début pour un allaitement, le tête à tête avec une machine (enfin plutôt le téton à téterelle). Lire la suite

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Sein : 1 – Biberon : 1

« Il faut tirer votre lait six à huit fois par jour au minimum. Toutes les trois heures. La nuit aussi. Et ne jamais laisser plus de cinq heures entre deux expressions. Il faut produire 700 à 750ml au bout de 10jours! » La consultante en lactation me fixait l’air sévère tandis que j’opinais du chef. C’était l’heure du tirage, elle commence à me masser les seins et les aréoles. Je lui avais pourtant dit que j’étais du genre pudique. Elle me branche et me montre la méthode de la compression. Elle a mangé un rat mort à midi, je suis de plus en plus mal à l’aise. Le lait ne coule pas beaucoup. « Vous n’avez peut-être pas eu votre montée de lait finalement« . Beurk, le rat mort avait dû manger des crottes de poney. J’arrête tout et la mets fermement dehors. Je jette les quelques gouttes recueillies puis je lave mon petit matériel et mes seins tout gonflés, parce que « si pétasse, j’ai eu ma montée de lait mais j’aime pas qu’on me tripote sans m’avoir courtisée un peu« . Lire la suite

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Du cas du petit déjeuner

Mesdames, Mesdemoiselles, à l’âge où les visites pédiatriques ne sont plus aussi fréquentes, les occasions de glaner des conseils de spécialistes s’appauvrissent; j’en appelle aujourd’hui à vos avis d’expertes aguerries pour résoudre l’épineux cas du petit déjeuner.

Cela débute toujours à peu près de la même manière. Lire la suite

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De ma cuisine Montessori

La pédagogie Montessori ne se résume pas par des jouets éducatifs moches et chers ou des bricolages de maman à base de rouleaux de papiers toilettes, de bouteilles en plastique et de grains de riz. Grâce à l’observation de l’enfant, cette approche vise à développer les compétences du petit au moment où elles apparaissent. Voici mon interprétation au diner : Lire la suite

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Des rôles de mère : celles que je ne suis pas

Il y a quelques temps, j’avais croisé sur facebook un article qui relatait le salaire que devrait percevoir une mère au foyer. Un petit calcul dont le but était surement de rappeler, au cas où quelqu’un (un homme?) en doutait, les multiples rôles que tenait une maman et les multiples tâches de la femme. De façon plus ludique, Maman Louve a aussi écrit un joli billet à ce sujet. En tant que jeune mère, je me suis reconnue dans ces articles (surtout dans le potentiel financier du premier ). En tant que maman, en tant que femme mais aussi en tant qu’humain (les hommes ne sont pas en reste) nous avons tous plusieurs cordes à nos arcs pour nous permettre de nous adapter aux différentes surprises de la vie. Et pourtant, malgré ma palette de talents incroyables, force est de constater que parfois j’aurais mieux fait de m’abstenir….

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  • Je ne suis pas coiffeuse

Et oui, c’est un métier ma bonne dame! Autour du premier anniversaire de Putois, j’ai commencé à trouver ses cheveux trop longs. Lui aussi sans doute puisqu’ils les avait dans les yeux.Il t avait des mèches courtes et des plus longues. Bref, c’était n’importe quoi. Pour si peu, je ne me sentais pas de l’emmener chez le coiffeur. En plus à son âge, je n’étais pas sur qu’il soit calme. J’ai donc dégainé les ciseaux à ongles de bébé, ils coupent bien et ont des bouts ronds (notez que je me coupe la frange moi-même avec des ciseaux à ongles …) et j’ai débroussaillé. J’ai égalisé par ci, par là, le résultat était potable. Les cheveux ont repoussé, j’ai recommencé. Entre temps, j’avais extirpé un super hélicoptère de son carcan de plastique et de carton grâce aux dits ciseaux qui du coup ne coupaient plus des masses. La coupe s’est révélée un peu plus sportive, le bébé plus gigoteur , les ciseaux moins coupeurs. Au final rien de transcendant. Au moins il ne ressemblait plus à une fille, mais peut-être que s’il était allé à l’école, on se serait moqué de lui… Bah les cheveux ça repousse. Du coup il faut les recouper. La troisième c’est la bonne. J’ai racheté des ciseaux (ne serait ce que pour les ongles) et essayé de trouver des vidéos sur youtube. Au final, je ne sais pas si j’ai coupé trop court ou pas assez mais j’ai envoyé un texto à Papa Breizh : Je crois que j’ai fait une bêtise, j’ai ressuscité Jeanne d’Arc.

 

  • Je ne suis pas auteur-compositeur

Bien avant la naissance de Petit Putois, bien avant de connaitre Papa Breizh, j’avais inventé une berceuse. Comme ça, comme il m’arrive parfois de chanter à tue tête n’importe quoi genre ‘ouh il y a un chien par la fenêtre, il pisse contre le mur. Il promène son drôle de maitre, qui sent l’œuf dur‘ (oui, je viens de vous l’inventer en direct live, j’ai pas encore la choré.). Mais cette berceuse, j’avais retenu les paroles (oui, il y avait quatre phrases). J’ai commencé à la chanter à mon jeune bébé pendant ses crises de pleurs du soirs … ouais bon ben il n’en avait rien à faire! Il préférait le sein. Et de toutes façons, mon fils préfère Maitre Gims… *smiley qui se pend avec ses propres cheveux* (Notez que je laisse tourné la vidéo en fond sonore …)

 

  • Je ne suis pas pédiatre

Mais heureusement j’ai Google. Recherches : Selles vertes, selles comme des crottes de lapins, selles oranges après avoir mangé des carottes, rhume bébé 3 mois, rhume bébé 4 mois, rhume bébé 5 mois, rhume bébé 6mois, pourquoi mon bébé a toujours le rhume, reflux gastro-oesophagien, toux bébé quand consulter, mon enfant saigne de l’oreille … Encore aujourd’hui, je ne sais pas toujours quand l’emmener consulter. C’est souvent la Nounou, bien plus inquiète que nous, qui nous pousse. Après 17 mois de pratique des microbes Putoiseques, à chaque symptôme inhabituel, je ressens un mélange de résignation (encore!), de déploiement de plan de l’état major (bon alors, je quitte le travail à 14h30, je prends le train de 15h, je prend une couche, j’emprunte une compote, j’appelle le pédiatre, et à 18h on devrait pouvoir y être … ) et puis quand même un peu de panique maternelle (mon dieu, c’est surement une tumeur au cerveau ou un lupus, nan, c’est jamais un lupus).

Dans la même case, je suis une piètre infirmière. Une fois, j’ai mis une demi-journée et trois allers-retours au laboratoire(situé à une demi-heure de chez nous) pour recueillir de l’urine pour une suspicion d’infection urinaire. Une autre fois, je l’ai un peu fait saigner de la narine tant il se débattait pendant le lavage de nez. Et ne vous raconte même pas nos réveils de la semaine dernière où le Putois avait huit médicaments à prendre le matin pour une conjonctivite-otite-bronchite.

En Avril, ne te découvre pas d'un fil ... ou tu finiras chez le pédiatre!

En Avril, ne te découvre pas d’un fil … ou tu finiras chez le pédiatre!

 

  • Je ne suis ni assistante maternelle ni éducatrice

Je ne suis pas payée pour m’occuper de mon fils. Je le fais par plaisir (souvent) et par obligation (parfois … oh eh, non je ne suis pas une mère indigne, mais de temps à autre j’aimerais mieux me prélasser  dans un bain avec un bon polar plutôt que changer une couche qui pue). Je ne sais pas quoi faire dans un parc, j’ai souvent la flemme de sortir (il pleut, la poussette pèse quinze tonnes et Putois trouve insupportable d’enfiler sa veste). Le samedi on fait les courses, Putois passe une demi-journée dans sa poussette ou dans un caddie, rien de follement excitant pour un petit. Le dimanche, on fait ce qu’on peut, et Putois fait ce qu’il veut. Heureusement il a une Nounou pour la crèche,la sociabilisation avec d’autres enfants, l’éveil musical, le lieu d’accueil parents enfants, tous les squares du quartiers, les piscine à boules …. A la maison il développe son imaginaire (en s’ennuyant) et on favorise la motricité libre (en le laissant courir après le chat), c’est déjà ça. Parce qu’il parait qu’il faut aussi que je soit aussi une bonne femme d’intérieur, une bonne maitresse (pour mon compagnon, pas une maitresse d’école), que je m’épanouisse dans mon travail et que je prenne du temps pour moi … alors dans tout ça j’ai pas le temps de lui apprendre l’alphabet chinois (c’est l’avenir) en écoutant Mozart, et puis j’ai pas envie non plus.

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  • Je ne suis pas créatrice de mode

Pendant ma grossesse, j’ai voulu tricoter pour le futur bébé. Comme je n’étais pas sure d’y arriver, n’ayant à mon actif que des écharpes, j’ai testé un modèle avec de la vieille laine qui trainait, grosse pelote d’acrylique rouge qu’on trouve en supermarché. Ca s’est révelé bien plus complexe que prévu, long et douloureux (j’avais beaucoup de douleurs aux dos et aux côtes en fin de grossesse). Arrivée aux manches, je n’avais plus de rouge. Juste du vert foncé et du vert clair … j’ai fais des rayures . Au final, j’ai gardé cet essai de gilet vu la sueur qu’il m’avait couté. Cependant  je ne l’ai jamais mis à Petit Putois car le vêtement est quand même bien moche. J’ai ensuite acheté de la laine grise dans une jolie matière pour refaire ce gilet. J’ai trouvé que c’était un peu terne, j’ai mis de l’acrylique turquoise pour les manches : mauvaise idée! Note pour les futures tricoteuses, l’acrylique n’est pas assez précieux pour les petits trésors. J’ai voulu le laver: re-mauvaise idée. Je me suis retrouvé avec un gilet tout feutré. Des jours de travail foutus en l’air! J’avais fait des petits chaussons coordonnés. Petits avant lavage, minuscules après. Ils ont servi de gants. Une fois. Je lui ai tricoté un béguin avec de la laine récupérée, je crois qu’il le gratte. J’ai acheté de la jolie laine toute douce pour faire un bonnet qui ne pique pas, de la laine fine qui met une éternité à se tricoter. J’ai réussi à faire quelque chose qui est à la fois trop grand et trop petit … Et puis il y a aussi cette écharpe que j’ai déjà recommencé deux fois et qu’il faut que je recommence une troisième fois …. Promis, quand il entrera en maternelle, et sera soumis aux regards de ces pairs, j’arrêterai (et je ferai un autre enfant pour  avoir un autre cobaye).

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  • Je ne suis pas conceptrice de jeux éducatifs

J’ai voulu faire des bouteilles à paillettes. J’avais un tourniquet à épices avec des petits contenants en verre, suffisamment épais pour ne pas être cassables. Je me suis dit chouette, j’envisageais même de le repeindre en mint. J’ai mis de l’eau, des paillettes bleues et des pompons. Le verre pour les bébés, c’est pas une bonne idée (pire que l’acrylique). A cette époque, Putois maitrisait doucement le maniement des objets. Il l’a lâché sur son visage et s’est ouvert la lèvre. J’ai mis des paillettes argentées dans un deuxième pot et j’ai bien surveillé. Au bout d’un moment j’ai vu que Putois brillait, la bouteille fuyait (ou il me faisait un remake de Twilight). J’ai bazardé les bouteilles à paillettes et refilé le tourniquet à épices. Plus tard, j’ai mis du riz dans une bouteille en plastique. Les maracas du pauvre. Quand Putois croisait la bouteille, il la secouait, ça faisait du bruit, ça le faisait marrer, deux secondes. Quand le chat croisait la bouteille, il lui filait un coup de patte, ça faisait du bruit, ça l’interpellait, deux secondes. La bouteille était moche, je l’ai jetée. Plus tard, on a joué avec des petites nouilles, des orechiette de Barilla, que je recomptais frénétiquement toutes les trois minutes pour vérifier qu’il n’en avalait pas une au passage. Il adore les transvaser, les mettre dans une petite bouteille (oui il faut toujours une bouteille dans le jeu). Grâce au Carnet d’Emma, on a remplacé les pâtes par des pompons et je flippe moins. Bon du côté de l’inventeur de jeu, j’ai mal démarré mais je m’améliore quand même. Le jeu des petites nouilles lui plait autant que les Tut tut bolides.

Dans un autre registre, je me suis aussi lancé dans la création de doudous en crochet. Bon les peluches, il n’en a jamais eu grand chose à faire. Alors j’ai mis des petites clochettes dedans pour qu’ils fassent du bruit quand on les secoue, l’intérêt augmentait déjà. Et puis je les ai laissé dans son lit. Du coup maintenant pour s’occuper il les cache derrière son tour du lit (ou alors c’est parce qu’il les trouve hideuses). Et l’autre jour, victoire, ils les a trimballées dans tout l’appartement pendant au moins un quart d’heure!

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  • Je ne suis pas décoratrice d’intérieur spécialisée dans les chambres de bébé

J’étais pleine de bonne volonté. J’ai épinglé de jolies photos sur Pinterest. Mais la décoration de la chambre de Putois se compose d’un amoncellement de cartons de couches remplis de couches ou de vêtements de la taille naissance jusqu’à quatre ans. Et puis d’une poussette, d’un couffin trop petit, d’une baignoire de bébé … Quant au sol, il est jonché de tout ce qui tombe à portée de main de Putois (au moins on ne voit pas la poussière). Oui je ne suis pas très douée en ménage, mais vous admettrez qu’avec un enfant c’est parfois compliqué.

 

  • Je ne suis pas chef trois étoiles (ni deux, ni une)

Peut-être c’est parce que j’ai mangé n’importe quoi durant mon allaitement (à ma décharge, je n’avais pas le temps de cuisiner), peut-être que c’est parce que son premier repas solide consistait en une carotte oubliée dans le frigo ou peut être est-ce hérédiataire puisque Papa Breizh préfère la purée Mousseline que la mienne. Quoiqu’il en soit Petit Putois sait se faire comprendre quand il n’aime pas. Ça fait bien longtemps que j’ai renoncé aux compotes maison, toujours boudées au profit des compotes industrielles. Et non, ce n’est pas toujours bons, parce que la pomme vanille bio de Leclerc, elle pue le chimique. Mais bon, les bonnes pommes bio de maman puent aussi du cul faut croire. En plus après la frénésie du je-veux-goûter-à-tout, nous sommes dans la période où le bébé refuse tout et hurle parfois (j’en profite qu’il ait la gueule béante pour lui coller une cuillère dans le bec, souvent il se rend compte qu’il aime en fait…). Il ne mange que ses marques préférées. Si je lui mets un petit suisse dans un bol, il hurle et refuse de manger. Si je trempe directement la cuillère dans le pot devant lui, il ouvre grand la bouche … Le pompon était quand même l’autre soir, j’avais préparé du hachis parmentier. Il a refusé de gouter. Par contre il a dévoré les cornichons ….

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  • Je ne suis pas photographe

Et pourtant j’y travaille. J’ai même acheté un reflexe et lu un livre sur le sujet. Ca doit être la lumière. Ce n’est clairement pas le modèle qui est le plus beau bébé du monde! Cela dit sur les dizaines de photos que je fais il y en a toujours au moins une où Putois a un minois charmant, une qui n’est pas floue, une qui a des jolies couleurs, une sur laquelle on ne voit pas le bordel derrière … Toujours au moins une qui remplit une de ces conditions, mais jamais aucune qui les remplit toutes …

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Enfin bon, je fais ce que je peux, c’est déjà ça. Et puis au final on se marre bien, on se câline beaucoup! Et au moins avec sa coupe au bol, son tricot à la mode du père noël est une ordure et son haleine de cornichon, personne ne me le piquera mon Putois!

Et chez vous, on gère comment le costume de super maman?