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Mon bulldozer

Vingt et un mois. Les cheveux fins, blonds pâles et bouclés, angéliques. Le tempérament d’un démon. Hier soir encore son père me disait de lui : « Regarde comme il a les mâchoires serrées, il veut nous tuer! ». Oui, on a le sens de la mesure dans la famille. En vérité,il n’est pas rare qu’on se prenne une beigne, mais les gnons par contrariété sont aussi fréquents que ceux par affection. Oui, il a l’amour vache. Un coup de boule pour un je t’aime.

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Comment faire manger des légumes aux enfants (du moins aux miens)

J’ai lu quelque part (article hautement documenté avec des sources fiables) que l’audace culinaire de nos bambins dépendait davantage de la génétique que de l’éducation. De ce côté là, mes marmots doivent être plutôt bien lotis puisqu’il n’a jamais été bien compliqué de les nourrir. Enfin, nuançons, Petit Putois a longtemps préféré qu’on lui donne la becquée plutôt que de lever le coude. Ses phases d’opposition s’illustraient souvent par le refus de manger, mais brocoli et coquillette étaient logés à la même enseigne. Quant à Malo, il est souvent très impatient et hurle quand ça ne va pas assez vite, puis hurle et rejette le biberon qu’on lui tend. Néanmoins je ne peux pas dire qu’ils font parti des enfants que l’on nomme ‘difficile‘ en matière de goût culinaire et on a souvent vanté leur coup de fourchette. Bien sûr, ils ont leurs préférences et je n’irai pas fanfaronner que la courgette prime sur les bonbons (quoique la première fois où Bébé Putois a gouté du chocolat au lait il a failli vomir alors qu’il a eu sa période cornichons). Malo qui va sur ses deux ans, affirme ses goûts, sélectionne dans son assiette et est très viandard en ce moment. Putois qui frôle les quatre ans devient végétarien mais ses choix alimentaires se stabilisent, il n’aime pas les champignons, les œufs, le poireau et les oignons. Il n’a plus la témérité de sa jeunesse à tout goûter mais je le trouve plutôt ouvert à ce que je propose.

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Promenons nous dans le potager

Dans ma conception de la mère parfaite, le rôle nourricier arrive presque en premier. L’alimentation de mes enfants a toujours été un sujet de la plus haute importance. Ainsi, j’ai eu du mal à déléguer le moment du biberon par exemple, c’est d’ailleurs peut-être pour ça que Petit Putois n’a su prendre son lait seul qu’après deux ans. Et Malo que depuis deux jours… De même lors de la diversification, j’en ai beaucoup voulu à Nounou d’avoir introduit de nouveaux aliments avant moi. Rassurez-vous, je ne suis pas une hyper maniaque du contrôle et je partage volontiers d’autres tâches comme les changements de couches.

Il y a un aspect diététique d’un côté, vouloir le mieux. Le lait maternel parce que c’est le meilleur, du bio parce que c’est le moins pire….même si la vie m’a fait lâcher du lest de ce côté. Mais je ne vous dis pas que je ne culpabilise pas devant les tas de céréales sucrées industrielles et les gouter en sachet qu’avalent mes enfants. En même temps, ils préfèrent les compotes en gourdes aux miennes, je n’y peux rien.

Mais surtout il y a un aspect hédoniste. Parce que j’aime manger et j’ai envie de partager ce plaisir avec eux. C’est important pour moi de leur faire découvrir les goût des choses notamment celui des fruits et des légumes (parce que le vrai goût du lait directement tiré du pis de la vache, ça me tente moins). Lorsque Petit putois était petit, nous étions adhérant à une Amap et avions un panier hebdomadaire. Plus tard, mon petit plaisir du samedi matin était d’aller au marché chez mon maraicher préféré (celui qui vous rajoute toujours un poireau et trois carotte) faire le plein. Dans notre nouvelle ville, trouver un petit marché était une de mes priorité. Autant vous dire que j’ai déchanté devant les étals de bananes et de Pink Lady à 6.99€/kg du marché dominical et que j’ai déprimé devant les courgettes flétries du Leclerc. A force de persévérance, j’ai fini par trouver de quoi me ravitailler avec des producteurs locaux.

Il y a quelques jours, on a encore un peu poussé l’expérience en allant à la cueillette d’octeville ramasser nous même nos légumes. Les garçons ont débuter par la récolte des tomates cerises comme dans le jardin de mamie cet été. Ensuite les grosses tomates. Puis c’est parti en sucette avec des tours de brouettes, des mômes qui courent partout et une maman qui a envie de tout prendre. Pour moi qui rêve d’un jardin, c’était le pied. Les enfants se sont bien amusés aussi  et au final on a pris pleins de légumes aux couleurs bizarres. Maintenant il serait eut être temps d’y retourner car on n’a plus de Rubinette.

Et toi, tu as déjà testé ce type d’activité?

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C’est la guerre

J’ai été naïve. Peut-être même un peu présomptueuse. J’ai cru que j’y avais échappé. La rivalité fraternelle, c’était chez les autres. Chez nous c’était protection, admiration, complicité. Je faisais bien gaffe, à ne pas comparer, à valoriser, à être aussi équitable qu’on peut l’être. Bien sûr y avait de la jalousie, des chamailleries mais juste de quoi confirmer la règle.

Et puis Lire la suite

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Ma diva

Ma diva approche des quatre ans. Du haut de ses quarante sept mois, il veut et exige l’accomplissement de ses désirs dans les quinze secondes qui suivent leur expression. Qu’importe si ceux-ci  changent toutes les deux secondes. Si je manque à mes devoirs, le drama king s’insurge, crie, se roule à terre, tape ce qui passe à proximité et incarne l’espace d’un instant l’enfant le plus malheureux du monde. Je n’ai qu’à lire dans ses pensées après tout, c’est moi la mère, le phare dans la tempête.

Ses caprices de stars m’épuisent. Lire la suite

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Un printemps

Il aurait dû naitre juste avant le début du printemps, peut-être même un peu après. Ils se sont un peu emmêlés dans leurs calculs. On l’a cherché au beau milieu de l’hiver, ça n’était pas vraiment prévu. Alors pour simplifier entre âge réel et âge corrigé, aujourd’hui j’ai envie de te parler de celui qui a un printemps.

Il ne marche toujours pas. C’est la question qu’on pose à cet âge là. Lire la suite

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Frères

On était lundi. Ça débutait mal. Je ne sais pas qui a inventé le lundi. Sûrement un petit aigri aux cheveux gras et pull à losanges. Le même qui a inventé le matin et les changements d’heure. C’était le milieu des vacances. Le moment où les enfants ont récupéré toute leur dette de sommeil et qu’ils regorgent d’énergie à canaliser. De mon côté, j’étais fortement à la bourre quant à mes remboursements et cumulais les pénalités de retard. Papa Breizh m’avait réveillée vers cinq heures en partant prendre le train qui l’emmènerait passer ses semaines à l’autre bout de la France pour trois mois. Prochain retour prévu dans quinze jours. Malo m’avait réveillée à sept heures pour une histoire de tétine perdue. Ce n’était pourtant pas faute de garnir son lit de multiples sucettes. Phosphorescentes de surcroît. Petit Putois m’avait réveillée à huit heures trente déterminant qu’il était temps de commencer la journée et de petit déjeuner.

Bref,je n’avais pas envie. Pas envie du tout. Lire la suite