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Apprenti coiffeur : je me coupe les cheveux toute seule

Je suis le genre de fille à avoir envie d’enfiler un bonnet sitôt sortie du coiffeur, à raser les murs pour filer chez elle se mettre un coup de peigne.  Souvent déçue, parfois pire. Hello à toi, vieille bique qui avait décidé de me couper dix centimètres de moins sous prétexte qu’un carré ne m’irait pas. Qui a fini par rectifier sous la contrainte et en vitesse (ayant estimé avoir passé assez de temps sur ma tignasse) m’obligeant à tout rattrapé devant mon miroir vu qu’il y avait trois bons centimètres de décalage entre la droite et la gauche. Tu ne me reverras plus, mademoiselle pimbêche qui après avoir arraché la moitié de ma crinière, m’a laisser finir de les coiffer seule puisqu’ils étaient vraiment trop emmêlés (en même temps, commencer par la racine avec un peigne fin, c’est du sadisme non?). Au revoir à toi petite chimiste du peroxyde d’hydrogène qui m’a oublié avec mon alu sur la tête et qui en déballant le paquet s’est retrouvé avec des touffes de mes cheveux cramés plein les mains tout en m’assurant que c’était normal (les décolorations abiment toujours un peu le poil). Je te rappelle que chez le coupe tif, il y a des miroirs partout et que j’ai bien vu la panique dans tes yeux. Bref, j’ai moyennement foi en la profession, sauf peut-être pour égaliser les pointes. J’avais tout de même fini par trouver une charmante coiffeuse, inoffensive pour ma chevelure, et avec laquelle j’adorais papoter. Et puis j’ai déménagé. Lire la suite

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Dormir bien au chaud

Quand je rentre dans une mercerie, j’ai envie de tout acheter. C’est la même chose dans une boutique de laine. Pareil dans un magasin de loisirs créatifs. Ça serait surement la même chose s’il y avait des échoppes qui ne vendaient que de la raclette. T’imagines ça, le rêve. De la raclette partout, nature, fumé, au poivre et je ne sais quelle autre excentricité. Bon pour que ça soit viable, faudrait réhabiliter la raclette d’été. Pourquoi pas étendre le concepts. Faire des tranches plus fines pour les burgers et les sandwichs. Remplacé l’emmenthal dans la salade au cervelas par de la raclette (oui je sais, cette recette est louche, de là où je viens, c’est un classique, mais vu d’ailleurs, ça peut choquer). Tu t’imagines là, sur une terrasse, le chant des cigales, à siroter un mojito en croquant une petite tartine de raclette coulante saupoudrée de piment d’Espelette…. Lire la suite

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Et si je t’écrivais un livre?

Pour qu’un enfant grandisse bien, il faut le nourrir, le faire dormir et lui raconter des histoires. Je me souviens avec nostalgie de ma mère qui me lisait les Malheurs de Sophie ou me narrait des contes chaque soir (l’autre jour, elle me disait qu’un de mes préférés était L’Histoire d’une Mère, d’Andersen…). Je me rappelle de mon oncle avec qui je partageais les albums jeunesses qu’on ramenait de la bibliothèque avec ma mamie. Je pense à mon petit tampon Schtroumpf que j’apposais à la fin de chacun de mes livres. Je le retrouve avec plaisir en feuilletant ces moments d’enfance quand je retourne chez ma mère et que je les fais découvrir à mes propres enfants. Lire la suite

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Cette semaine, je fais tout moi-même

Ceci n’est pas un article.

Voilà, maintenant que c’est posé, voici ce que ceci est : juste une petite note pour vous raconter que cette semaine, vous allez découvrir sur mon blog des articles un peu différents. En effet, l’autre weekend, j’ai eu l’occasion de concrétiser plusieurs projets . Ça m’a donné envie d’en terminer d’autres en cours (je suis la reine du ‘en cours‘). Et je me suis lancée le défi de faire une chose ‘maison’ par jour. Une chose que j’avais peu ou pas l’habitude de faire. Et si tu trouves que c’est contradictoire avec mon coup de gueule de l’autre fois, tu n’as pas tort, je suis pleine d’ambivalence.

Alors cette semaine du fait maison, c’était plus ou moins compliqué, plus ou moins réussi, mais c’était rigolo. Je te propose de partager ça avec toi au fil des jours qui viennent, alors à très vite!

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Maman est-elle encore la plus belle quand elle se laisse aller ?

Je me suis fabriqué une paire de boucles d’oreilles, un peu kitchouilles, un peu grosses. Y avait peu de chance que je les mette. Mais de toutes façons, je ne portais plus vraiment de boucles d’oreilles. Pourtant avant, j’étais cette fille qui avait toujours des décos aux lobes, un peu comme une marque de fabrique. Même au boulot, on complimentait souvent ces bijoux là. Et pus j’ai eu un deuxième enfant, une petite brutas doublé d’un crampon, toujours dans les bras, toujours à m’escalader et j’ai eu peur pour mes feuilles de choux. Ne pas tenter le diable. J’en mettais toujours au bureau. Et puis j’ai laissé mon travail. En plus pour m’orner de ma pacotille, il faut désormais que je pousse d’abord l’étendoir à linge qui trône devant. Celui qui est toujours déplié car il y a toujours du tissu qui sèche. Avant, c’est un peu bête, mais je me sentais presque nue sans rien qui pendait aux oreilles. Maintenant elles ne se parent que pour les grandes occasions, la rencontre avec la maitresse ou les courses du jeudi soir. Lire la suite