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Comment faire manger des légumes aux enfants (du moins aux miens)

J’ai lu quelque part (article hautement documenté avec des sources fiables) que l’audace culinaire de nos bambins dépendait davantage de la génétique que de l’éducation. De ce côté là, mes marmots doivent être plutôt bien lotis puisqu’il n’a jamais été bien compliqué de les nourrir. Enfin, nuançons, Petit Putois a longtemps préféré qu’on lui donne la becquée plutôt que de lever le coude. Ses phases d’opposition s’illustraient souvent par le refus de manger, mais brocoli et coquillette étaient logés à la même enseigne. Quant à Malo, il est souvent très impatient et hurle quand ça ne va pas assez vite, puis hurle et rejette le biberon qu’on lui tend. Néanmoins je ne peux pas dire qu’ils font parti des enfants que l’on nomme ‘difficile‘ en matière de goût culinaire et on a souvent vanté leur coup de fourchette. Bien sûr, ils ont leurs préférences et je n’irai pas fanfaronner que la courgette prime sur les bonbons (quoique la première fois où Bébé Putois a gouté du chocolat au lait il a failli vomir alors qu’il a eu sa période cornichons). Malo qui va sur ses deux ans, affirme ses goûts, sélectionne dans son assiette et est très viandard en ce moment. Putois qui frôle les quatre ans devient végétarien mais ses choix alimentaires se stabilisent, il n’aime pas les champignons, les œufs, le poireau et les oignons. Il n’a plus la témérité de sa jeunesse à tout goûter mais je le trouve plutôt ouvert à ce que je propose.

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