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Apprenti coiffeur : je me coupe les cheveux toute seule

Je suis le genre de fille à avoir envie d’enfiler un bonnet sitôt sortie du coiffeur, à raser les murs pour filer chez elle se mettre un coup de peigne.  Souvent déçue, parfois pire. Hello à toi, vieille bique qui avait décidé de me couper dix centimètres de moins sous prétexte qu’un carré ne m’irait pas. Qui a fini par rectifier sous la contrainte et en vitesse (ayant estimé avoir passé assez de temps sur ma tignasse) m’obligeant à tout rattrapé devant mon miroir vu qu’il y avait trois bons centimètres de décalage entre la droite et la gauche. Tu ne me reverras plus, mademoiselle pimbêche qui après avoir arraché la moitié de ma crinière, m’a laisser finir de les coiffer seule puisqu’ils étaient vraiment trop emmêlés (en même temps, commencer par la racine avec un peigne fin, c’est du sadisme non?). Au revoir à toi petite chimiste du peroxyde d’hydrogène qui m’a oublié avec mon alu sur la tête et qui en déballant le paquet s’est retrouvé avec des touffes de mes cheveux cramés plein les mains tout en m’assurant que c’était normal (les décolorations abiment toujours un peu le poil). Je te rappelle que chez le coupe tif, il y a des miroirs partout et que j’ai bien vu la panique dans tes yeux. Bref, j’ai moyennement foi en la profession, sauf peut-être pour égaliser les pointes. J’avais tout de même fini par trouver une charmante coiffeuse, inoffensive pour ma chevelure, et avec laquelle j’adorais papoter. Et puis j’ai déménagé. Lire la suite