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Bons baisers d’août

Août, je n’écris pas, je flemmarde. Je vous lis sans commenter et traine à répondre à vos mots. Je ne réfléchis pas, je rêvasse. Je procrastine des articles qui n’ont qu’une esquisse de titre.

Je regarde les jours qui défilent. Je profite de l’omniprésence de Papa Breizh à la maison pour un mois. Je rentre du travail et fourre mon nez dans le cou de mes bébés. On visite tous les parcs de la ville à quatre. Je gueule sur Papa Breizh à qui j’en veux de partir et lui laisse changer toutes les couches qui puent pour le punir.

On se bat avec le Putois qui fait pipi partout sauf au bon endroit et réclame sa Pampers avec des yeux de chat potté. On lui apprend l’alphabet quand même, histoire de ne pas être à la traine en maternelle. Et on se marre en faisant Hue Coco! « Non Putois, pas hue coco sur ton petit frère! » Les pages du calendrier se tournent et je me dis qu’il est temps de lui trouver un sac pour la rentrée. Peut-être aussi de retrouver les horaires de l’école. Et aussi les étiquettes que j’ai fini par acheter et paumer. J’ai pris celles avec un loup. Ahouuu!

Malo revendique bruyamment le droit de se retourner sur le bidon puis de pleurnicher puisqu’il est sur le ventre. La nuit, il rampe jusqu’au sommet de son lit et gratte doucement le bois. Je crois qu’il creuse un tunnel. Au petit matin, si je le prends avec moi, c’est mon dos qu’il grattouille. Ou mon œil.

Août est drôle, en pointillé, en journées qui ne se ressemblent pas. Avec un goût de rentrée des classes quand il est pluvieux. Avec un goût d’été qui s’étire à dîner d’apéros. Mais déjà les tramways se remplissent à nouveau et les magasins ôtent leurs écriteaux où il est noté en gros « fermeture annuelle« . Et moi je fais encore un peu comme si après août, il n’y avait pas septembre.

 

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