27

Le Tout Petit Bébé et le gros testicule

La première chose que j’ai pensé en voyant mon deuxième enfant, est qu’il était sacrément couillu. Je m’étonnais à la fois de la présence des bourses (je ne connaissais pas le sexe du bébé à venir) et de leur taille. J’ai même fait part de ma réflexion à une infirmière qui les trouvait d’une grosseur raisonnable. Faut dire que je n’ai pas tant l’habitude d’en voir des couilles de bébé (ni d’adultes d’ailleurs). Sans doute la proportion était-elle trompeuse, le Tout Petit Bébé étant né avec un petit poids. Il n’avait même pas de fesse au début, c’est dire. (Je sens qu’avec le champ lexical de cet article, je vais friser le million de vues). Lire la suite

26

L’absence

C’est au réveil que j’ai compris. Enfin je ne peux pas vraiment parler de réveil puisque pour se réveiller il faut avoir dormi. Moi, je n’avais pas dormi. A chaque fois que je m’assoupissais légèrement, quelqu’une entrait pour me prendre la tension ou du sang, ou regarder entre mes cuisses. De toutes façons, comment j’aurais pu dormir? La veille, après m’avoir répété pendant sept mois que tout allait bien, on m’avait fait une césarienne en urgence. L’obstétricien m’avait tout bien expliqué sur ma pathologie. Il avait dit que 34 semaines d’aménorrhée c’était très bien, que les bébés n’avaient plus de risque, qu’ils étaient équipés comme il fallait et tout et tout. Lire la suite

20

Le petit bébé et la grossesse compliquée

« Finalement tu as toujours été inquiète pour cette deuxième grossesse. » me lance ma mère. Oui….non…., je le prends un peu comme un reproche qui me renvoie à cette sale impression que j’ai ressenti quelques fois, celle qu’on me renvoyait mes angoisses en pleine poire alors que j’avais l’impression qu’elles émanaient des discours médicaux contradictoires. J’aspirais à une seconde grossesse sereine, pour réparer quelque chose du vécu traumatique de la première. Aujourd’hui je culpabilise de ne pas y être parvenu, voilà un premier deuil à faire. Lire la suite