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Le cas de la propreté

L’éducation à la propreté n’a jamais été une phase qui m’emballait dans la vie de parents. Non pas que j’adore nettoyer des fesses ou me lever la nuit mais si j’avais à choisir … d’accord, on ne choisit pas, on prend le package complet. Quoiqu’il en soit, j’ai toujours tenu ça à distance en me disant « on verra« . Dans ma tête, on était propre vers trois ans. Dans ma tête, c’était le fruit d’un long travail de conditionnement skinnerien à base d’encouragements parentaux hystériques pour quelques gouttes d’urine dans un pot en plastique. On lavait beaucoup de petits shorts en éponge mouillés, on passait la serpillère quelques fois. Et surtout on restait assis longuement à côté du pot, en essayant de distraire le bambin pour qu’il oublie son désir gambader partout en espérant qu’un fluide finisse par sortir de son corps pour qu’on puisse applaudir (histoire qu’il comprenne le principe). Il fallait aussi trouver un endroit où se soulager urgemment au milieu de la rue alors que dix minutes avant on avait bien insisté dans tous les sens pour emmener le môme aux toilettes. Bref, l’idée ne me séduisait pas des masses. Lire la suite