De ce que je veux transmettre à mon fils

L’autre soir, on causait marmaille avec les copines. Heureusement, on buvait des bières pour ne pas tomber dans les stéréotypes. L’une d’entre elles évoquait son souhait d’avoir une fille. Issue d’une lignée féminine, il lui semblait important de transmettre cette tradition là.

De mon côté, je m’étais dit que je serai plus dure avec un garçon. Par opposition avec certaines mère qui font de leurs filles des aides ménagères et de leur fils rois de gros beaufs assistés. Avec l’âge, je deviens plus féministe et déplore souvent la conditions de mes congénères, la minorité la plus majoritaire. Pour moi, il est important d’inculquer à mon fils le respect des femmes (et des Hommes en général) et le partage des tâches (Non, quand ton mec fait la vaisselle il ne t' »aide » pas, pourquoi ce serait ton boulot? il participe). Je crois que ça me vient de ma mère qui, par conviction,  m’a toujours fichue une paix royale quand j’étais petite. Elle a souhaité m’éviter de suivre son chemin, prisonnière un peu jeune d’un mariage peu désiré. Mon père est issu d’un second mariage, son père était un bourgeois et sa mère, la bonne, au sens propre, qu’il a épousé car elle était enceinte. Ma mère m’a raconté que lorsqu’ils se sont mis en ménage, mon père ne mangeait qu’avec des couverts en argent! Ils ont fini par divorcer, mais ça c’est une autre histoire. Personnellement, je n’ai pas trop pâti de la vision machiste de mon père, j’étais une princesse (fille unique de ce côté). Mais aujourd’hui, sa nouvelle femme s’occupe de la gestion domestique alors qu’elle travaille et que lui non … Bref, mon fils fera la vaisselle. Cela dit, si j’ai une fille, elle s’y collera aussi!
A la maison, il y a aussi des tâches plus agréables que le ménage, comme la cuisine. J’ai envie de faire des gâteau avec mon fils pour quand son papa rentrera du travail, j’ai envie de faire des bredeles à Noël et des crêpes à la Chandeleur. J’ai envie de partager mes traditions familiales  (comme le repas sucré du soir de la Saint Nicolas) et d’en inventer des nouvelles (les épinards – foie de veau du samedi soir?). Aujourd’hui, je bataille déjà pour qu’on mange tous ensemble à table le soir. Ça implique beaucoup d’organisation et je n’ai pas toujours le courage. Parfois les parents mangent des pâtes devant la télévision pendant que le bébé dort. Mais j’ai envie de ce repas, moment de partage,où on se raconterait nos journées. J’ai envie de construire une famille heureuse et unie. Un peu cliché, mais un cliché qui me plait.

L’idée du bonheur familial m’emballe. Ma mère m’a souvent répété que la vie était dure. Quant à mon père, je le vois passer ses journées devant la télévision à attendre l’heure du repas pour qu’il se passe enfin quelque chose. Je porte ces lourdeurs en moi. Certains moments, je n’aspire qu’à fusionner avec mon canapé, à ne me nourrir que de pizzas et ma seule joie réside dans le caractère inédit du téléfilm de M6 (je me rends compte que je n’ai accès à cette chaine que depuis une quinzaine d’années et qu’il y a pourtant déjà des films que j’ai vu trois fois! Il y a une partie de ma vie où j’ai sacrement dû avoir le temps les après-midi!). Je ne voudrais pas apprendre au Petit Putois que tout est facile, tout lui donner sans qu’il n’ait à faire d’effort. Je ne voudrais pas non pus qu’il croit que pour exister, il faut courir partout pour avoir des choses à raconter sur facebook. Mais je voudrais lui transmettre que la vie est belle. J’aimerais qu’il puisse apprécier l’odeur des fleurs, la sensation du sable tiède sur les pieds et le bruit des vagues. Je voudrais en faire un optimiste, un homme heureux.

En plus de transmettre ces valeurs, j’aimerais partager avec lui des passions qui me tiennent à coeur. J’aime les loisir créatifs et j’ai envie pour lui de peinture, de paillettes et de pâte à sel. J’ai sorti une boite de feutres il y a quelques jours. Un a un, il a déballé chaque feutre, a colorié un peu avant de le jeter par terrre. Au final, j’ai un joli dessin sur le frigo (et sur ses doigts, et sur la table basse). Peut-être qu’un jour aussi je lui apprendrai le tricot, d’ici là, ça ne sera plus vu comme une activité féminine.
Il y a les livres aussi. J’aime lire mais j’aime surtout les histoires. Depuis tout petit, la lecture fait partie du rituels du soir. Petit Putois adore. Et nous aussi. Il apprécie l’objet livre qu’il manipule avec plaisir. Il est toujours content quand on va à la médiathèque.
Ce que j’aimerai lui transmettre au delà de la peinture et de la lecture, c’est l’imagination. C’est à mon sens une richesse extraordinaire et un immense outil d’adaptabilité que cette cette capacité à construire psychiquement des autres possibles.

Mais surtout, surtout, je veux lui transmettre que je l’aime de façon inconditionnelle et que ça durera toujours (sauf peut-être si son père lui lègue son amour du ballon rond…).

Calin&RisetteTransmettret

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Si toi aussi tu veux faire du coloriage, je t’offre ce dessin (clique pour l’agrandir)

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8 réflexions sur “De ce que je veux transmettre à mon fils

  1. Oh encore un article trop mignon ^^
    Pour les valeurs, je pense que finalement, ce sont des choses qu’on transmet parce qu’on les vit (et qu’ils y sont réceptifs, parfois) : chez nous, il y a des livres partout et je lit beaucoup. FeuFolet me fait fondre quand il prend un livre et se met sur le canapé pour m’imiter ❤
    À coté de ça, il est très musique (héritage paternel) et au grand damne de la dessinatrice que je suis, il déteste la peinture (bouh, mon fils ne sera pas peintre) … chaque fois que j'ai essayer ou sa nénène, il pleure ou s'en désintéresse …
    Pour les repas en famille, c'est aussi quelques choses qui me tenait à coeur, mais je crois qu'il va falloir attendre un peu, vu les horaires du Breton, c'est juste impossible pour FeuFolet de l'attendre :-s

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    • Oui je fais des articles mignons maintenant. Je ne peux pas toujours faire des textes dépressifs XD
      Rassure toi mon fils n’apprécie que moyennement la peinture, je pense qu’ils sont encore un peu jeunes. De toutes façons ce qu’il aime surtout c’est qu’on joue avec lui.

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    • Beaucoup de choses?
      J’avais l’impression de ne pas avoir écris la moitié de ce que je voulais faire.
      Je ne suis pas sure d’avoir le temps d’arriver à tout, mais je me concentrerai sur l’essentiel : en faire un chouette type bien dans ses baskets.

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