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Un mois sans sucre ajouté : Semaine #2 – #healthy

J’entame ma deuxième semaine sans sucre ajouté avec certaines difficultés. Résister à tout ce qui est ostensiblement mielleux n’est pas si compliqué. Le plus dur pour moi, est de ne pas utiliser des produits qui contiennent des glucides cachées. Là, je dois changer certaines de mes habitudes culinaires. Par exemple, je suis bien embêtée pour garnir ma pizza : pas de jambon, de lardon, de chorizo….il y a du sucre dans toutes les charcuteries que j’ai croisées. ‘Juste pour la fermentation‘ est il précisé sur le saucisson normand du Super U. J’opte pour une pizza aux légumes. Un autre jour, je fais un poulet au curry. Sauf que mon mélange d’épices contient du sucre… je tente mon propre mélange. Je veux rajouter un cube de bouillon, mais que ce soit légumes, bœuf ou volaille, le sucre apparait en deuxième ingrédient, juste après le sel. Ça fait réfléchir. La fois suivante, j’ai envie d’un burger. Je sais déjà que je devrai éviter les sauces toutes prêtes. Je me doute aussi que les pains ronds contiennent du sucre. Je cherche une recette, pas évident car dans les buns, le sucre booste la levure. Je finis par trouver un piste que j’épingle dans un coin de ma tête. Avec le temps de pousse à prendre en compte, difficile d’assouvir une envie fulgurante. J’abandonne. Lire la suite

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L’école à deux ans … (ou alors la halte garderie… ou bien la nounou)

Je me rappelle la première fois où j’ai entendu parler de l’école dès deux ans. Nous étions dans le train avec une collègue et évoquions la rentrée scolaire. Sa fille avait un an de plus que Petit Putois qui était alors encore bien jeune. Nos deux enfants étant du mois de novembre, je me posais naïvement la question de l’année de la rentrée. Fallait-il avoir trois ans révolus? Que nenni! L’année de la petite section correspond à l’année où le bambin fête son troisième anniversaire, nous informa la dame d’à côté, inspectrice académique. Mais c’est si tôt , m’insurgeais-je en pensant à mon tout petit bébé qui ferait peut-être mieux de rester avec sa môman toute sa vie. Et il y a même des écoles qui accueillent les enfants dès deux ans, continua la bougresse qui avait définitivement décidé de se mêler de la conversation. Mais quel genre de parents égoïstes et sans cœur pouvaient confier leur si fragile et innocente progéniture au rouleau compresseur de l’éducation nationale si tôt? Faut-il être dans le culte de la performance intellectuelle et de la réussite à tout prix pour nier à ce point les besoins fondamentaux d’un si petit être? N’aura-t-il pas assez des quinze ou vingt années suivantes pour se faire de la cornes aux fesses et aux oreilles à écouter de vieux rabâcheurs? ….Bref, l’école à deux ans, très peu pour moi. Lire la suite

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AVEC versus SANS les enfants

Ah les vacances! Période bénie que tu attends avec impatience jusqu’au jour où tu as des enfants qui eux aussi ont des vacances. Du coup le mot ‘congé‘ de ‘congé annuel‘ prend tout son sens comme dans ‘congé maladie‘ (quand tu crèves au fond de ton lit) ou ‘congé maternité‘ (quand tu ne peux pas rester dans ton lit plus de trois heures d’affilés, et surtout pas la nuit). Mais au milieu de ce funeste destin, un espoir, une lumière : les grands parents! Chez nous, ils habitent loi. Ce qui est problématique en temps ordinaire (quand tu veux refiler un chiard malade ou te faire une soirée en amoureux) devient une bénédiction pendant les vacances : ils resteront une semaine complète chez papi – mamie. Nuits comprises. Réveils compris. Couchers compris. Et ça fait toute la différence. Tout à coup la vie n’est plus pareille. Lire la suite

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Et puis retourner travailler : mes premiers jours loin d’eux

Alors que je visitais un des lieux où j’allais exercer, je m’extasiais face à la salle d’attente où foisonnaient jouets en plastique et livres d’images. Je ne travaille pas avec des enfants mais à certains endroits où je me rends, on y reçoit des têtes blondes. Je remarquais : « oh, il y a même un pot dans les toilettes! ». « Il y a une envie d’enfant qui vous toque là » hasardait la secrétaire face à mes nombreuses réflexions. « Oh non, j’ai ce qu’il faut à la maison! » m’empressais-je de répondre. C’est vrai qu’elle ne peut pas savoir, elle me connait depuis vingt minutes et faut bien dire que j’ai l’air d’avoir dix huit ans et une ligne de top modèle (et parfois je mens un peu). Après mon passage aux WC, lieu où me viennent souvent de brillantes illuminations, la raison pour laquelle je m’émouvais devant des joujoux vieillots et poisseux devenait claire : c’est la culpabilité de la mère qui reprend le travail. Lire la suite

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Et tout à coup deux ans

Ce n’est pas vraiment qu’on n’avait pas anticipé. A Noël, quand son tonton a essayé de lui refiler un petit chien en peluche glané sur un souk marocain, on s’était dit qu’on lui offrirait un cabot jappant pour son anniversaire le mois suivant. Mais aux normes CE. Quand il y a eu les soldes, j’ai pensé à passer au Monop’ qui brade toujours les jouets pour dénicher le petit teckel qui remue du popotin. Mais voilà, c’est ensuite que j’ai merdé. Entre ma reprise professionnelle, la recherche de nounou dans des huitres et l’appel aux élus pour dénicher une place au périscolaire, j’avais un peu zappé l’anniversaire de Malo. Ce n’était pourtant pas faute que mon inconscient m’envoie des réminiscences de mon accouchement et que je me retrouve à y penser en boucle. Voilà donc que je refermais mon agenda et me rendais compte que sa première grosse journée d’adaptation chez la nounou correspondait au jour très spécial de ses deux ans. Culpabilité! Que j’ai un peu fait taire en me promettant de passer ce béni temps libre à faire des gâteaux et à organiser une soirée sympa. Résultat, on a mangé des chips et de la pizza surgelée, quelques muffin que j’avais fait rapidement, et tout le monde a été au lit tôt. Je commençais un nouveau job le lendemain. Bref, ni instagrammable, ni mémorable. Mais à cet âge on s’en fiche un peu. Lire la suite