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Parce que ton anniversaire est aussi le souvenir d’un des pires moments de ma vie

Un an bientôt. Un an déjà. Mon tout petit bébé. Mon grand bébé. Je suis de ceux qui trouvent que cela file trop vite. Même si je suis de ceux qui attendent impatiemment la prochaine étape. Lire la suite

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Malades : notre lutte acharnée contre les microbes

Lundi, j’ai eu envie de mourir. Mardi j’ai bien cru que j’allais y passer. Mercredi j’ai pensé que les enfants allaient m’achever et jeudi, j’ai eu envie de tuer tout le monde. Bref j’ai eu la grippe. Vendredi y a comme eu un vent d’espoir, quand j’arrivais enfin à me passer de paracétamol pour mettre un pied devant l’autre, quand j’arrivais enfin à respirer sans me noyer dans mon mucus. Et puis la crèche a appelé, Malo avait de la fièvre…. Lire la suite

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Sevrage

En lisant « sevrage » sur un blog maternité, tu t’imagines peut-être que je vais te parler nichonnage et recherche sans fin de LA tétine parfaite. Que nenni, tout ça est bien loin derrière nous, même si ma gorge se serre encore parfois de penser à cet allaitement foiré. Tu croiras peut-être alors que je vais te parler diversification, bébé qui refuse les épinards et ne mange que des aliments rouges et maman qui parcourt toute la ville sous la neige de décembre pour trouver des tomates bio. Et ben non tu vois, là aussi je suis tranquille. Et je peux même t’avouer sans culpabilité, qu’en ces temps de fêtes, le bébé a avalé du petit pot micro-ondé. Non le sevrage, c’était pour moi. L’addict , c’est moi.

Ça a commencé un jour de septembre. Malo sur mes genoux se retourna soudainement en entendant les pas du chat, il s’agita un peu à la vue de l’animal. J’ai pensé que c’était fou comme il était dégourdi parce que le Putois n’avait jamais lui fait attention à l’existence du fauve avant très très longtemps. En y réfléchissant bien, je me suis dit que ça aurait été plus simple que Malo soit le premier. Malgré son arrivée tempétueuse, aujourd’hui il grandissait bien, tout dans les clous alors que pour Putois tout était toujours compliqué…. Oui, je comparais mes enfants. Et j’allais même plus loin, parce que je les comparais aussi à ceux des autres. Et tristement, Putois souffrait souvent de la comparaison. Alors j’ai décidé de faire une pause. De m’éloigner de tout ça, de vous, d’ici et de là où là vie semble si belle et si simple pour les autres. Parce que même si je savais que ce n’était qu’un point de vue, je culpabilisais toujours d’avoir l’évier qui déborde tout le temps, des coussins pas raccords avec les rideaux, eux-mêmes pas raccords avec la tenue de mes mômes. J’ai décidé de me recentrer sur notre petit cocon familial pour savoir ce qui était vraiment important.

J’ai d’abord eu un manque. Instagram est sans doute ma plus grosse addiction, c’est là que je suis revenue le plus vite. J’allumais ma tablette, j’allais automatiquement cliquer sur le petit appareil photo. Je me suis demandé ce que vos deveniez. J’ai eu très envie de vous parler de certaines galères. Pour le blog, ça a été plus facile. Déjà parce que certaines étaient parties, et puis parce que je n’avais pas vraiment la tête à écrire. Ni la tête, ni les bras. Septembre est le mois où Papa Breizh est parti à l’autre bout de la France, où Putois est entré à l’école et Malo à la crèche. Et moi de devoir gérer tout ça (en plus de mon travail). Oh, j’en aurai des choses à vous dire. Alors d’abord, c’est vrai, en me sevrant, j’ai eu beaucoup de temps. J’étais plus présente pour les enfants au lieu d’être une demi maman à moitié dans ses notifications, à moitié en train de jouer aux playmobils. J’ai eu un intérieur presque aussi rangé que sur les réseaux (bon mais niveau déco, ça pèche toujours). Je me suis remise aux loisirs créatifs, quand tu ne passes pas une heure sur Pinterest à épingler des idées DIY, tu peux avoir une heure pour bricoler! Bon c’était pas miraculeux non plus, j’étais très très occupée. Ça a même carrément dégénéré avec l’arrivée des maladies hivernales. Mon salon est redevenu un champ de bataille, mes menus, une ode à la malbouffe.

Au début, ça m’a fait de bien de tout couper. Je n’avais pas envie de revenir. Et puis je me suis demandé si je ne me cachais pas un peu. Si à moins comparer, je n’avais pas aussi cessé d’essayer d’être une meilleure maman. Je reviens un peu sans savoir où je vais. Tu sais quoi? On verra !

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Bons baisers d’août

Août, je n’écris pas, je flemmarde. Je vous lis sans commenter et traine à répondre à vos mots. Je ne réfléchis pas, je rêvasse. Je procrastine des articles qui n’ont qu’une esquisse de titre.

Je regarde les jours qui défilent. Je profite de l’omniprésence de Papa Breizh à la maison pour un mois. Je rentre du travail et fourre mon nez dans le cou de mes bébés. On visite tous les parcs de la ville à quatre. Je gueule sur Papa Breizh à qui j’en veux de partir et lui laisse changer toutes les couches qui puent pour le punir.

On se bat avec le Putois qui fait pipi partout sauf au bon endroit et réclame sa Pampers avec des yeux de chat potté. On lui apprend l’alphabet quand même, histoire de ne pas être à la traine en maternelle. Et on se marre en faisant Hue Coco! « Non Putois, pas hue coco sur ton petit frère! » Les pages du calendrier se tournent et je me dis qu’il est temps de lui trouver un sac pour la rentrée. Peut-être aussi de retrouver les horaires de l’école. Et aussi les étiquettes que j’ai fini par acheter et paumer. J’ai pris celles avec un loup. Ahouuu!

Malo revendique bruyamment le droit de se retourner sur le bidon puis de pleurnicher puisqu’il est sur le ventre. La nuit, il rampe jusqu’au sommet de son lit et gratte doucement le bois. Je crois qu’il creuse un tunnel. Au petit matin, si je le prends avec moi, c’est mon dos qu’il grattouille. Ou mon œil.

Août est drôle, en pointillé, en journées qui ne se ressemblent pas. Avec un goût de rentrée des classes quand il est pluvieux. Avec un goût d’été qui s’étire à dîner d’apéros. Mais déjà les tramways se remplissent à nouveau et les magasins ôtent leurs écriteaux où il est noté en gros « fermeture annuelle« . Et moi je fais encore un peu comme si après août, il n’y avait pas septembre.

 

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Est-ce que les deuxièmes grandissent plus vite?

J’ai mis Malo sur le coté, et là, paf, il s’est retourné sur le ventre.Ça m’a fait comme un coup d’ils-grandissent-trop-vite. Bien sûr, j’aurai pu m’y attendre. Le bébé aura six mois la semaine prochaine. N’empêche qu’en âge corrigé, il a eu quatre mois la semaine dernière. Pourtant à voir mon fil instagram plein de nouveaux nés, je m’étais bien rendue compte que mon bébé n’était plus un nourrisson. Ça et le poids quand je le soulève. Lire la suite