Les tunnels

L’autre jour, dans un article où Je Ne Suis Pas Une Poule se plaignait de la fatigue des premières semaines avec bébé, Die Franzoesin évoquait le tunnel des trois premiers mois. Moi, j’avais souvent entendu parler de quatrième trimestre de grossesse. L’idée étant que les enfants naissaient avant maturation complète, sinon ils ne pourraient pas sortir vue leur grosse tête. Ce tunnel, c’est un peu cette période de flou du tout début, où on ne comprend plus pourquoi l’enfant pleure, on ne sait plus compter (‘j’ai mis trois ou quatre dosettes de lait?’) et il ne vaut mieux pas sinon on désespérerait (‘j’ai dormi trois heures ou quatre heures aujourd’hui?’). Toutes les hypothèses sont invoquées : immaturité, pleurs du soir, coliques, traumatisme de la naissance, réminiscence de vies antérieures….mais finalement ce qu’on nous répète et ce à quoi on tente désespérément de se raccrocher en tant que parent, c’est cette fameuse phrase assenée tel un mantra : ça va passer. Avec hospitalisation de Malo , on aurait pu croire que j’avais eu un mois de moins, mais que nenni. Je suis rentrée de l’hôpital avec une crevette qui dépassait tout juste les deux kilos quand le cap des cinq kilos est autant évoqués que celui des trois mois quand on parle de faire ses nuits. Bref, j’ai eu du rab’ de nourrisson. Quatre à cinq mois de tunnel des trois mois (bon en âge corrigé, ça colle). Bien sûr aujourd’hui rien n’est parfait. Le marmot se réveille toujours vers cinq heures, enfin plutôt nous réveille car lui reste dans un semi-sommeil mais gigote dans tous les sens pendant … jusqu’à ce que je le prenne dans le lit et que je ne puisse pas me rendormir parce que je n’ai plus de place. Mais je peux enchainer six ou sept heures de sommeil parfois. Je ne dirai pas pour autant que les choses sont plus faciles. Malo est réveillé de plus en plus souvent et râle souvent pour qu’on s’occupe de lui (‘quoi, mais en plus il faut s’en occuper de ses enfants!?‘). Bref je dirai que c’est difficile autrement.

Mais des tunnels dans une vie de maman,on en traverse d’autres. Il y a le tunnel du terrible two. Chez nous ça a commencé assez tôt, enfin du moins je croyais que c’était cette fameuse phase d’opposition. Il y a eu des hauts et des bas avec des moments un peu plus compliqués. ‘Les doigts dans le nez’ que je me disais. J’avais oublié que ça n’étais pas poli. Le terrible two m’est tombé sur le coin de la gueule avec violence. Faut dire qu’on avait poussé mémé dans les orties : maman invalidée par sa grossesse puis handicapée par ses suites de couches, Nounou qui s’en va, le petit frère qui arrive et les molaires qui poussent. La cocotte minute a explosé Je me suis pris des baffes (au sens propre), Putois s’est couché par terre au milieu de la route (et vingt fois sur le trottoir juste avant), a tout refusé. Je n’ai même pas pu en parler tant j’ai retenu mon souffle. J’avais dans ma tête un article nommée ‘ mauvaise mère‘ qui vous racontait comment ma soupape lâchait aussi. Nous avons vécu une période affreuse, mais lui aussi. Aujourd’hui, l’équilibre est précaire. Les derniers jours ont été difficiles : Putois refuse d’aller prendre son bain puis d’en sortir, il veut manger tout ce qu’il déniche dans les placards mais repousse son assiette, et surtout tape et crie beaucoup, une vraie boule de nerfs. On serre les dents, on se dit que ça va passer. Bien que récemment VeuxPas! évoquait le threenagers et le fucking four

Et puis il y a le tunnel du soir. Celui là me hérisse le poil rien qu’à son évocation. C’est ce moment qui débute vers dix-huit heures, dix huit heures trente. Les enfants sont surexcités et fatigués et les parents sont surfatigués. Deux petites heures où on doit caser les bains, le repas à préparer, le diner à avaler, les couchers et leurs rituels (et les devoirs plus tard). Chez nous c’est l’horreur. En général Malo pleure tout du long, Papa Breizh et moi sommes aussi désemparés qu’une primipare devant un nourrisson : est-ce qu’il a faim? Il est sale? Mais non il est fatigué? Il ne veut pas être couché, ni assis, ni par terre, ni dans les bras. Bon, je suis de mauvaise foi, on n’a jamais essayé d’aller le promener en poussette pendant deux heures à ce moment là, ça marcherait peut-être. Putois n’est pas en reste, il est excité comme une puce, refuse tout, crie beaucoup (surtout quand son frère s’endort enfin) et jette tout par terre. On finit fâchés Papa Breizh et moi, à essayer d’avaler un repas froid et cramé (d’avoir été retardé sans cesse), avec soit un moutard sur les genoux, soit à nourrir le roi deux ans et demi. On a beau tourner ça dans tous les sens, manger sans les enfants, plus tôt, plus tard, faire le bain la matin, emmener le grand se défouler dehors juste avant … : ça coince presque toujours. Il n’y a guère que quand on fait un apéritif dinatoire devant la télévision que ça coule, mais c’est peut-être l’alcool qui aide à faire passer la pilule.

Et puis il y a nos tunnels à tous et nos tunnels à chacun. Mon tunnel à moi durera un an et commencera en septembre puisque Papa Breizh part en formation dans le Sud. Ça sera mon tunnel de maman solo. Un an à gérer tous les tunnels du soir, à courir les jours de travail en priant que les trains ne soient pas en grève, à rester zen les mercredis à trois et les weekends où il ne rentrera pas, à jongler avec les journées enfants malades, les rhinites du petit et les rendez-vous du grand. Alors, pour survivre à tout ça, je m’étais prévu un petit jour. Un petit jour pour moi même si j’allais devoir aller travailler parfois puisqu’avec mon temps de trajet mon 50% devient un 75% (sans le salaire). Un jour où je pourrais faire les courses ou le ménage mais surtout faire des siestes, me vernir les ongles, aller en ville avec un tout petit sac, bloguer….Et puis lundi l’orthophoniste m’a bien fait comprendre qu’on devrait se voir pendant l’année scolaire et que j’allais devoir me contenter d’une petite matinée par semaine. Mais bon, un an, ça aussi ça va passer. Même si Papa Breizh essaye doucement de me faire comprendre que les postes après risquent d’être en région parisienne, mon enfer à moi. Cela dit, après un an avec les enfants, j’aurais peut-être une autre idée de l’enfer …

Savoir que ça va passer nous aide à tenir. Mais parfois, attendre que ça passe, nous fait aussi manquer des choses. Parce que dans le tunnel des premiers mois il y a les réflexes archaïques et des mains minuscules qui serrent nos gros doigts. Il y a tellement de premières fois, la rencontre et la découverte. Les sourires aux anges aussi. Dans le terrible two il y a l’autonomisation, la personnalité qui jaillit, l’enfant qui grandit, là devant vos yeux. Et le soir, il y a tout ce bonheur de se retrouver quand on ne s’est pas vu de la journée, la joie du bain, la tendresse de l’histoire du soir et du câlin qui va avec. Bon, pour mon tunnel de maman solo, je n’arrive pas à voir la partie pleine du verre, on en reparle l’année prochaine.

Et vous, quels sont vos tunnels?

 

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25 réflexions sur “Les tunnels

  1. Courage, je n’arrive pas à te dire autre chose. Cela me fait de la peine de lire tout ça. Je sens ton angoisse et ta détresse. Je te souhaite de trouver un peu de temps pour toi, ça ressource. As-tu un peu de famille pour te relayer et te soutenir ?
    Chez nous aussi il y a eu des tunnels : les 6 premiers mois avec un réveil quasi toutes les heures, puis les terreurs nocturnes, puis les dents qui sont sorties en même temps, et puis les travaux chez nous avec un papa peu présent ( je connais bien le 17h-20h en maman solo ça été mon quotidien pdt quasi 1 an semaines et we). Oui c’est dur, mais un câlin, un sourire, les rires, toutes les premières découvertes c’est magique et ça aide à attendre le moment où ça ira mieux.

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    • Ouh là, réveil toutes les heures?! Bon ben moi c’était quand même plus cool. Même s’il reste des nuits un peu merdiques (comme cette nuit…) mais la chaleur n’aide pas. Mais c’est vrai que des choses qui influencent le sommeil des enfants, il y en a des tonnes.
      Après je trouve que quand tu es seule, ce qui es difficile à gérer c’est que tu ne peux jamais passer le relais pour te clamer, faire un somme, prendre un bain. On a pas d’entourage dans le coin (enfin j’ai de la famille a une heure de route) donc le challenge est à son maximum! Mais bon, ça aussi ça passera et une fois que je serai dedans ça sera moins effrayant 😉

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      • C’est vrai que c’est l’absence de relai qui fait peur. J’avais pas vu ça comme ça, mais quand mon mari est présent avec nous, je suis plus sereine.
        Bon courage, on y arrive toujours.

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  2. Chez moi, on a bien le tunnel des nourrissons (3/6 mois selon le modèle), un peu le tunnel du soir (surtout si j’ai foiré mon planning et oublié de préparer le repas en avance) et des vagues, plein de vague, la vague du terrible two en ce moment par exemple 😂

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  3. J’aime beaucoup cette image de tunnel parce que c’est comme tu dis : non seulement on sait qu’il a une fin mais en plus il n’est pas forcément toujours désagréable. Petite je m’amusais à y compter les lumières oranges.
    Je vais essayer de te rassurer comme je peux sur la partie maman solo… mon mari tu le sais a été très souvent absent avant de changer de poste en mai. J’ai assuré presque toujours seule les tunnels du matin et du soir. Et finalement je trouve qu’une fois que c’est intégré et préparé ça passe, ce n’est pas « si » difficile. On élabore sa propre routine et son organisation, on est hyper efficace. On ne doit rien négocier avec personne, personne ne vient mettre un peu d’huile sur le feu au milieu en évoquant un sujet redouté (belle-maman ?), on se satisfait d’un repas sur le pouce… Je ne veux pas donner une image négative de nos conjoints (surtout que l’aide du mien m’est indispensable en ce moment et qu’il assure comme un chef) mais je pense que c’est moins pire que ce que tu appréhendes et qu’une fois que tu auras ta routine solo en place ça va rouler… En tout cas je te le souhaite 🙂 .

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    • Merci pour tes gentils mots.
      Tu as raison, petite j’aimais bien les tunnels aussi, c’était rigolos.
      A vrai dire, ce que tu dis me fais réaliser que j’ai souvent assuré seule quelques jours quand le papa était en déplacement. Y compris que Malo venait juste de rentrer à la maison et que j’étais fraichement recousue. En fait, je crois que ce qui m’effraie c’est de ne pas avoir de filet de sécurité . J’ai peur de ne pas gérer la pression, souvent je gueule sur le papa quand la journée a été difficile (oui ben euh, c’est un fonctionnement de couple comme un autre XD). En fait il faut que je me trouve un autre exutoire. (Et quelques filets de sécurité extérieurs en cas d’imprévu)

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  4. J’aime bien moi aussi cette image du tunnel. Nous avons eu la chance que le tunnel « nourrisson » se limite à 6 semaines (et les 3 premières, clairement les suites de césarienne n’ont pas aidé), le tunnel « 19h-21h » celui là c’est mon pire souvenir : nous avons mis plusieurs semaines à comprendre qu’en fait la Biscotte avait besoin d’une sieste entre 18 et 19h pour être ensuite en forme et pas grognon entre 19h et la dernière tétée (qui a longtemps été vers 21h30/22h. A partir de 6 mois nous avions trouvé un rythme bien établi et ça a roulé jusqu’à ces dernières semaines, de l’avis général, la Biscotte était vraiment un bébé ultra facile.
    Et là, depuis peu, je découvre les joies du « terrible two » avec un peu d’avance : crises de larmes parce que non décidément ce matin elle n’a pas envie de mettre un tee-shrit, guerre de tranchée pour nettoyer son nez (en même temps quelle idée d’avoir un rhume au mois de juillet ! – et de le refiler à maman grrr), elle balance systématiquement tout ce qui la dérange et ne supporte plus la moindre contrariété… Bref, à même pas 16 mois ça promet… Je me rassure en me disant que peut que comme ça à 2 ans ce sera passé 😉 (oui je sais je suis optimiste…)
    Bon tout ça pour dire que je compatis, surtout pour l’année prochaine ! (Mister M. change de boulot début septembre et je vais donc devoir assurer à la fois le matin et le soir surtout les premiers mois et déjà je stresse alors qu’il sera tout de même la les nuits et week end, alors je n’ose même pas imaginer dans ton cas…)

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    • Ah oui, comprendre le nourrisson est tout un art. Nous on a toujours pas trop compris, bon on sait qu’il a ses heures pour le dernier biberon, même s’il a mangé deux heures avant et s’il est exténué (quand quelque fois, le sommeil a gagné, il part pour la nuit avec un dernier repas vers 17h, donc pas cool).
      Pour le terrible two, nous je crois que ça a débuté vers 15mois, les premiers signes et bon là il en a 31 … bon en fait c’est peut-être juste une tête de mule (une histoire de chiens qui ne font pas des chats). Cela dit à partir d’un moment, ça devient impossible de leur nettoyer le nez, c’est la vie!

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      • Ah ah le nettoyage de nez en effet ça a été la guerre des le début : elle a commencé par hurler, se débattre, se retourner, taper et finalement maitenant elle part en courant et fait la gueule pendant au moins 5min à celui qui a osé lui balancer du sérum phy dans ses augustes narines 😂😂

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      • Y a pas de miracle, à part demander à ton voisin Serbe barbu de deux mètres de venir l’impressionner, je ne vois pas de solution.
        Chez nous c’est la guerre aussi, un jour je l’ai même un peu fait saigné, juste un peu sur le mouchoir, pas une goutte complète, je te raconte pas la culpabilité.

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  5. Le premier mot qui me vient, c’est courage! Il y a toujours une sortie au bout du tunnel!
    Le tunnel des 3 premiers mois, je l’ai bien senti… Mais bon, l’histoire des 5 kilos, heureusement pour mois, c’était un mythe, Tess a du commencer ses nuits à moins de 4 kilos. Par contre, le tunnel du soir, c’est vrai qu’il me fait peur. En fait, aujourd’hui, je m’en sors à peu près mais des fois, je me demande comment j’arriverai à gérer si on a un deuxième bébé surtout avec mon mari qui rentre souvent vers 20h voire plus tard…
    Courage, je suis sûre que tu t’en sortiras dans ta routine de maman solo 😉

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    • Oui ben on s’en sortira hein (enfin je crois, il y a des tunnels qui s’écroulent aussi, des gens qui meurent asphyxiés … ah la métaphore horrible). Non mais en vrai, je suis déjà sorti de celui des trois mois, celui du terrible two, j’entrevois la lumière parfois, mais c’est déjà beaucoup plus cool (mais très très bruyant). Pour le reste, on verra déjà quand on sera engagé dans le tunnel!

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  6. J’aime beaucoup ton image de tunnel ! Comme tu le sais, le mien est spécialement mal éclairé mais il a une fin, et c’est ce à quoi on se raccroche.
    Pour s’occuper des deux toute seule, je n’avais que le soir à faire mais effectivement des fois je trouvais ça long ! On faisait une grande sortie au parc tous les soirs dès que le temps le permettait et on rentrait vers 19h. Ensuite bain, 30 min puis repas. Pâtes fraîches, ravioles.. Qui présentent le double avantage de cuire en 2 min et de plaire aux enfants. On réserve la bataille des légumes aux we ! Quand il fait moche, c’est tout de suite plus compliqué. Je leur mettais régulièrement de la musique pour qu’ils dansent et se défoulent quand même !

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    • Oui ton tunnel est long, mais heureusement que tu en vois le bout (remarque ce sont toujours les derniers mètres les plus interminables).
      Tu as raison, côté cuisine, faudra peut-être que je lâche un peu la pression. Bon en ce moment, faire la cuisine me donne une excuse pour être un peu seule pendant que le papa s’occupe des enfants XD Mais je ne sais pas si je me satisferait de pâtes tout le temps moi. De chips devant la télé ça irait? XD
      J’ai peur de ne pas avoir l’énergie de les défoulé en fait. C’est le papa qui fait ça en fait, moi je suis vidée en fin de journée et le matin aussi…ah ben tout le temps en fait). Faut que je trouve un truc pour recharger mes batteries!

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  7. Arf….. j’ai l’impression que ça fait un an que je suis dans une tunnel, et que la sortie n’est pas pour tout de suite…
    Mais c’est très vrai ce que tu dis : à trop attendre que ça passe, on oublie parfois de profiter des petites pépites qui traînent ici et là 🙂

    Bon courage en tout cas 😀

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  8. Aïe, oui un sacré tunnel t’attends. Il y a des forte chance pour que ça ne soit pas simple à gérer mais en même temps, je pense que tu va découvrir des forces insoupçonnées et tu sera tellement fière à la fin.
    Moi le gros tunnel est terminé, avec les déménagement, changement de poste de mon mari (j’attends encore d’en trouver un moi ou de changer d’orientation) depuis notre déménagement dans notre maison à nous. Enfin.
    Alors c’est sûr que tu risque d’être un peu en apnée. N’hésites pas à demander de l’aide.
    Et courage, ça va passer 😉

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    • Je compatis. On a déménagé juste avant la naissance de Putois, et on a mis du temps à s’en remettre (c’est peut être aussi pour ça que je ne me vois pas déménagé plus près de mon travail ou suivre le papa). Donc déménagement et nouveau travail du compagnon, je vivrai ça l’année prochaine. Bon, il y a des moments dans la vie, on est bien content qu’il soit derrière nous.
      Quant à se trouver ça ou savoir ce qu’on a envie de faire…vaste question! Bonne recherche 😉

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  9. Effectivement, un sacré tunnel t’attend mais on est plus forte que l’on ne le croit ! Il faudra absolument que tu souffles les week-ends où ton homme rentrera mais cela va le faire…

    Ici, le tunnel du soir est également source d’angoisse depuis longtemps. D’autant plus que Monsieur rentre régulièrement assez tard ! Alors, je compatis et ne peut que te souhaitez bon courage…

    Et si vraiment y’a des moments de découragement l’année prochaine, viens te plaindre et décharger la pression ici !!

    Virginie

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    • Oh oui je ne vais pas hésité à me plaindre ici XD Enfin si je me plains, c’est que ça ne va pas si mal. Mais je trouve quand même que je dois donner une drôle d’impression sur le blog car pas mal de commentaires débutent par ‘courage’ –‘

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  10. Bon, j’essaye de poster mon commentaire pour la troisième fois, je ne comprends pas pourquoi je n’arrive plus à commenter tes billets tout à coup !…
    Je ne connaissais pas l’image du tunnel pour décrire tous ces passages, mais comme les autres ça me parle beaucoup !
    Bon courage, surtout pour ton tunnel de maman solo… Je le vis de temps en temps le soir, le matin et le week-end (mon homme travaille en horaires décalés) et c’est vrai que c’est fatigant, mais bon il y a certains avantages aussi comme l’a rappelé Die Franzoesin ! J’espère quand même que tu as de la famille ou des amis à proximité pour te soutenir (et purement égoïstement, j’espère que tu ne vas pas arrêter de bloguer par manque de temps !! ton blog est vraiment en tête de mes favoris)
    Aïe pour l’orthophoniste. 😦 Qu’est-ce qui a incité à ça finalement ? Je me souviens de ton billet précédent sur le sujet, la plupart des filles dans les commentaires disaient que ça arrive assez souvent, et que l’enfant commence à vraiment parler en arrivant à l’école… J’avoue que naïvement, pour ma fille, j’attends le « déclic » pour la parole (tout comme j’attends également celui pour la propreté !), mais maintenant tu me mets le doute et je commence à m’inquiéter ! Roh j’espère vraiment qu’il n’aura pas besoin de séances pendant toute une année et que tu pourras vite avoir ta journée de « repos » (courses et ménage inclus, mouarf) hebdomadaire tant méritée…

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    • Ah je suis vraiment désolée pour tes commentaires. Je viens d’en retrouver deux dans mes indésirables, je ne sais pas pourquoi. Du coup merci d’avoir pris le temps de le ré-réecrire tout aussi long 🙂
      Merci pour tes mots bienveillants. Je n’ai pas de famille à proximité immédiate (mais dans la région, à une bonne heure de route) mais je vais essayer d’être plus sympa avec les voisins XD Mais en ce moment, je suis sur un mode ‘on verra bien’
      Pour l’orthophonie, c’est le bilan a deux ans qui a déclenché le processus puisque mon fils ne disait que peu de mots. On est d’abord allé chez l’orl (ras). Puis comme il y a avait peu d’évolution (pas d’association de mots à 2.5ans) la pédiatre a préconisé un bilan orthophonique avec rééducation si nécéssaire. Au final ça doit faire à peu près un mois qu’on y va et je n’ai pas eu la conclusion officielle du bilan si ce n’est que mon fils avait des ‘difficultés de langage’, que chacun son rythme mais que quand même, un suivi serait utile. Donc depuis on y va, on joue à des jeu, on repart. Mais ça lui plait bien, et il est en plein boum du langage, commence enfin à répéter… Mais tu vois, moi je ne me suis pas inquiétée, c’est la pédiatre qui a déclenché le truc. Donc j’aurai tendance à dire que si ton médecin ne s’alarme pas, il n’y a rien d’alarmant 😉

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